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mercredi, 17 mai 2006
Sex Toys Forever
Mon Croquignolet, décidément, ne pense qu’à ça !
Pas moi qui songerais, ne fut-ce qu’un instant, à m’en plaindre… parait qu’il y a des filles qui désapprouvent le toucher de popotin pendant qu’elles font la vaisselle. J’en suis pas, qu’on se le dise.
Toujours est-il que.
Mon Bibifricotin a de belles lectures. Je passe sur ses ouvrages naturo-alchimiques pour aller directement au sujet qui nous intéresse (vous aussi, vous pensez qu’à ça, hein ?) et vous présenter le dernier (c’est une façon de parler, après il y a eu Le Boucher de Reyes et Philosophie de l’Alchimie de Bonardel, mais on s’égare là) qu’il m’a mis sous le nez :
SEX TOYS FOREVER
De Bertrand Ferrier et Stéphan Lévy-Kuentz
Editions Marabout
(avec en exergue, et entre autres : « L’acte est vierge, même répété », René Char)
Ah non, pas scabreux pour un sou, zavez vu la moumoute rose en couverture ?
Une présentation des chapitres vous donnera une idée de sa variété et de son sérieux :
Les Habillants
Les Substituts
Les Entravants
Les Puissants ( !!)
Les Comestibles
Les Fantasmes
Les Jeux
Les Créateurs
No Comment (…)
Après ça, chaque objet est catégorié par type d’utilisation : Femme/Homme/Couple, Electrique/Manuel, Soft/Hard…
Bref, ça pourrait être bateau si…
Et d’une, les photos n’étaient pas nickel chrome de chez nickel chrome (expression de vieux jeune)
Et de deuze, les auteurs n’avaient pas un sens de l’humour surdéveloppé
Et de troize, le bouquin ne pratiquait pas l’exhaustivité.
Il se contente pas de vous expliquer ce qu’est un gode (bonjour l’intérêt, hein), mais il vous présente tous ceux que la folie humaine a conçue dans son ptit cervelet. Ceux qui marchent tout seul, à télécommande, les discrets, les trashs, ceux qu’on aurait juré qu’il s’agissait juste d’un rouge à lèvre…
Donc : le godus classus, sapphicus, cristallicus, ludicus, aquaticus (pour ma belle Storia), clitoricus, sans oublier l’altruistus…
Connaissez-vous le slip deux places (« expérience fusionnelle, telle le tandem ou le pédalo ? »), le Sacasexe (ou « container love »), l’Oeil de Chèvre (qui « pourrait s’appeler « cils de chèvre » tant ce petit objet incongru rappelle l’organe visuel de cette victime sexuelle (qui s’ignore) »), la Langue Electrique (« qui, sémiologiquement, pourrait apparaître comme l’hybridation de l’esquimau à la fraise et de la langue du diable »), le Cockring (« l’art de compliquer le plus simple appareil de l’homme »), j’en passe et les meilleures ?
Allez, photos et extraits, qu’on s’amuse un chouïa :
Les fesses masculines seraient - selon les sondages - la partie du corps préférée de ces dames. Si, lié aux pratiques du gogo dancing et du strip-tease, le string masculin fut d’abord l’apanage du milieu gay, la vague des Chippendales a largement ouvert le débat vers la gent hétérosexuelle. Cependant, ne nous emballons pas : descendant direct du maillot brésilien, le string masculin n’est pas tout à fait passé dans les mœurs. Excepté, sans doute en secret, dissimulé sous le costume trois-pièces. Car, en public, son emploi ne saurait être justifié que si le fessier concerné est à la hauteur (de l’enjeu). Si l’expression « Parisien tête de chien » est ici également vérifiée, remercions le seigneur que son corollaire « Parigot texte de veau », n’ait pas inspiré plus avant les créateurs de cet accessoire ouvertement régressif. On peut aisément imaginer – et cela de la flatterie à la caresse – des préliminaires érotiques touchant à ce doudou de tissu dont le gardien, s’il n’aboie pas du fond de sa niche, ne manquera pas de remuer la queue à l’approche de sa maîtresse. Quand Lama content, lui toujours faire ainsi. »
...
Moins sévères que l’emploi radical de la brosse à cheveux (pour pratiquants confirmés) et moins aléatoires que la raquette de ping-pong, les paddles – ou tapettes – permettent de rougir les fessiers rebondis de façon efficace autant qu’uniforme. Si, selon Jacques Serguine, la fessée manuelle reste un must en regard de la pureté stylistique de l’exercice, cette instrument plat et souple s’applique parfaitement – en l’épousant – à la rotondité de toute croupe offerte à la claque. Croupe qui se doit de tenter de se soustraire à la punition en gigotant. Rond, ovale ou rectangulaire au gré des stylistes, le paddle se décline sous de nombreuses formes. Concernant les motifs décoratifs, on notera l’omniprésence du cœur – tel le cœur à fesser – qui semble vérifier l’adage : qui aime bien châtie bien. »
20:50 Publié dans Bibliothèque | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sex toys, livres, sexe






















Commentaires
Admirable langue anglaise! Que de diversité lexicale, corroborant l'hypothèse de Sapir-Whorf!
Jugez-en : spanking, paddling, flogging, caning, whipping...
Panties down, and assume the position, my darling.
Ecrit par : lepetitleibnizien | samedi, 15 mars 2008
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