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mercredi, 31 octobre 2007
Oui !
Sous ses apparences de blog éroticomaniaque, cet espace où vos yeux flânent en ce moment, est un blog de fâme, de fumelle, de nénette, de fendue, bref, il se tourne résolument vers l'espèce à laquell appartient son auteure, celle des êtres humains à chatte et à peau douce. Les femmes. Pour n'insister que sur ce qui la sépare des êtes humains de sexe masculin, j'ai retenu trois critères : physiologie (Encyclopédie féminine), sexualité (Encyclopédie sexuelle), plus une espèce de catégorie bâtarde, à prétention psychologique, mais résolument émotionelle : l'Encyclopédie amoureuse. Si le Journal de mon cul est soigneusement entretenu, que dire de cette catégorie mal dégrossie, où la seule clameur est celle de mon ptit coeur qui cogne fort pour celui qui partage ma vie ??
Suite au plantage de mon blog, je remet petit à petit les anciens posts, que j'exhume de mes dossiers, et je constate, stupeur, qu'il m'en manque, et du coup, pas encore un papier sur l'état de mon coeur. Sans compter que ce fameux plantage de blog a fâcheusement coïncidé avec mes tentatives de partager avec vous un des plus important moment que mon coeur ait connu : mon mariage. Alors, avant d'éventuellement retrouver et mettre en ligne d'anciens posts de cette catégorie, je vais mettre le post que je vous destinais à l'époque, accompagné des images faites alors... C'est cours et rapide, limite désintéressé, et pour cause : le gros déballage était plutôt prévu sur jubii, déballage que je m'enquiert en ce moment même de mettre en ligne. Ne soyez donc pas surpris par la froideur et la courtitude du propos, et soyez un peu patient pour aller visiter l'autre blog.
Joyeuses noces en ma compagnie.
OUI !
Comment ça la nuit, et le voyage de noce s’éternisent ? sachez que la première a été très courte, et que le second n’a pas eu lieu. Ce qui m’a tenue loin de vous est d’ordre strictement tout autre... Le premier poste d’un fonctionnaire, ça lui prend tout son temps, surtout quand les secrétaires chargées de votre dossier sont en vacances jusqu’à l’avant-veille de la rentrée, que vous avez encore raté votre permis, et que vous avez été affectée dans un lieu où même les bus ne vont pas. Me cherchez pas, je suis tendue !
Et puis mine de rien, j’entame un cinquième mois de grossesse.
C’est beau non ? mais c’est fatiguant. Et puis les hormones jouent sur l’humeur, tout ça, bref, parlons de choses plus amusantes : les noces. Merveilleuses, qu’elles furent.
Pour un récit détaillé, c’est par là. Pour ceux que ça intéresse moins, restez là, je vous fais le topo.
Déjà, il était beau. Ensuite, je l’étais aussi. Voici pour vous, mesdames et mesdames, les mariés, et leurs atours. Attention, c’est très blanc cassé.
Puis, la mairie, républicaine, et bien remplie. Administrative.
Ensuite, le cadre des festivités : verdoyant, herbu, champêtre. Idyllique. Avec des enfants qui courent et de la terre sous les semelles...
Puis vinrent les repas, arrosés, copieux, délicieux, appréciés, comme ils se durent. Mémorables.
Enfin la mariée eu de belles cuisses, et de jolis gants (et elle portait des porte-jarretelles). Mais elle s’est quand même sentie seule... J'ai beaucoup souffert, bien plus que ce que j'aurais imaginé, pendant cette jarretière...
Voila, des choses à mettre au compte de notre boîte à souvenirs à tous les deux...
Reprenons les choses graves, puisque l’heure est aux absences...
Je pars demain pour un moment, assez loin, et à pied. Ce qui fait que je vais continuer à me faire rare. Mais une bonne nouvelle vu les kilomètres qui s’annoncent, le congé de maternité risque fort de s’anticiper. Alors à bientôt ?
Douceurs.
18:00 Publié dans Encyclopédie amoureuse | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note | Tags : femmes, mariage
mardi, 30 octobre 2007
Septième Round
Des nouvelles fraîches, pas des vieilles de l'an dernier, c'est promis.
Mais comme il faut bien commencer par quelque part, parlons d'il y a quelques semaines.
Il y a deux mois, nul ne l'ignore, la Volu a pris ses fonctions. Cours et stages intéressants, à ceci près que c'est loin. Après un (ou à cause d'un) démarrage pépère, les choses se corsent, financièrement, physiquement, amoureusement et tout ce qu'on veut. Ce qui m'inspire ceci, une note avortée, griffonnée à la faveur de la lampe de chevet du lit d'un modeste Etap Hotel, une nuit où la conversation téléphonique a été plus dure que d'habitude :
MES NUITS SONT PLUS BELLES QUE MES JOURS
(Et pourtant, je ne dors pas)
Un téléviseur encore en noir et blanc ne se sentirait pas autrement, si on lui demandait de retransmettre un documentaire en numérique sur les couchers de soleil dans les mers du Sud : un peu dépassé, saturé, honteux de son incapacité à se donner d’autres moyens... Je suis actuellement en basse définition, plus un neurone pour gérer une émotion de plus ou stocker une information supplémentaire. Plus de place pour avaler un gramme d’air. On est deux sur l’affaire, à tenter de rafler ce qui me reste encore de jus.
La voûte de mes pieds et mes genoux portent 8 kilos de plus, mon emploi du temps déborde de tous les côtés et l’espace à parcourir est 1000 fois trop grand. Alors je cours. De cours en cours. De fiches de prép’ en lectures préparatoires. De cantines en restaus, d’hôtels en studios, et de trains en taxis, mais ça ne suffit toujours pas. J’ai soif et envie de pisser, faim et l’estomac lourd. J’ai mal au crâne et je ne peux pas dormir, du boulot et de la fatigue. Je crois que ça ne se voit pas encore : je souris parce que j’aime ce que je fais.
Mais le soir, quand tu raccroches le téléphone, je pleure un peu. Je voudrais tes bras, y déposer l’espace-temps, m’y étirer par-dessus et ne plus bouger, dormir sans prévision de réveil.
Allez, encore trois semaines. A m’agiter. A tenter de diffuser de la couleur sur mon écran noir et blanc.
Cette nuit-là, je décidais donc de continuer, au moins jusqu'aux vacances. Deux jours plus tard, je décidais le contraire.
Parce que bébé commence à prendre sa place, dans la tête, dans le ventre, et de la cave au grenier. Et dire que ça va être haut comme trois pommes...
Depuis cette nuit-là, j'ai repris une rasade de kilos, et une taille de soutien-gorge. Et dire que j'avais ce potentiel ahurissant, sans m'en rendre compte... Désormais, je ne pourrais plus dire sans mentir : "J'ai de petits seins", phrase qui, je le sais, produit son petit effet. N'ayons pas peur des mots : ce sont des pis. Je deviens large et lourde, je me cambre, je dois rouler pour me lever, mon souffle se raccourcit. Ma vessie se sent plus pisser. C'est tellement étrange de se voir changer ainsi, de semaines en semaines, de jours en jours... de secondes en secondes ! Une goutte luisante qui jaillit d'un téton, une bosse qui se forme sur le ventre : les premières sensations de ses mouvements sont bien loin, il n'effleure plus, elle me bosselle, m'ondule, me gondole, vibre.
J'attaque le spetième round, et ça m'inspire ceci : un panachage des rares photos que j'ai prises de moi depuis le début de ma grossesse, et, comme c'est bizarre, ça donne cette espèce de mosaïque rose cotonneuse, un peu mièvre, malgré les ogresses ventrues qui la hantent...
Alors voila, nous en sommes là. Entre temps, j'ai perdu Catt de vue, et quelques autres aussi. J'ai planté mon blog, et je n'ai toujours pas tout à fait retrouver le temps que je voulais lui consacrer. Le dernier Harry Potter est sorti (hum), et à ma connaissance, j'arrête toujours de fumer. L'infirmière me massacre les veines, ma moman part à l'étranger. Je me branle deux fois minimum par jour, et le papa est bien embêté... Le bébé prend les grammes réglementaires (même si sa taille en fait toujours parler quelques uns), la maman se repose. Je crois même que tout bientôt, je vais arrêter d'être cette bête piétonne que je suis, ô rage, ô desespoir, toujours.
A part ça... s'il se passe quelque chose, vous serez les premiers avertis.
23:50 Publié dans Encyclopédie féminine | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note | Tags : grossesse, femmes





























