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vendredi, 27 juin 2008
On échange !
Ce billet-ci fait suite à ce billet-là...
Des heures de connections essentiellement nocturnes, une masse incalculable d’octets échangés sous forme de discussions, de photo, de cams (euh... on fait ce qu’on peut de ce côté, Saint Numéo, pensez zà nous), plus de soixante-dix contacts sur son MSN, des tchats en veux-tu en voilà, des kilomètres de restrictions (non top-model prépubères s’abstenir), une dizaine de rendez-vous avortés...
Et finalement, nous voilà devant deux pina colada. Dans notre dos, la France se fait massacrer par je ne sais qui sur du gazon labouré par un peu plus d’une demi quarantaine de crampons. Il s’est maquillé la joue bleu-blanc-rouge. Elle, blonde, bronzée, charmante. Lui, agréable à regarder. La trentaine tout deux. L’endroit n’est pas bruyant, il est assourdissant. Après quelques goulées alcoolisées (j’aurais pas dû mettre ces talons-là), nous en venons à ce qui nous amène ici. Nous apprenons avec un brin de stupeur que madame ne supporterait pas de voir son mec dans les bras d’une autre. Ils cherchent bien une femme, mais exclusivement pour elle. Bon. Nous ne sommes pas forcément contre cette idée. Ce n’est simplement pas ce que nous avions compris. Et surtout, cela fait de moi la clé de voûte de cette soirée, ce qui n’est pas forcément adapté au fait que tout cela est nouveau pour moi. J’appréhende, un brin, mais je suis pleine de bonne volonté.
Je l’invite à danser, mais décidément, ce genre d’ambiance, très peu pour moi. Même à l’âge où l’on est sensé aimer ça, se déhancher en discothèque, je n’aimais pas. Que ne ferait-on pas. Je me déhanche donc, tout contre elle. La touchotte, la mirotte. Sacré décolleté. Mes mains se balladent. Les hommes bavassent gentiment un peu plus loin. Nous les rejoignons, retournons danser, etc... jusqu’à une heure du matin. Je n’ai plus ni pieds ni oreilles, j’en suis à ne boire que des jus de fruit histoire d’éviter le pire. Puis nous rejoignons nos pénates respectives, en leur promettant de leur renvoyer l’invitation, cette fois devant un repas et un bon feu, Susheela Raman en discret fond sonore. Dans la voiture, je ne sais trop quoi penser. Un peu déçue. Ce n’est pas ce à quoi je m’attendais. Plus tard, nous apprendrons que tout s’est bien passé de leur côté, que davantage aurait gêné madame. Oui oui, nous nous reverrons. Pas de date fixée à ce jour.
Le lendemain. Lui quarante ans, aussi pâle que glabre, discret, timide. Pas dégueu à regarder. Elle ? Sainte mère ! Brésilienne, trente-six ans. Un français hilarant, un débit rapide, une langue bien pendue. D’épaisses tranches de foie gras-lamelles de pommes-confiture de figue, saumon en papillote. Déjà là, les papilles se régalent. On cause, beaucoup, de tout, de rien, mais surtout de sexe. Agréable. Honneur aux dames, cette fois, on est deux, mes maigres épaules se reposent. Je lui propose un massage.
J’ai des mains magiques. Elles chauffent, chauffent ! Délicates, elles parcourent son corps croustillant, pulpeux. Je fais glisser sa robe. Son dos, plein, cambré, vallonné. Doux ! Le petitgrain bigarade nous monte à la tête, une délicieuse odeur de fleur d’oranger. Sa robe glisse encore. Une chute de rein niagaresque. Un cul phénoménal. Les hommes nous regardent prendre ce temps de tendresse. L’huile glisse doucement entre mes mains et sa peau. Je passe sous la ficelle de son string, lui palpe la chair, qu’elle a voluptueuse. J’enlève sa robe.
Les hommes nous rejoignent.
S’ensuit, crescendo, un enchevêtrement de langues, de jambes, de mains, de cheveux (longs, bouclés, charbons, divins), de peaux moites, de queues, de chattes.
Deux nouveaux corps.
La position allongée lui sied particulièrement. Ses seins s’étalent harmonieusement, son ventre se creuse un peu. Ses hanches... Pas des hanches, des poignés à levrette.
Il a un torse d’adolescent... Il me prend dans ses bras, je colle mon ventre et mon pubis contre son ventre, son nez entre mes seins. J’empoigne ses cheveux. A côté de nous, Graindorge lui assène un cunni qui a l’air de lui plaire. Elle gémit, fort. Je pensais être bruyante. Tout en discrétion la Volu, tandis qu’il m’embrasse et me lèche minutieusement. Je finis de le déshabiller. Je l’observe. Je n’ai pas eu assez d’amants dans ma vie, si vous voulez mon avis (je ne vous ai jamais fait le compte ?). Une verge longue (relativement à ce que j’ai connu jusqu’ici), mais fine (toujours relativement). Des bourses molles (l’âge ?). Peu importe, je suis là pour essayer. Je goûte, en deçà du gland. Parfaitement neutre sous ma langue, mais pas sans réaction de l’autre côté de ma bouche. Lui aussi, il coule. Je me redresse, et tandis qu’il s’applique à de savantes caresses, je me tourne vers notre charmante invitée. Elle aussi, je la goûte. Elle a un petit goût de citron, le clitoris tout en chair, les tétons foncés et fermes. Ses courbes sont douces, dans l’œil et sous la main.
Ca s’agite à côté de nous. Je me dis que c’est le moment de sortir les costumes de rigueur. Le nom de mon tailleur ? Durex, ultra-fin. Petite récréation, l’enveloppe semble être faite pour faire galérer les amants enfiévrés, point d’encoche pour aider à déchirer l’habillage super-sécurité. La brésilienne habille mon bonhomme du bout des lèvres. Faudra que j’apprenne à le faire ça ! Je me contente pitoyablement d’utiliser mes mains.
Deux secondes plus tard, ça gémit aux quatre coins du canapé préalablement déployé. Je ne sais plus exactement l’ordre des péripéties, étant donné la variété des points de vue que j’ai eu sur la situation : moi perchée sur lui, elle allongée jambes derrière les oreilles, lui la tête entre mes cuisses, les siennes, derrière, devant, par en dessous, les yeux fermés.
Quelques détails toutefois : c’est bon de sortir de l’ordinaire (à condition que cela ne devienne pas ordinaire à son tour). Il ne fait pas les mêmes mouvements quand il me baise, ces coups de queue sont plus profonds, plus violents, et entre deux, plus reposants. Il ne caresse pas de la même façon non plus, et il embrasse plus. Nos yeux sont ravagés par l’effort, le désir, ils luisent. Les boucles de ses longs cheveux effleurent mon ventre. Il se sert de sa langue comme d’une bite. Je sens sa sueur brûlante perlée sur mon dos. Elle crie, soupir, bruite avec insistance. J’adore le voir la prendre, glissé entre ses cuisses dorées, qui le serrent, ses mains qui l’agrippent. Un moment, nous avons toutes les deux la tête à la renverse, dans le vide, et nos deux hommes nous besognent avec application. Je la vois essayer alternativement toutes les positions possibles : le crapaud-buffle inversé, l’amazone, la levrette... J’aurais vent également du confort que procure la largeur de son cul. Une initiée, ça fait plaisir. Elle est particulièrement active, quand moi, j'aime fairre l'étoile, regarder, savourer, permettre. J'alterne tout de même, les tours de manivelles, les mises en bouche et les engouffrement dans mon antre qui n’a jamais été aussi large et ruisselant de toute son existence (et pourtant, jusque là, je me suis appliquée à bien faire). Les capotes s’entassent au pied du lit (mais une mention spéciale à la brésilienne). Peu de temps avant la fin des hostilités, j’entends sortir de la bouche de Graindorge : « Euh, si tu continue, je vais jouir ». Ce qui peut paraître saugrenu. En fait, madame suce sans capote (là par contre, ça me chiffonne, pour elle), et monsieur tient pour la première des politesse de ne pas jouir sans prévenir dans la bouche d’une quasi inconnue. C’est vraiment un homme bien mon bonhomme.
Mais voilà.
Je suis toujours fonctionnaire, et je suis d’accord avec vous, il faudrait pouvoir faire abstraction de ce genre de choses, dans ce genre de situation. Mais je dors trop peu depuis trop longtemps, cette cavalcade m’a épuisée, et comme un homme, après avoir joui, je veux dormir. J’ai joui sous sa langue, parce qu’il avait la fâcheuse tendance à débander (l’âge ? la volonté de faire durer ? Question qui fâche). Les autres se calment également. Pendant une heure, nous nous caressons mutuellement, papotant de nouveau. Il est quatre heures du matin. Dans deux heures, je me lève. Alors, je vais me coucher. Je sais que mon chéri aurait bien remis le couvert. C'est vrai, cel nous uarait permis de faire tout ce qu'on a pas encore fait : des doubles, des orgasmes à la chaînes, et puis, un petit retour aux sources, où chacun retrouverait sa chacune. Personne d’autre que moi n’a eu l’opportunité de s’éclater le crâne à coup d’orgasme. Il ne me viendrait pas à l’esprit de m’en excuser, d’ailleurs, je lui permets bien entendu de rester faire la fête. Il préfère me rejoindre. Nos invités s’alitent également, à même la cyprine et la sueur que nous venons de répandre sur le canapé.
A charge de revanche.
Je viens de réveiller, s’il en était besoin, ma libido pour de nombreux mois à venir.
11:23 Publié dans Alcôve | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : échangisme, libertinage, sexualité














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Commentaires
Ecrit par : bel | vendredi, 27 juin 2008
Je l'ai pris dans mes bras, longtemps, longtemps... Son corps couvert de sueur, sa tête entre mes seins (je te l'ai dit, plus petit que moi!), sa tête de petit garçon à sa maman, alors qu'il a 32 ans et moi 25... Je n'ai aucun esprit critique ^^
Ecrit par : Storia Giovanna | lundi, 30 juin 2008
retour de La VolU à la scribouille qui mouille.
du coup, je me demande : c'est quoi que je préfère sur ce blog ?
tes coups de semonces dans les idées reçues ?
ou tes digressions charnues ?
ah bawoui, la solution s'impose : LES DEUX ! (ma gênée râle)
Ecrit par : tiniak | vendredi, 04 juillet 2008
chui pas gênée... l'aurais pas fait, c'est tout.
toi oui ? hein, titi ? oui ?
naaaan, j'te crois même pô!
Ecrit par : May Nat | vendredi, 04 juillet 2008
Ecrit par : iskander | dimanche, 06 juillet 2008
Ma foi, je ne sais pas si ça valait la peine d'attendre si longtemps mais, à te lire, je me dis que ça devait être quand même une belle réussite que cette première et, ma foi, je crois que c'est là l'essentiel !
Happy awakening !
Ecrit par : Comme une image | lundi, 07 juillet 2008
Ecrit par : Storia Giovanna | lundi, 07 juillet 2008
Si ça valait la peine d'attendre ?!! La question ne s'est pas posé comme ça ! On a pas attendu, on a galérer pour trouver... excepté la minuscule parenthèse de ma grossesse, ou j'ai préféré évité de prendre des risques pour ma santé...
Ecrit par : Volubilis | lundi, 07 juillet 2008
c'est bon, t'en tiens un, là.
rikiki, on l'a compris, mais BON. b-o-n (bé, oh, henne).
kesstu vas bien pouvoir TE prouver à branlotter tes ex sur la Toile (déjà qu'elle est même pas bien cirée, alors) ?
@La VolU de mes rêves... oui, ça doit être à peu près comme ça que je te rêve : toujours à pousser le bouchon des sensations.
va peut-être quand même falloir tâcher à ce que je ponde une Ode subliminatoire qui compulse un peu tout ce que tu évoques pour moi...
je prendrai bien mon temps sur ce coup-là, pas de tiniak-le-niak à l'arrachée ; du norbert tiniak, du vrai.
+luv frommi touyou (oloviou).
Ecrit par : tiniak | mercredi, 16 juillet 2008
Ecrit par : FrancoLatina | mardi, 02 septembre 2008
Mes compliments.
Ecrit par : signifiant | mardi, 16 juin 2009
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