vendredi, 27 juin 2008

On échange !

Ce billet-ci fait suite à ce billet-là...

libertine.JPGDes heures de connections essentiellement nocturnes, une masse incalculable d’octets échangés sous forme de discussions, de photo, de cams (euh... on fait ce qu’on peut de ce côté, Saint Numéo, pensez zà nous), plus de soixante-dix contacts sur son MSN, des tchats en veux-tu en voilà, des kilomètres de restrictions (non top-model prépubères s’abstenir), une dizaine de rendez-vous avortés...

Et finalement, nous voilà devant deux pina colada. Dans notre dos, la France se fait massacrer par je ne sais qui sur du gazon labouré par un peu plus d’une demi quarantaine de crampons. Il s’est maquillé la joue bleu-blanc-rouge. Elle, blonde, bronzée, charmante. Lui, agréable à regarder. La trentaine tout deux. L’endroit n’est pas bruyant, il est assourdissant. Après quelques goulées alcoolisées (j’aurais pas dû mettre ces talons-là), nous en venons à ce qui nous amène ici. Nous apprenons avec un brin de stupeur que madame ne supporterait pas de voir son mec dans les bras d’une autre. Ils cherchent bien une femme, mais exclusivement pour elle. Bon. Nous ne sommes pas forcément contre cette idée. Ce n’est simplement pas ce que nous avions compris. Et surtout, cela fait de moi la clé de voûte de cette soirée, ce qui n’est pas forcément adapté au fait que tout cela est nouveau pour moi. J’appréhende, un brin, mais je suis pleine de bonne volonté.

 

Je l’invite à danser, mais décidément, ce genre d’ambiance, très peu pour moi. Même à l’âge où l’on est sensé aimer ça, se déhancher en discothèque, je n’aimais pas. Que ne ferait-on pas. Je me déhanche donc, tout contre elle. La touchotte, la mirotte. Sacré décolleté. Mes mains se balladent. Les hommes bavassent gentiment un peu plus loin. Nous les rejoignons, retournons danser, etc... jusqu’à une heure du matin. Je n’ai plus ni pieds ni oreilles, j’en suis à ne boire que des jus de fruit histoire d’éviter le pire. Puis nous rejoignons nos pénates respectives, en leur promettant de leur renvoyer l’invitation, cette fois devant un repas et un bon feu, Susheela Raman en discret fond sonore. Dans la voiture, je ne sais trop quoi penser. Un peu déçue. Ce n’est pas ce à quoi je m’attendais. Plus tard, nous apprendrons que tout s’est bien passé de leur côté, que davantage aurait gêné madame. Oui oui, nous nous reverrons. Pas de date fixée à ce jour.

 

Le lendemain. Lui quarante ans, aussi pâle que glabre, discret, timide. Pas dégueu à regarder. Elle ? Sainte mère ! Brésilienne, trente-six ans. Un français hilarant, un débit rapide, une langue bien pendue. D’épaisses tranches de foie gras-lamelles de pommes-confiture de figue, saumon en papillote. Déjà là, les papilles se régalent. On cause, beaucoup, de tout, de rien, mais surtout de sexe. Agréable. Honneur aux dames, cette fois, on est deux, mes maigres épaules se reposent. Je lui propose un massage.

 

J’ai des mains magiques. Elles chauffent, chauffent ! Délicates, elles parcourent son corps croustillant, pulpeux. Je fais glisser sa robe. Son dos, plein, cambré, vallonné. Doux ! Le petitgrain bigarade nous monte à la tête, une délicieuse odeur de fleur d’oranger. Sa robe glisse encore. Une chute de rein niagaresque. Un cul phénoménal. Les hommes nous regardent prendre ce temps de tendresse. L’huile glisse doucement entre mes mains et sa peau. Je passe sous la ficelle de son string, lui palpe la chair, qu’elle a voluptueuse. J’enlève sa robe.

 

Les hommes nous rejoignent.

 

S’ensuit, crescendo, un enchevêtrement de langues, de jambes, de mains, de cheveux (longs, bouclés, charbons, divins), de peaux moites, de queues, de chattes.

 

Deux nouveaux corps.

 

La position allongée lui sied particulièrement. Ses seins s’étalent harmonieusement, son ventre se creuse un peu. Ses hanches... Pas des hanches, des poignés à levrette.

 

Il a un torse d’adolescent... Il me prend dans ses bras, je colle mon ventre et mon pubis contre son ventre, son nez entre mes seins. J’empoigne ses cheveux. A côté de nous, Graindorge lui assène un cunni qui a l’air de lui plaire. Elle gémit, fort. Je pensais être bruyante. Tout en discrétion la Volu, tandis qu’il m’embrasse et me lèche minutieusement. Je finis de le déshabiller. Je l’observe. Je n’ai pas eu assez d’amants dans ma vie, si vous voulez mon avis (je ne vous ai jamais fait le compte ?). Une verge longue (relativement à ce que j’ai connu jusqu’ici), mais fine (toujours relativement). Des bourses molles (l’âge ?). Peu importe, je suis là pour essayer. Je goûte, en deçà du gland. Parfaitement neutre sous ma langue, mais pas sans réaction de l’autre côté de ma bouche. Lui aussi, il coule. Je me redresse, et tandis qu’il s’applique à de savantes caresses, je me tourne vers notre charmante invitée. Elle aussi, je la goûte. Elle a un petit goût de citron, le clitoris tout en chair, les tétons foncés et fermes. Ses courbes sont douces, dans l’œil et sous la main.

 

Ca s’agite à côté de nous. Je me dis que c’est le moment de sortir les costumes de rigueur. Le nom de mon tailleur ? Durex, ultra-fin. Petite récréation, l’enveloppe semble être faite pour faire galérer les amants enfiévrés, point d’encoche pour aider à déchirer l’habillage super-sécurité. La brésilienne habille mon bonhomme du bout des lèvres. Faudra que j’apprenne à le faire ça ! Je me contente pitoyablement d’utiliser mes mains.

 

Deux secondes plus tard, ça gémit aux quatre coins du canapé préalablement déployé. Je ne sais plus exactement l’ordre des péripéties, étant donné la variété des points de vue que j’ai eu sur la situation : moi perchée sur lui, elle allongée jambes derrière les oreilles, lui la tête entre mes cuisses, les siennes, derrière, devant, par en dessous, les yeux fermés.

 

Quelques détails toutefois : c’est bon de sortir de l’ordinaire (à condition que cela ne devienne pas ordinaire à son tour). Il ne fait pas les mêmes mouvements quand il me baise, ces coups de queue sont plus profonds, plus violents, et entre deux, plus reposants. Il ne caresse pas de la même façon non plus, et il embrasse plus.  Nos yeux sont ravagés par l’effort, le désir, ils luisent. Les boucles de ses longs cheveux effleurent mon ventre. Il se sert de sa langue comme d’une bite. Je sens sa sueur brûlante perlée sur mon dos. Elle crie, soupir, bruite avec insistance. J’adore le voir la prendre, glissé entre ses cuisses dorées, qui le serrent, ses mains qui l’agrippent. Un moment, nous avons toutes les deux la tête à la renverse, dans le vide, et nos deux hommes nous besognent avec application. Je la vois essayer alternativement toutes les positions possibles : le crapaud-buffle inversé, l’amazone, la levrette... J’aurais vent également du confort que procure la largeur de son cul. Une initiée, ça fait plaisir. Elle est particulièrement active, quand moi, j'aime fairre l'étoile, regarder, savourer, permettre. J'alterne tout de même, les tours de manivelles, les mises en bouche et les engouffrement dans mon antre qui n’a jamais été aussi large et ruisselant de toute son existence (et pourtant, jusque là, je me suis appliquée à bien faire). Les capotes s’entassent au pied du lit (mais une mention spéciale à la brésilienne). Peu de temps avant la fin des hostilités, j’entends sortir de la bouche de Graindorge : « Euh, si tu continue, je vais jouir ». Ce qui peut paraître saugrenu. En fait, madame suce sans capote (là par contre, ça me chiffonne, pour elle), et monsieur tient pour la première des politesse de ne pas jouir sans prévenir dans la bouche d’une quasi inconnue. C’est vraiment un homme bien mon bonhomme.

 

Mais voilà.

 

Je suis toujours fonctionnaire, et je suis d’accord avec vous, il faudrait pouvoir faire abstraction de ce genre de choses, dans ce genre de situation. Mais je dors trop peu depuis trop longtemps, cette cavalcade m’a épuisée, et comme un homme, après avoir joui, je veux dormir. J’ai joui sous sa langue, parce qu’il avait la fâcheuse tendance à débander (l’âge ? la volonté de faire durer ? Question qui fâche). Les autres se calment également. Pendant une heure, nous nous caressons mutuellement, papotant de nouveau. Il est quatre heures du matin. Dans deux heures, je me lève. Alors, je vais me coucher. Je sais que mon chéri aurait bien remis le couvert. C'est vrai, cel nous uarait permis de faire tout ce qu'on a pas encore fait : des doubles, des orgasmes à la chaînes, et puis, un petit retour aux sources, où chacun retrouverait sa chacune. Personne d’autre que moi n’a eu l’opportunité de s’éclater le crâne à coup d’orgasme. Il ne me viendrait pas à l’esprit de m’en excuser, d’ailleurs, je lui permets bien entendu de rester faire la fête. Il préfère me rejoindre. Nos invités s’alitent également, à même la cyprine et la sueur que nous venons de répandre sur le canapé.

 

A charge de revanche.

 

Je viens de réveiller, s’il en était besoin, ma libido pour de nombreux mois à venir.

mercredi, 25 juillet 2007

Il a parfois le sommeil agité...

51b24e44e00ce9ebd10c15ff78a93616.jpgIl a parfois le sommeil agité, dans une palette allant du ronflement provoqué par des années d’enfance ravagées par les colutoires, au coït inconscient.

 

Les hommes ronflent, c’est bien connu (quoique je connaisse une fumeuse qui rend ses voisins insomniaques et désagréables au réveil), mais avant de passer à l’écarte-naseaux et autre produit qui vous soulagera à la fois les oreilles et le porte-monnaie, suggérez leur tout d’abord de dormir sur le côté. Jvous jure, ça marche.

 

Les hommes se touchent la bite aussi, dans leur sommeil. Même ceux qui n’ont pas cette vulgaire habitude de porter la main au paquet 67 fois dans la journée le font. Il est de ceux-là. Et que je me la tripote, que je te me la prend à rebrousse-poil. J’aime bien le regarder faire ça. J’aime surtout le voir se la toucher, la manipuler, la cajoler, sa façon d’y porter les doigts, de la saisir, de la remonter le long de son ventre, de se tâter les couilles. Le voir faire ça, se relaxiter, c’est voir son intimité avec son intimité, ses habitudes avec lui-même...

 

Certains d’entre eux sont en sus somnambules. Là aussi, ça revêt plusieurs manifestations... ça peut juste consister à ouvrir les yeux, parler. Ou prendre la main de sa partenaire, qui dort paisiblement à côté, et la poser sur ses propres couilles. Ca fait chaud à la fille quand ça arrive, parce qu’elle n’est pas bien sûr qu’il ne dort pas. Mais ça ne dure pas longtemps, c’est furtif, et a un moment, il vous repousse, vous le gênez. Et puis des fois carrément, il vous doigte, il vous retourne, et vous fait consciencieusement l’amour.

 

Sa gaule du matin, en général, ne survient... que le matin. Tendue comme un poing, béton. Mais cette fois, il devait être 3 heures du matin. Je dors sur le ventre. D’une main décidée, il m’attrape la hanche et me met sur les flancs, ça me réveille. Une envie de douceur, de se nicher ? Je me laisse faire (les filles c’est comme ça). Comme il se rapproche de mon dos, je sens comme un truc dur : merde, c’est sa queue ! Gros coup de chaud, du ventre jusqu’en haut du front : le coït n’est pas loin. Il m’enfonce un index dans ma petite chatte, aussi loin qu’il peut. Là, j’ai plus chaud, je fond. Les préliminaires ne s’attardent pas, ce doigt était juste destiné à se faire une idée de la configuration des lieux. De sa main libre, il amène son membre jusqu’à l’orée du Bois-Joli. Puis se libère les deux mains, me saisit les hanches, et m’enfonce, jusqu’à la garde comme on dit dans les romans pornos. Pour moi, y’a pas photo : il est bien réveillé le bougre.

 

Il s’agite comme ça, une dizaine de minutes, pendant lesquelles je me branle abondamment, en silence. Les coïts impromptus, en pleine nuit qui plus est, ont le chic pour me faire monter la mayonnaise. Pas un mot, pas un son ne s’extirpent de ses lèvres, pendant que les miennes salissent les draps tant qu’elles peuvent, limaces mal élevées. Ses mains prennent le relais de mes doigts pour me masturber, chose qu’il fait rarement. Et puis je sais pas, je m’agace : ses gestes sont comme mécaniques, trop répétitifs, comme le mouvement de ses reins. Je repousse sa main en disant : « j’y arriverais pas comme ça ».

Arrêt total. Plus rien, plus un frémissement. Je me dit que je l’ai vexé. Peut-être qu’il s’est rendormi ? Je m’immobilise, j’essaie de comprendre cette drôle de situation. Disons... 5 minutes plus tard, il se « réveille » encore et me gratifie d’une dizaine de coups de reins brusques, toujours au garde-à-vous. Puis de nouveau plus rien. Là, je suis pas frustrée, je suis proche de la haine totale et absolue. Merde, et alors ?? C’est fini ?

 

Oui-da, c’est fini. Il se ratatine doucement, je me rendors.

Au matin, il soulève la couette. Me regarde. Me demande s’il ne s’est pas passé quelque chose cette nuit : sa bite est poisseuse. Je le sonde du regard : il me prend pour une truffe là ? Ce coït n’avait rien de mémorable, certes, mais quand même. Je lui rappelle les faits : oui, cette nuit, tu as commencé à me faire l’amour, sans finir le boulot.

 

Rires. Gêne. Comment-t-est-ce possible ?

Je n’en sais rien.

Tous les docteurs vous le diront : les agissements des somnambules sont mécaniques et se font dans un cadre hyper-habituel, et un somnambule n’ouvrira pas une porte si par hasard vous avez déplacé, juste aujourd’hui, la poignée. On fait souvent l’amour dans cette position, en particulier quand il est fatigué, mais les fois où il a pu me pénétrer sans mon aide des deux mains se comptent sur les doigts d’une seule. Cette fois, en dormant, il a très bien réussi.

 

Encore un mystère au compte de l’humanité.

mardi, 26 juin 2007

Telle est prise qui croyait prendre (son pied)

1317583093.JPGC’est vrai, je l’avais provoqué.

 

Vous connaissez le dicton qui prétend que les gros diseurs sont des petits faiseurs. Alors le traiter de petit faiseur chauve et de gros diseur bedonnant, c’était pas fait pour lui plaire. Je flânais donc, cul au vent, seins en débauche, au petit matin, depuis un bon moment sous son nez, quand il a décidé que merde, ça va pas se passer comme ça.

 

En deux temps trois mouvements, il m’a chopée, immobilisé, sodomisée. C’est pas fait pour me déplaire, à la base. Mais v’là qu’il me sort du lit, toujours fiché dans mes fesses, pour s’approcher de l’armoire magique, et en sort les menottes, qu’il m’attache les mains aux pieds, rapproche la chaise du lit pour m’y sceller, en me conseillant de ne pas trop tirer, sans quoi la chaise tomberait et que je me retrouverais dans une situation délicate, le haut du corps dans le vide et le reste à sa merci. Je tire, la chaise ne tombe pas, ouf.

 

Une sodomie à genou, c’est cool, ça va tout seul, une sodomie sur le dos, c’est une autre paire de manches. Je hurle, le traite de crevure, les gros mots, ça fait du bien pendant le coït, ça passe le stress de ne pas pouvoir contrôler la situation. Les boules de geisha, sortie dans le même mouvement que les menottes tout à l’heure, rentrent en scène. Je prie pour qu’il ne lui vienne pas à l’esprit de me les mettre dans le cul, parce que ça fait bizarre, quand même. Et puis, comme il y est déjà, dans mon cul, et compte bien y rester, il me le met dans la chatte. Il fait ça comme un porc, me voila obligée d’en rectifier l’introduction. Reprenons.

 

Bon dieu, que ça fait du bien. Le cul limé, la chatte occupée, je louvoie, je râle, me racle le fond de la gorge. Comme ses menottes ne sont pas de celles qu’on utilise pour immobiliser les truands, un petit tortillage de bras et de jambes suffit à en extraire mes poignets, ce qui me laisse le loisir de me branler. Son ventre tressaute entre mes cuisses, les liens cliquètent, sa queue me fouille, les boules de geisha vibrent, le paradis, un adagio de sensualité.

 

Changement de trépanation : il ôte les boules de geisha, et va prestement se nettoyer la queue pour prendre leur place. Le pied, total et absolu. Je m’astique autant que je peux, lui susurre des saloperies, le regarde me baiser, imagine derrière mes yeux clos les pires scènes inavouables.

 

Et pourtant... malgré tout ça, malgré l’attente d’un tel instant pendant des mois, malgré le plaisir qui me vrille le crâne, pas moyen d’extraire le moindre orgasme de mon clito. C’est bien simple, je ne le sens même plus (mon clito, lui et sa queue, je confirme, je les sens). Je m’en veux d’être rien qu’une clitoridienne, je m’en veux de m’y cantonner mentalement, de me maudire dans cette situation. Après une heure de ce traitement de cheval, la chatte en feux et  le cerveau incendié par la peur, la douleur et le plaisir, me voila dans l’obligation de me finir toute seule, pendant qu’il purge son vidage de couilles, étendu, somnolant, petitement mort. Il me faut une demi-heure de plus pour m’ôter un cri de jouissance de sous les draps, ce qui ne le réveille même pas.

 

Je suppose que je l’ai bien mérité. Salope que je suis. Hmmm.

mercredi, 09 mai 2007

Bavarde nyctalope

1383087164.JPGSouvent, elle est dans la chambre avant moi. Il passe tant de nuits, à demi seul avec elle, et moi.

Il la regarde avec un plaisir évident ; moi, je n’aime pas son rire niais, ses fausses larmes, et ses attributs qu’elle déballe en permanence. Elle ne parle que de fric, de soleil, de pouvoir, d’elle-même…

Il peut passer des heures à profiter des plaisirs qu’elle lui propose, il mate, il soupire, il se touche négligemment. Elle le fait rire, parfois, son regard s’allume, se fend d’un sourire, d’une petite gaule. Si sûre, elle a plus d’une corde à son sac, la maligne.

Elle ne laisse personne indifférent, même moi, je me surprend à participer à leurs ébats : je ris avec lui, je contemple son sourire né du plaisir qu’elle lui procure, je le caresse, je me vautre devant elle.

S’il n’est pas trop tard ce soir, peut-être nous retrouverons-nous dans les bras l’un de l’autre, à forniquer sous ses yeux, sous le flot incessant de ses paroles, de son bruit. Elle ne prend même pas la peine de se taire, et avec nous, forme un bizarre égrégore. Elle ne jouit pas vraiment avec nous, les mélanges, ce n’est pas son truc, elle préfère l’exhib, et puis le voyeurisme.

Mais des fois, elle le subjugue, et moi-même, je me surprends à la contempler à mon tour, si belle, si brillante !  Mais elle peut être tellement… violente quand elle s’y met, grossière aussi, pathétique de connerie, si vous voulez mon avis. Pas un sou de jugeotte. Et tout ça pour quoi ?

C’est un jeu qu’elle joue, elle nous flatte, nous aguiche, elle fait tout pour nous plaire, mais toujours dans cette relation à sens unique. Elle est duplice, elle feint, elle nous trompe avec une légèreté déstabilisante : elle ne donne jamais tout ce qu’elle promet. Il dit que sa conversation le détend, mais j’ai des yeux pour voir : elle ne le regarde même pas, et moi, je ne fais pas partie de son monde. On s’y retrouve toujours sur le carreau, elle prend, fait sembler de donner, et puis finalement, il parait qu’elle finit par vous envoyer vous faire foutre, en vous crachant à la figure. Sa famille me désespère, ce n’est que forcenés, shootés et peroxydés. De tout mon être, je ne veux pas la connaître. Mais elle est tellement insondable, cet appel du vide si fort…

 

Lorsque ses yeux sont brûlés de la reluquer tant qu’il peut, il explique qu’il se fait tard, qu’il doit dormir, que c’est tout pour ce soir. Encore excité par sa compagnie, il se couche, électrique, tendu, et tellement las aussi. Et il s’endort.

 

Je reste les yeux ouverts, la vague me prend par les pieds, les tortille dans les draps, ça remonte dans mes jambes, ça inonde mes cuisses, ça bouleverse mon ventre, mes poumons se vident, et ma gorge me serre quand le tout arrive aux yeux. Ennemie jurée, elle nous a amené si loin des ptits chemins sensuels, à suivre ses grandes phrases, ses petits mots mesquins et ridicules. Elle nous a impatienté, elle nous frustre, mais surtout, elle nous vole nos nuits. Salope.

 

Putain de toi, bavarde nyctalope.

dimanche, 28 janvier 2007

La bourre, toujours la bourre...

1676653944.JPGLa veille au soir, j’éteins la lumière avec amertume : une nouvelle fois, son travail ne lui laisse pas la force d’entretenir notre libido.

 

Lendemain matin. C’est hallucinant comme parfois on parvient à se lever comme on s’est couché. Sans compter que le matin, il y a la crampe du matin, qu’il me cale entre les cuisses quand, toujours endormi, il me prend dans ses bras. Son gland est tout humide, ça me coule sur la cuisse, et avec mon bas-ventre qui a ruminé toute la nuit, je ne suis plus qu’une boule de cyprine et de frustration. Ça fait longtemps que le réveil a sonné, et que nous nous sommes rendormis. Je repousse les couvertures et me lève, bien décidée à ne pas subir plus longtemps mon insatisfaction. Tiens, je vais faire de l’anglais et remettre le café à plus tard, ça va me calmer.

 

Quelques articles du Times plus tard, il est vraiment tard, il faut qu’il se lève, quand même. L’affaissement du matelas lorsque je m’assois à ses côtés suffit à le réveiller, regards vers le réveil, panique. Oui, il est bien en retard. Mais zut, il se fait assez de mal comme ça. Je le caresse, le bisouille, il faut qu’il prenne le temps. Il s’étire, comme un chat, ou une minette plutôt, à gauche, à droite, les bras, les jambes, puis investit son séant de la mission de verticalité de son dos : il s’assoit difficilement, nos nuit sont, décidément, trop courtes. Et pourtant, je vous jure qu’on les passe à dormir, à partir de 2 heures du matin…

 

Je m’assied dans son dos, lui entre mes jambes. J’aime beaucoup cette position, elle est tendre, on peut poser la tête sur la naissance de sa nuque et l’entourer avec le bras, et puis, c’est beau un dos. Je l’aide à s’étirer, je le papouille, je n’aime rien tant que de le toucher, c’est tiède et vivant sous la main. Et puis son membre s’est remis à raidir, comme ça sans prévenir. Mais alors, raide de chez raide. Il me regarde, avec de l’avidité sexuelle dans le moindre poil de sa barbe. Est-ce que par hasard je serais actuellement frayable ? « Toujours », je lui réponds, mais l’heure tourne. Il est rare qu’on se fende d’une partie de jambes quand le boulot est trop imminent, parce qu’après, il a plutôt, et on le comprend, envie de ne rien faire d’autre que comater en travers du lit, moi par-dessus. J’anticipe donc et ne le pousse point au vice. Mais lui alors, il se met à jouer avec son anatomie : en bougeant le ventre, comme ça, il rentre sa queue qui se met à raccourcir, raccourcir… bref, il fait le gosse. Moi, j’aime bien la vision du sexe masculin, l’aspect de la chair, la forme, et ce must d’esthétisme érotique : le gland, rose et luisant. Alors une bandaison, ça me comble. Je le flatte en passant délicatement mes doigts en long et en large de la hampe. Bordel de dieu ! Y a que le matin où je peux voir un truc aussi raide, dur et a fortiori encore plus quand il s’amuse avec son sexe en faisant jouer la peau dessus. De l’acier, indéformable et imputrescible, je suis prête à entendre clongclong quand je tapote dessus comme on toque à une porte.

 

J’ai comme une durite qui lâche, je me lève et envoie valdinguer pantalon et chemisette. Ça fait trois jours qu’on s’abstient, ça va faire des bulles et des étincelles.

 

Que dis-je : de la limaille.

 

Après une brève amazone, on tente un lotus rebondissant, et de fil en aiguille, je me retrouve en missionnée, puis, sans crier gare, dans une position pas encore homologuée, ce me semble, mais qui a fait ses preuves : face et seins bien à plat sur le matelas, il tourne mes hanches afin de les rendre perpendiculaires à l’horizontalité, m’écarte les jambes en ciseaux et s’installe entre les deux. Outre l’incroyable profondeur qui peut alors être atteinte, cette position a l’avantage d’être une merveilleuse transition vers cette autre position que j’appellerais celle du « crapaud-buffle » (moi le crapaud, lui le buffle), qui n’est autre qu’une « levrette aplatie ». Vous suivez ? Dans mon dos, je sens que je ne suis pas la seule à souffrir de ces jours d’abstinence : mes cervicales s’entrechoquent, ma colonne se gondole, mon dos se moite. Et puis j’étends complètement les jambes, me voilà bien à plat sur le ventre, et c’est Waterloo. C’est trop bon bordel. Malgré la fatigue que procure la masturbation dans cette position (la main qui m’entreprend doit aussi me soulever pour ce faire), le plus haut des cieux est atteint en quelques minutes. Pour lui qui n’a pas oublié qu’il est de plus en plus en retard, c’est le signal du second départ. C’est terrible, parce que moi venant de jouir, je suis sensible comme un détecteur de mouvement, et alors, ça devient jaune, rouge et bleu dans ma tête, il SE besogne consciencieusement, ça me fait vibrer les dents et palpiter le vagin.

 

Quand il se décharge sur la peau de mes fesses et que son râle s’enroule dans mon oreille, c’est comme un long soupir de soulagement, un apaisement instantané, comme quand on coupe le son d’un ampli qui larsen ou que les molécules de paracétamol soulagent une rage de dent. C’est à la fois silence et douceur, addiction satisfaite et bien-être médicamenté. Que du bonheur.

vendredi, 19 janvier 2007

Le bruit et la fureur

1934047801.JPGNous nous acharnons à feutrer nos émissions sonores.

Il rend ses coups doux, je tais mes cris, je chuchote, nous haletons doucement. Il m’agrippe afin que mes mouvements, initiés par les siens, ne fassent pas (trop) grincer le lit.

Coucher à portée d’oreille de ma mère (pourtant sourde, c’est vous dire comme elle est alors proche de nous), un exercice de style.

 

C’est à se demander à quoi servent tous ces cris, quand on voit ce que nous pouvons faire endurer l’un à l’autre dans le plus grand silence. Car bien entendu, il en profite. Pour lui, ça devient vraiment le bon moment pour une sodomie sous l’angle-de-la-mort-qui-tue (cf quelques posts plus bas), une série de claquages mats sur mes fesses ou des coups de reins à l’amplitude traîtresse, j’ouvre alors ma bouche et je « pousse » sur ma gorge, comme pour lâcher un cri, mais je bloque tout, et alors « ça » s’accumule et ma tête se met à tourner. C’est peut-être bêtement pour ça que je cris, pour ne pas mourir d’une rupture d’anévrisme.

 

C’est forcément tentant de regarder jusqu’où on peut aller dans la retenue, ou plutôt, quelles en sont les limites. En public, à proximité d’autres personnes, c’est excitant. Mais c’est du sport, trop de concentration, mieux vaut n’avoir à penser à rien d’autre, pour l’entraînement quotidien. Alors on ne se refuse pas une longue et lente litanie d’ondulations assourdies par les draps. On ne baise pas, on froisse.

 

Des fois, ma gorge flanche, elle siffle, elle croasse, elle exhale, elle glapis, elle ne fait pas exprès. Une secousse a dû secouer les chairs, créer un passage à l’air, et il a dû s’y engouffrer en hurlant. Lui d’un naturel plus silencieux, atténue ses expirations et concentre, au moment de l’orgasme, ses exclamations de douleur et de soulagement dans l’intensité de la fermeture de ses paupières et de ses mâchoires.

 

L’homme, et donc la femme, sont ainsi faits, ils ne peuvent s’empêcher de communiquer les turbulences qui leur passent par le corps, le cœur et l’esprit. Imaginons donc la communion de ces trois-là en une étreinte amoureuse et concentrée. Dur.

dimanche, 15 octobre 2006

Volu à la colle

200200630.JPGC’est quasi de rage que je me finis à la main…

 

Il vient de m’asperger d’un flot de jute quantitativement proportionnel aux nombres de jours sans câlins qui ont précédé celui-ci… Deux jours, ça parait rien comme ça, mais en fait, je vous jure que vous les sentez passer…

 

Son membre qui m’écarte les parois, sa peau dans mon dos, mon bas-ventre que je sens se gondoler et mon ptit cœur qui mserre, on a tellement envie de faire durer que des fois, il arrive cette chose aussi agréable à sentir passer qu’un superbe soufflé que vous venez de sortir du four, doré, moelleux, prometteur, et qui finalement, faute de cuisson, se dégonfle quand vous le posez sur la table. On en accumule de l’énergie, à s’accrocher, à se tortiller, à se contracter et à tout donner, et au moment fatidique, ça passe ou ça casse. Comme un éternuement qui s’arrête à mi-nez, mon apocalypse s’est arrêtée à minet… il venait de trop loin, il était trop fatigué, il a fait demi-tour juste au moment où on avait besoin de lui. Je ne peux pas l’expliquer autrement.

 

Alors je me retrouve sur le dos, le ventre en bataille, le cerveau qui rigole tellement ça le chatouille, les poumons qui abdiquent et les cuisses éreintées, avec lui qui n’a plus que la force de jeter que quelques doigts dans la bataille… et avec cette mare de sperme sur moi.

 

D’habitude, je vais bien attention à ne pas en mettre partout, ça tâche tellement, et ça coule si vite.

 

Et puis là, j’ai décidé de mettre la main qui n’était pas occupé dedans. Ca faisait comme un coussin dessous. On appelle ça l’aquaplaning, je crois. Sauf que c’était un coussin qui colle, un peu tiède. Et très glissant. D’un geste enthousiaste, je m’en tartine les seins, le ventre, les doigts.

 

La sensation est inégalable. C’est d’une fraîcheur salvatrice après cette chevauchée, et puis c’est ça tient au chaud quand même, et puis il y a cette sensation que dois avoir l’abeille qui tombe dans le pot de gelée royale, un peu celle qui y aurait à mettre toute la main dans un bocal de confiture pour s’en lécher les doigts, ou de plonger dans du chocolat tiède, et regarder les reflets veloutés, alléchants, vous recouvrir et glisser sur vous, avec l’odeur qui s’épand alentours, sans oublier qu’il me regarde étaler son sperme sur moi, et que je sais qu’il aime voir l’un sur l’autre.

 

Ca ne me fait pas jouir, mais ça me fait hurler de rire, un rire comme un soupir de satisfaction, avec plein de libération dedans, toute l’attention qui sort de ma gorge.

 

Après, ça sèche, ça craquelle, ça poisse, et c’est toujours aussi rigolo.

vendredi, 13 octobre 2006

A la bourre

794778083.JPGIl est venu me chercher après mon heure de conduite (no comment…), il était déjà en retard.

 

Quand on est arrivés, il m’a fait l’honneur et le plaisir de m’accompagner dans le déballage de mes cours, et là, il était franchement en retard.

 

J’ai fait fi de l’heure, et profitant de son intérêt pour la planche d’étiquettes de retour des devoirs, je lui ai déboutonné le pantalon et fait tomber calbute et futal (pas dans cet ordre, évidemment) sur les pieds.

 

D’une main parait-il experte, je le branle jusqu’à ce que sa raideur vienne faire mentir ses protestations.

 

« Non, Volu, je suis en retard, j’ai pas le temps, j’y vais. »

 

Bon, il a un milliard de choses à faire en ce moment, il est bon de faciliter les choses de temps en temps pour avoir, le soir venu, tout le loisir de se consacrer à la bondieusement agréable activité qui consiste à être simplement ensemble.

 

Je le regarde donc remonter ses culottes en me disant que c’est un investissement…

 

Quand mon Bograngraindorge dit qu’il part, ça veut seulement dire qu’il se dirige vers sa voiture. En chemin, il fait toujours une foultitude de choses. Il va être vraiment, vraiment en retard. Et mon investissement alors ?!

 

Il m’embrasse, cherche ses chaussures, me sourit, range un bidon, une pile de cagettes, me clindoeillise, ricane avec son air vicelard devant la forme des carottes (j’en ai JA-MAIS vu des aussi GROSSES !!), regarde ses champs, les fleurs, m’accule (avez-vous bien lu ?) à la portière pour m’embrasser… bref, il tourne autours du pot (en plus, c’est vrai, je me sens très pot des fois), le gars, il a du mal à partir, je suis peut-être de la vraie glue, mais vous en êtes un autre !!

 

Mais bon, allez, faut y aller.

 

Il monte s’installe, démarre, et puis en fait, il a oublié quelque chose. Redescend. Fait ce « quelque chose », revient, et hop, miam, il est dans mes bras, très très très très en retard, me retourne pour de rire sur le siège avant (elle est vraiment haute sa caisse, à moins que ce soit moi qui suis petite ?), ouvre sa braguette pour de vrai, avec une vraie de vraie gaule dedans, crache où le devoir l’impose, et me la met sans oublier un autre devoir, celui de faire vite.

 

C’est miraculeux ces situations.

 

En bord de route, le pantalon sur les genoux, les pieds dans les baskets et de la moquette synthétique sur le ventre, moi, je suis comme ça, j’aime.

mercredi, 27 septembre 2006

19H30

394702543.JPGA priori, j’ai au moins une demi-heure devant moi.

 

Je me nettoie, me lisse la face, puis me noircie lourdement les yeux, rajoute une bonne épaisseur de rouge à lèvre pas rouge. Parfait.

 

Dans la chambre, j’enlève le haut, le bas, grelotte un peu. Puis je commence par le corsage, noir, et ses innombrables agrafes. Les seins moelleusement remontés jusqu’à la gorge, j’enfile ce ptit string à résille noire qui m’enveloppe si bien les hanches de ses petites ficelles sympathiques. Joli. Parfait.

 

Attention, ça devient délicat : les bas. Je mets ceux qui sont déjà un peu filés, un pu, sur les cuisses, ça se voit à peine… La durée de vie de ces trucs quand c’est moi qui les porte, je ne vous raconte pas. Pas un poil qui dépasse (euh…). Parfait.

 

Les chaussures maintenant. Je me juche à droite, lace, me juche à gauche, lace, vacille, et hop. Parfait.

 

Dans la glace, j’ai l’air de la putain en chef réglementaire, noire, corsetée, ficelée, allongée. Parfait.

 

Et puis je me prends une clope, un bouquin, et je me pose en faction sur la véranda, face à la route. Je sais déjà comment je vais m’y prendre avec lui, pour qu’il m’entende mais ne me voie pas tout de suite, me cherche, me course, peut-être même… Je me parfume ?

Non, pas de parfum. Ou si ? Non.

 

A chaque bouffée nicotinée, je me remets une couche de cosmétique labial.

 

Il en met du temps !

 

Avec la nuit noire de l’autre côté de la vitre, mon reflet est très net. De toute façon, c’est le seul moyen dans cette maison de se voir en pied. Ma propre silhouette me surprend : putain, je suis bonne ! Je me bouge, lascive, devant la vitre, vautrée sur ma chaise, j’étudie les différentes positions possibles : jambes tendues, cul en l’air, minois de minette, jambes croisées, écartées, assise et offerte, debout et provocante… pff, il en met du temps…

 

Un phare au loin !! La voiture ralentit en entrant dans le hameau, mais c’est juste parce que les oies du voisin doivent dormir en travers de la chaussée, puis poursuit son chemin.

 

Je reprends mon étude comportementale.

 

Trois quart d’heure plus tard, nouveaux phares, mais cette fois, ça tourne à toute blinde, dévale l’allée, crisse sur le gravier, s’arrête.

 

Attention, le timing, ma fille, le timing !

 

J’ai laissé la porte d’entrée entrouverte, qu’il puisse entrer sans devoir aller lui ouvrir.

 

Claquement de portière. Ses pas sur le talus, La porte qui s’ouvre, j’entends presque ses yeux qui me cherchent.

 

Je sors de ma planque, et entre en scène.

 

Je passe de la véranda au salon, en faisant claquer mes talons.

 

Au moment où il passe à son tour dans le salon, intrigué par le bruit, je me débine vers le hall. Comme prévu, il suit le bruit. A l’angle du couloir, je me retourne, et j’attends.

 

Lorsqu’il y parvient et qu’il m’aperçoit, il fait comme Ugo, son chien de chasse : il se met en arrêt, et attend l’ordre de son maître pour avancer sur le gibier…

 

C’est un peu pour voir ça que je fait tout ce manège : ses yeux se placent un très court instant sur les miens, puis très lentement, survolent ma bouche, rebondissent sur mes seins, buttent sur mon pubis, dégringolent le long de mes jambes et s’arrêtent enfin sur mes pieds. Après, pour remonter, c’est comme si son regard pesait 10 tonnes.

 

Il balbutie un peu, puis ses yeux dérivent un peu sur le côté : soit il n’ose pas regarder, soit il vérifie que personne d’autre ne peut surprendre ce spectacle.

 

Je ne maîtrise pas tout à fait le port de ces colifichets et amuse-yeux, ce qui fait qu’après quelques déhanchement déambulés lascivement, je me rapproche de lui, pour me cacher un peu. Mais il recule et ses bras me tiennent à distance. Finalement, il veut regarder. Il avance ses doigts avec précautions, pour toucher sans plisser, froisser, filer, défaire…

 

« Comment veux-tu que je me concentre ? »

 

Mais justement, pas besoin de se concentrer, il n’y a rien d’autre à faire que des gestes bêtement primaires et impulsifs : toucher, lécher, baver.

 

Visiblement, je n’ai pas l’air d’être ridicule. J’aurais même l’air de quelque chose de très précis, d’une femme (oh !), excitante comme il faut. On ne m’a jamais regardée comme ça.

 

Je me frotte un peu sur lui et tous les objets, murs, passant à ma portée, minaude, minette, et j’y arrive très bien.

 

Je vais passer la soirée à froufrouter et à cogner bruyamment mes talons sur les dalles de toute la maison, à faire luire ma peau de cuisse, à lui aguicher le ventre et les yeux à coups de penchés en avant, de croisements de jambes étudiés, de pas grand comme ça, pour finir sur le ventre, remuée de bas en haut…

 

Je pense qu’il ne m’en veut pas trop, de traîner en jogging et basket, en jeans et godillots, pourvu que, de temps en temps, je passe le string et le corset, ou m’abstiens de mettre une culotte.

 

Ca se confirme, hein ? Je suis une fille qui s’ignore.

05:05 Publié dans Alcôve | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sexe

mercredi, 13 septembre 2006

Les feux de la hampe...

1161566922.JPGJ’ouvre les yeux, dans le noir.

Je me demande rapidement pourquoi je me suis réveillée.

 

Doucement, au fur et à mesure que mon corps se réveille, les sensations émergent. J’ai mal au ventre, et les cuisses humides. Un peu lasse, je me lève, pour exécuter les gestes qui s’imposent.

 

La radio de la salle de bain sonne six heures. Je suis décidément réglée avec une précision effrayante. C’est l’heure où je suis née, l’heure où j’ai eu mes règles pour la première fois, l’heure où elles débarquent chaque mois. On est bien peu de chose.

 

De retour dans la chambre, il a rejeté la couverture sur ses pieds dans son sommeil, il est tout nonchalamment échoué sur les flancs, on voit bien qu’il a la peau tendre. Je l’effleure du bout des doigts. Ca ne le réveille pas, il se tourne simplement sur le dos.

 

Les épaules bien à plat, son torse hirsute a l’air d’être fier, largement ouvert, ses cuisses sont légèrement écartées, et une trique solide jaillit d’entre ses jambes. Me prenant de vitesse, il y passe une main avec négligence, sur toute la longueur. Voir une bandaison pareille, ça me donne forcément envie. Comme je ne veux pas le réveiller, je le flatte simplement du plat de la main. Elle est douce et chaude, dure, c’est très agréable.

 

Pour lui aussi apparemment, car, toujours endormi, il se tourne vers moi, me passe un bras sur les hanches, et lui ayant offert mon dos, il cale sa crampe entre mes fesses. Il fait alors ce petit mouvement, qui est devenu un réflexe, ce petit coup de rein, infime, qui mime la pénétration. Ca m’excite au plus au point, d’autant que c’est fait inconsciemment. Non, ne le réveille pas, allez dort. Et puis non. Passant ma main dans mon dos, je cherche sa queue. Elle est bien là, mais elle perd déjà de sa raideur. Allez, c’est le moment ou jamais.

 

Je me redresse et me tourne vers lui. Je le pousse légèrement, et il retombe sur le dos.

Je m’installe entre ses cuisses, prend son membre à demi raide, le décalotte avec délicatesse et le fourre dans ma bouche.

 

Je commence à le sucer avec application, guettant ses réactions, son réveil. Rien, si ce n’est sa gaule qui se confirme méchamment sous mon palais.

Je passe à la vitesse supérieure : je le branle en même temps que je resserre l’étau de mes lèvres. Toujours rien. Il ne va quand même pas me jouir dans la bouche sans se réveiller ?? C’est possible ça d’ailleurs ? Ptêt, si je fais ça très très bien.

 

Je m’applique encore plus.

Ah ? Une réaction ?

Je le vois soulever la tête, jusque ce qu’il faut pour pouvoir lire l’heure au réveil, à sa droite. Puis, sans me regarder, renfonce sa tête dans le polochon.

Eh ben alors, il a rien remarqué ?

Ca doit faire vingt minutes que je le suce, quand même.

 

C’est seulement après quelques minutes que je me rends compte qu’il est bien réveillé, quand il articule un « oh oui, encore » encore tout pâteux de sommeil. Ses yeux sont fermés. Je reprends espoir. Il répète « oh oui encore » à chaque fois que je change de position, pour me faire reprendre celle qu’il préfère, à savoir celle qui me permet de le branler d’un geste ample, tout en en mettant un maximum dans ma bouche. Je bave tellement que ça me coule sur les mains, sur ses couilles. Ca doit être très doux, comme contact, pour lui.

 

Sa jouissance arrive d’un coup, je dois avouer que je me suis laissée surprendre. Ses traits se tordent, ses yeux se plissent tellement il les ferme fort, son dos se cambre un peu, un tout petit cri, un tout petit râle s’échappe de sa gorge. J’avale tout, pour ne pas en mettre au large, il a un goût très particulier ce matin, un peu amer, mais très doux.

 

Il expire avec force, puis se redresse un peu, et ouvre enfin les yeux. Ils brillent, il les met dans les miens, et me parle, enfin :

« Oh, ma douce… »

 

Je suis aussi enjouée que s’il m’avait fait l’amour, aussi contente qu’une gamine qui regarde sa maman ouvrir le sale cendrier en terre ou le collier de nouilles qu’elle lui a offert en cadeau. J’ai envie de lui demander « c’était bien ? », mais je sais bien, en fait, que c’est toujours agréable d’être réveillé ainsi, et ça me remplit de plaisir.

 

Un conseil, cher lecteur : fait à autrui ce que tu voudrais qu’il te fasse, ça procure autant de bien, sinon plus…

19:32 Publié dans Alcôve | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sexe

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