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vendredi, 30 mai 2008
Inculqué
Avril 2008 : la justice française annule un mariage pour le motif que la mariée n'était pas vierge, ce qui correspond à une tromperie de sa part, estime-t-elle...
De une : euh, j'ai pas bien entendu... en France ??
De deuze : je propose qu'on la lapide, en sus.
De troize : le marié a découvert le pot aux roses le soir des noces : comment s'y est-il pris exactement ??
Ce soir, sujet du JT sur la 2 : la reconstruction chirurgicale de l'hymen. Une jeune maghrébine y fait part de ses motivations : "c'est inculqué en moi", elle DOIT avoir un hymen intact pour pouvoir se marier.
De une : si c'était vraiment inculqué en elle, comme elle dit, elle n'aurait pas couché avant le mariage.
De deuze : tout ça n'est visiblement pas une histoire de virginité, donc, mais bien d'hymen.
De troize : et la tromperie, elle est comment là ?
Je suis morte de rire, de honte, et d'indignation.
21:45 Publié dans Encyclopédie sexuelle | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : hymen, virginité, mariage














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Commentaires
D'autre part, la justice n'a émis aucun avis sur la nécessité d'être vierge pour se marier, elle s'est contenté d'appliquer la loi qui dit que si un mariage a été décidé alors qu'une information erronée l'aurait empêché, alors il peut être annulé. C'est notamment cette loi qui permet (théoriquement) aux femmes de ne pas se faire entraîner dans la polygamie, la séquestration et la conversion religieuse forcée.
Une lecture fort instructive, recommandée à tous :
http://www.maitre-eolas.fr/2008/05/30/969-n-y-a-t-il-que-les-vierges-qui-puissent-se-marier
Ecrit par : Pignolo | vendredi, 30 mai 2008
Ecrit par : Storia Giovanna | samedi, 31 mai 2008
Ecrit par : volubilis | samedi, 31 mai 2008
Ecrit par : iskander | samedi, 31 mai 2008
à mon avis, la décision permet de protéger la "plus faible" dans l'histoire - en l'occurence la jeune épouse, à qui son abruti de mari (récemment converti à un islam plus que douteux) fait l'affront de la répudier au motif de cet usage des plus archaïques. en outre, l'annulation la préserve également de la honte (donc du resentiment) de sa propre famille (un divorce étant à leurs yeux tout aussi infâmant).
maintenant, la chose jugée révèle - disons, met à jour, une grave régression à l'oeuvre depuis une bonne décennie. les forces morales, réactionnaires et obscurantistes n'ont de cesse de pourfendre lesacquis sociaux et libertaires hérités principalement des revendications de '68 (au permier rang desquels, la lutte des femmes pour leur autonomie, leurs droits à disposer d'elles-mêmes etc.)
les raccourcis de l'information conjugués à la forte propension de la société ("Du Spectacle"... Guy DEBORD) à se repaître d'émotions au détriment de la réflexion sont bien plus inquiétants, selon moi, que la décision rendue par la Justice.
et les Français franchouillards d'oublier, semble-t-il, comment eux-mêmes ont récemment et difficilement coupé le cordon d'avec des usages similaires (à nouveau en vogue dans les milieux cathos!).
bref, gare aux amalgames et à la confusion des genres.
chantez avec moi :
"si Dieu avance, le droit recu-leu ; et c'est pour ça / et c'est pour ça que je t'encu-leu".
Ecrit par : tiniak | mardi, 03 juin 2008
les théories des mecs, l'objectivité masculine, tout ça c'est bien joli, mais je suis FILLE, FEMME et MERE, et cette décision de justice m'insupporte.
et pi c'est tout!
dura lex cède l'ex !
durex l'a, concède l'autre !
Ecrit par : May Nat | mardi, 03 juin 2008
Je m'en balance pas mal qu l'épouse fut d'accord avec la décision d'annulation... dans quelle mesure d'ailleurs a-t-elle eu le choix ? Des précédents d'annulation il y en a, mais pour de telles raisons, point. La justice française n'avait pas à légiférer là. Le pas est s^rement déja franchi dans l'esprit de ceux qui voudrait faire de la virginité une qualité essentiellepour une épouse. Il y a là des relents que nous ne devons pas supporter. Même si le raccourci est facile
Ecrit par : volubilis | mardi, 03 juin 2008
Bien sûr, j'ai réfléchi avant de perdre ma virginité. Je ne l'ai pas fait d'un coup d'un seul, j'ai dû établir une relation de confiance. Mais cela ne veut pas dire que j'aimerais moins mon mari si ce n'est pas lui qui m'a touchée pour la première fois. Certes, je ne serai pas vierge devant lui, mais d'un autre côté, si j'aurai choisi de me marier avec lui, c'est que dans l'objectif de former un foyer chrétien et uni, je ne verrai pas la relation conjugale comme quelque chose que je devrais subir, mais comme la continuité sensuelle de mon projet de vie avec lui. Quitte à lui apprendre comment nous donner du plaisir mutuellement. Je pense qu'il faut au préalable se connaître, même bibliquement, et s'apprécier pour former un projet de vie commune. Mon meilleur ami ne pense pas comme moi, mais il a quand même une vie amoureuse assez équilibrée, et il justifie sa chasteté avec de très beaux arguments.
Ce qu'il y a également d'abject, c'est que, dans beaucoup de cas, la virginité est imposée à la femme, mais pas forcément à l'homme. Il y a donc bien deux poids deux mesures. Une femme ne s'offusque pas qu'un homme se présente non vierge devant elle, pourquoi l'inverse inviterait-elle à la polémique? Certes, ma mère s'est présentée vierge devant mon père (en 1978!), mais elle nous a toujours dit (à ma soeur et moi) qu'il fallait connaître le maximum l'homme que l'on aimait avant d'envisager un projet avec lui, quitte à ce que nous nous offrions à lui avant le mariage.
Comme disait Mgr 23 à Notre-Dame dimanche, "il y a une différence entre les paroles et les actes. Nous aspirons à la sainteté, mais la différence entre nos paroles et nos actes crée la tension qui fabrique l'espérance." Autrement dit, ce n'est pas parce que nos actes sont faux que nos intentions sont mauvaises. A méditer.
Ecrit par : Storia Giovanna | mardi, 03 juin 2008
Cela dit, à propos du jugement, le mariage a été annulé non pas parce qu'elle n'était pas vierge, mais parce qu'elle avait menti à ce sujet. Peut-être contrainte et forcée, etc, mais je trouve qu'on ne s'acharne pas sur le bon sujet. Apprendre quelque chose qu'on considère comme capital sur la personne qu'on a épousé, seulement après le mariage, est selon moi un motif suffisant pour l'annulation. Là, c'est la virginité, comme ça aurait pu être la transexualité, le casier judiciaire ou la philatélie...
La question intéressante selon moi, c'est "pourquoi a-t-elle menti là-dessus?" Pas pour s'amuser, je suppose...
Ecrit par : mari6s | vendredi, 13 juin 2008
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