mardi, 29 avril 2008

La Pie et le Lapin

1046299938.JPGLaissons de côté, pour aujourd'hui, les histoires de fesses et d'utérus de La volu, je souhaite partager avec vous un texte, une Fable, de mon Poilu... Il a une jolie plume, le bougre, et peut-être l'avez-vous déja lue, puisque ce texte a péri dans le naufrage informatique d'il y a quelques mois de ce blog. Pour le plaisir, je le remets.

Les hommes, vous avez le don pour vous attirer des ennuis avec les filles (inutile de suivre mon regard, ils se reconnaitront)... a-t-on déja vu un homme se plaindre de harcèlement sexuel de la part d'une femme ? Ben non, c'est comme le viol d'un homme par une femme (adultes, s'entend), ce serait trop beau pour être vrai, hein ? Ben, ce texte, qu'il destinait à une belle qui l'avait envoyé sur les roses, lui a valu quelques désagréments... On salut sa plume, ainsi que l'étroitesse (et pas que) d'esprit de la destinataire.

La Pie et le Lapin

Par un beau matin

De … de je ne sais plus quel mois,

Un jeune et romantique Lapin

Promenait en sous-bois

Ses larmes et son chagrin.

Son regard embué

Se perdait dans le ciel laiteux,

Lui aussi attristé

De ce jour brumeux.

Il aperçut sur une branche

Une jolie Pie  noire et blanche

Aux reflets bleus ;

Il n’en cru pas ses yeux

Qui pour une fois

S’arrêtèrent de pleurer.

Pris d’effroi,

Devant tant de grâce, de sensualité,

Il resta d’abord tétanisé.

Faisan fi de sa timidité,

Il se décida à lui parler :

Mademoiselle la Pie , je …

Madame ! interrompit la Pie

-mariée depuis quatre mois à peine-

D’une voix sèche, fière et hautaine.

Le petit Lapin, coupé dans son Elan,

Dût prendre le Taureau par les cornes

Et dit, d’une voix énorme :

Madame ! puisque vous y tenez tant,

Je ne peux m’empêcher de vous trouver jolie

Et sans que votre innocence ne soit salie,

Je veux vous faire une déclaration d’amour,

Qui sera, je l’espère, à la hauteur de vos atours.

Petit sot,

Lui répondit l’oiseau,

Qui regardait la petite feuille de vigne

Qui cachait le sexe du Lapin,

Tu n’es pas digne,

Doté d’un si petit engin,

De me faire la cour,

Ou de rêver me faire l’amour.

Eh puis, je suis mariée,

Avec un mâle,

Qui d’un coup de sa grande épée,

Déclenche en moi mille Râles.

Le petit Lapin s’enfuit,

Au bord d’un précipice, s’installa,

Et contemplant l’abysse,

Qui s’ouvrait devant lui,

Réfléchit à quel artifice

Il utilisera

Pour arriver à ses fins.

Il se mit en chemin

Pour aller voir un voisin

Qui, prof de musculation,

Pourrait trouver une solution

A sa faiblesse pelvienne.

Avec la hargne d’une Teigne,

Il fit mille efforts

Pour rendre son sexe gros et fort.

Un mois après, il retourna voir la Pie ,

Et repris sa litanie.

La Pie phallocrate,

Lorgnant sur le nouveau cache-sexe, géant,

Qui cachait même les pattes

De son prétendant,

Faisait des yeux de Merlan frit,

Songeant aux promesses de plaisir

Que laissait augurer l’engin caché,

Commença même à gémir,

A l’idée de se faire baiser,

Par son surprenant nouvel ami.

-cette Pie n’avait pas dû lire,

L’histoire de la grenouille, qui voulait se faire aussi grosse que le Bœuf,

Et qui avait fini par périr,

Sous les yeux dudit Bœuf-

Mais devant tant de grosseur,

Nos deux amis durent prendre quelques précautions,

En effet, quel malheur !

Dans le bec, ça ne rentrait pas,

Et dans la Chatte , non plus, ma foi.

Le Lapin trouva la solution :

Un gros rouleau de scotch,

Pour entourer l’oiseau,

Une bouteille de Scotch,

Pour anesthésier l’oiseau.

L’affaire commenca.

La Pie gémissait,

Trop enserrée qu’elle était,

Pour crier sa douleur,

Et le lapin s’activait,

Abandonné à son bonheur,

Sans remarquer l’horreur

De la scène qui se jouait.

A la fin de l’ébat,

La Pie s’écroula,

Morte, et rouge de sang.

Le Lapin remballa

Son rostre sanglant,

Et s’en alla,

Méditer sur cet évènement.

 

Moralité : les jeunes filles ont souvent

Les yeux trop grands, plus grands

Que la bouche et le ventre,

Et de l’orgueil

Se faisant le chantre,

Rencontrent bien des écueils.

 

S. de La Fontaine

vendredi, 13 juillet 2007

Comment écrit-on du cul ?

Dans ma ville existe une rue qu’on peut encore éventuellement appeler malfamée, rendez-vous des glandeurs sales. C’est la rue Berbizet. Elle est sinueuse, ombrée par les hauts immeubles, elle sent la vieille pierre, les porches sont sombres et profonds, les devantures sont à l’ancienne, j’adore. Mais je l’emprunte très rarement, à la réflexion, la preuve : je suis tombée dans un piège que n’importe quel dijonnais aurais précautionneusement évité, au courant qu’il est.

 

A la recherche d’une terrasse pas trop chaude, je passe devant une devanture absolument opaque, tendue de papier rouge, et écrite en jolies lettres dorées : « Librairie érotique – Pour adultes uniquement – curieux s’abstenir ». Je m’évalue rapidement : je suis curieuse. Oui, mais j’aurais tout à faire là-dedans : enfin une échoppe qui va me proposer L’ouvrage théorique sur l’écriture érotique dont je rêve tant ! Je pousse la porte, et suis immédiatement avertie du fait que je suis dès lors surveillée électroniquement. Bon. Un « sas de sécurité ». Bon. Je passe outre : stupeur. DVD pornos, quelques godes, un client qui se cache à mon approche. Oups. Il suffit de faire trois pas, et vous êtes au fond du magasin, gardé par un ptit jeunot coupé ras, qui me regarde comme Scully regarde parfois Mulder. J’ui dis : « C’est pas vraiment une librairie, hein ? », « Non, pas vraiment ». Comme quoi, faut pas croire tout ce qu’on lit. Bon, je fais mine de pas être trop surprise en folâtrant deux secondes en regardant les ustensiles en latex, et je sors. Jme suis bien fait eute.

 

C’n’est pas aujourd’hui que je l’aurais mon ouvrage théorique sur l’écriture érotique, alors voila, je vais me prendre par la main, et récapituler ce que je fais depuis un petit moment maintenant :

 

COMMENT ECRIT-ON DU CUL ?

 

I. LA FORME

 

Concise si possible, ce me semble. A mon humble avis, on devrait pouvoir lire un texte érotique aussi vite qu’on mate un film porno. Ca demande de pas trop tourner autours du pot, de faire monter la mayonnaise d’une main ferme et décidée. Pour que le lecteur VOIE il ne faut pas le retarder avec des mots inutiles et des phrases à rallonge, avec recherche de l’antécédent, du complément du verbe, et c’était quoi déjà, le sujet ? Dans les films, les gens font connaissances très rapidement, pas d’arrière-plan social ou si peu, pas de « rappel des épisodes précédents », hop, bite dans cul ! A la relecture, couper, enlever, alléger, plus c’est court, plus c’est bon.

 

Mais pourquoi pas ménager des creux,  pendant lesquels le lecteur peut aller se laver les mains ! Laissez-le respirer, un lecteur mort est un lecteur inutile.

 

Ne lésinez pas sur la grossièreté, mais pas non plus sur la surprise d’un joli petit mot propre. La « grossièreté » est parfois une obligation : comment désigner le sexe de la femme autrement que par « chatte » ? « Clito », c’est clito, organe extérieur, « vulve », c’est toujours l’aspect extérieur de l’organe, on peut dire « sexe », mais alors, c’est unisexe. Donc « chatte », en attendant mieux. Mais après, on peut se permettre « puits d’amour », « sentier voluptueux », « bouton de rose », etc... C’est pas grossier, mais est-ce que ça produit vraiment son ptit effet ? Tout dépend du contexte, je suis d’accord ! Soignez donc le contexte. Pour le sexe de l’homme, là attention, le choix est vastement intéressant : « membre » connote une certaine grosseur, de la virilité, quand « bite » se la joue moins descriptif et plus banal. « Queue » fait animal, et « bambou » végétal, ça tombe bien, en ces temps écologiques. « Sexe » est plus hygiénique, et plus approprié, je trouve, que pour les femmes. A éviter absolument : « sex », qui donne l’air de ne pas y toucher, ce qui est détestable.

 

Le choix des adjectifs : impératif. Je ne mettrais jamais assez en garde contre les superlatifs, et pire, les lieux communs. Jetez les « membres tuméfiés », où un mot appelle l’autre : votre lecteur aurait pu l’écrire, la preuve : il y a pensé. Les superlatifs : mais oui, le cul c’est « super bon », il est « merveilleusement beau », et votre orgasme fut « énorme ». Mais on s’en fout, on veut connaître les détails, on veut ressentir, on veut savoir ce qui distingue cette baise de la précédente. On a besoin de savoir que vous vous êtes fait chier jusqu’à ce qu’il décide de vous prendre comme une salope, que ces poils et son ventre mou vous caressaient le pubis, et que vous l’avez dénuqué en le serrant trop fort, quand vous avez joui. Renouvelez les « rondelle éclatée » et autre « chatte ramonée », et sortez les « laminée », « poncée », « polie », « élargie », que sais-je encore ! Enfin : on ignore trop suivant la puissance des adverbes, qui valent tous les adjectifs du monde : un « bigrement » devant un « grosse », ça vaut tout les « énorme », surtout quand c’est « bite » qui suit !!

 

Ce qui est bien avec l’écriture, c’est que tout est permis... tant que vous ne donnez pas l’impression de ne pas connaître votre grammaire, vous écrivez nom de dieu ! On peut inventer un mot, inverser une structure, pourvu que ça serve votre propos. Pour être pris au sérieux tout en prenant pleine liberté... soignez l’orthographe ! Moi qui vous parle, et qui suis pas la dernière des ânes bâtés, jvous dit, c’est dur ! Mais bien récompensé. Relisez. Relisez encore. Et encore. Relisez vos vieilles notes, et corrigez, corrigez encore, et toujours. Le correcteur d’orthographe de Word est très insuffisant !!! Conjuguez soigneusement vos verbes, et plus encore vos participes passés, au risque de rendre confus votre propos.

 

La mise en page : attention, danger ! Vous pouvez faire du pur art, un bloc justifié sans paragraphe, ça décourage le meilleur et le plus fidèle lecteur ! La police minuscule, ou pire, celle super originale que vous avez importé de je ne sais où et que votre ordi est le seul à lire, oubliez ! Je passerais sur le langage sms, les couleurs sur chaque lettre et autre originalité des skyblogs : laissez ça aux skyblogs.

 

II. LE FOND

 

Interrogez-vous : que voulez-vous ? Parler de vos sensations, de vos sentiments ? De votre dernière histoire d’amour ? De votre dernière partie de jambes en l’air ? Ou faire bander le lecteur ? Le distraire ? Le faire rire ? L’instruire peut-être ?

Autant vous le dire : oubliez les éjacs sur l’écran de l’inconnu qui vous lit si vous donnez les détails de la discussion téléphonique avec Marie-Ange qui a interrompu les ébats. On peut pas parler à la fois de cul et de sa vie. Ou alors qu’une infime partie.

 

Cernez donc votre lectorat : les filles de votre âge, les messieurs plus âgés, les jeunes loups, les pré pubères ? Choisissez, et à l’avenir, tenez-y vous ! Un exemple, totalement pris au hasard : moi... Je désintéresse absolument les ptits jeunes : trop de mots, et pas assez d’images. Un certain succès chez les hommes un peu âgés, et même un peu plus : quelques paroles d’Alain Bashung, et des prouesses sexuelles qu’ils ont déjà essayées, et qui leur rappellent bien des souvenirs. Et pas mal de filles aussi, plus ou moins de mon âge, qui ont toutes la particularité d’être de cochonnes, ou de tenir des blogs de l’acabit du mien. Même pas besoin d’aller les chercher, une recherche google, et ils y sont.

 

Le cinéma utilise des catégories qu’on appelle « genre ». C’est quoi votre genre ? Porno, érotique, sentimental, eau de rose ? Journal intime, fiction, gros délire verbal ? Là, pas obligé de s’y tenir : au gré de vos envies, pourvu que ça ne vous fasse pas changer de lectorat tous les quatre matins : les habitués, on s’y habitue, on les aime bien, les chassez pas. Une scène hardos au beau milieu de vos souvenirs de vacances fera fuir la ménagère de moins de cinquante ans qui aimait bien traîner chez vous, sans que vous le sachiez.

 

Voila, je crois que c’est une bonne base, qui laisse toute latitude à l’esprit fertile que vous êtes, apprenti scripteur. Votre prof de littérature vous le disait et vous ne l’avez pas cru, mais c’était vrai : dans un texte, chaque mot est choisi, sinon, ça ne vaut pas le coup d’être lu, et donc d’être écrit.

 

A bon lecteur, salut !

samedi, 21 octobre 2006

Sens dessus ni dessous

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Sens dessus dessous 

Avec tes coudes sous mes genoux

Et puis des bouts de toi dans tous mes trous

Agenouillé au creux de mon corps culbuté

Nos bras qui font des nœuds pour s’agripper

Mes jambes remontées

Et mon dos arc-bouté

Mes mains et mes pieds passés en collier

Trésor d’équilibre, de forces tendues, de muscles en action

De résistance aux chocs

Et aux bourrasques effrénées

Ancrée comme je peux

Par ton pieu délicieux

A ton aine agitée

Mes fesses offertes

Et mon corps calé

Ça vibre, il faut tenir

Ça rompt, faut pas glisser

Ou c’est un sacré pli

Que vous sentez passer.

jeudi, 31 août 2006

Fluides

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Nos volumes fluides

Ondulent, fluctuent,

S’usent en flux et reflux

Nos eaux fusent en chute

Nos lignes se culbutent

C’est un déluge

De bulles, de sillons drus

D’écume, de souillures

Les libellules affluent

Sur les rives de ma lagune

Littoral minéral

Pâle, sale que ton râle lave

De ses exhalaisons de bave

Exalté, tu balances

Une lave éjaculée

Qui affleure mes côtes

Ta flotte clapote

M’affole et me ballotte

Elle dégringole de motte en motte

Eclabousse grotte et glotte

Ma peau molle

Se love en ton moelleux

 

Ton fil mobile

Ton vit agile

Gicle et surgis

M’humidifie,

Me file le tournis en un roulis

C’est une goulée de mer

Qui s’écoule de tes nerfs

M’ébranle et m’enterre

M’emplit de turbulences

Brûlantes et filantes

Elle nourrie notre lit

D’où s’écoule, volubile

La lie de notre bile

 

Nos mouvements convulsifs

Evoluent sans volonté

Leur vol dérive, vibre, pivote

C’est un vertige vague

A la versatilité mouvante

Leur vivacité est un va-et-vient

De volte-face vibrantes

Qui s’élèvent d’émotions en vibrations

De contorsions en soubresauts

Leur ressort est un saut souple

Ils essorent nos corps

De tout effort

Prennent leur essor

Et se jettent sans peur dans la course

Suite secouante de sueur

De gifles, de glisses

D’atomes s’immisçant dans la clepsydre

De gestes lestes, prestes

Presque délassant

Si ce n’était l’ébat élancé

Cette danse chancelante

Cette inconstance sans confort

Cette reptation éprouvante

Pour nos muscles oscillants

 

L’ascension sinueuse

De nos pensées impulsent

Cette motion sémillante

Ces sursauts surgissant

De nos murmures susurrés

De nos saluts frissonnés

Nos saccades instables

S’épuisent de caprices

Et meurent dans un cri

Soufflé par nos synapses.

jeudi, 15 juin 2006

Pocopocopoc

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J’ai la tête éperdue

Mon épervier en rut !

Attention tu vas glisser

Sur mon jus qu’a coulé

Je m’retiens au lavabo

Toi à mon dos

Un qui dérape

Et c’est la chute qui dégnape !

Les pantalons sur les chevilles

Ca vous met l’équilibre en vrille…

T’avais pas le temps,

Soi-disant ?

L’a pas fallu grand-chose

Pour que tu me fourre ton chose

Au plus profond

Du con

Juste une léchouille là

Et un astiquage du bout des doigts…

Ca fait tac !

Tacatacatac

Et puis poc !

Pocopocopoc

Ancrage solide

Mon cul contre ton bide

Ca heurt, secoue

Déchevèle, ébroue

La volu

Qu’en peux plus !

Ah si

Elle retrouve l’énergie

De s’astiquer

L’minet

Ca pulse, ça crache

Toi, tu cravaches

Non mais t’as vu l’heure !

Même pas peur !

Jtai pas forcé

Ou alors un tantinet

Du bout des doigts, comme je disais

Mais suivez nom de dieu !

Vous voudriez p’têt qu’on s’y mette à deux

Pour vous expliquez lentement

Que l’amour, c’est du temps !

Qu'elles sont belles, ces heures...

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Elles sont belles

Elles s’étirent

Elles sont douces

Ces heures de caresses

Ces minutes vaporeuses

Ce temps de narcose…

 

Après la course au ciel

Les cris qu’on soutire

Mes jupes que tu trousses

C’est enfin la promesse

De longues minutes langoureuses

Sous nos paupières closes…

 

Ton ventre m’appelle

Ton cou soupire

Ta peau me pousse

A la paresse

De ma main heureuse

Qui sur toi se pose…

 

Des doigts en ribambelle

Se délassent à parcourir

Index après pouce

Tes épaules et tes fesses

Ton étendue laineuse

Et ton gentil chose…

 

C’est une plume, une ombrelle

C’est un doux rire

Cette heure sans frousse

Qui nous apaise et nous laisse

Entre deux eaux prometteuses

Du sommeil qui nous ankylose…

 

Ton corps s’est fait la belle

Le mien chavire

Ton esprit s’émousse

Sous mon geste preste.

Rendue voluptueuse

Cette heure nous repose…

lundi, 12 juin 2006

Seau d'eau

 

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Dans tes mains au chaud

Je fonds comme une noix

Du beurre sur le dos

L’oreille à ta voix

Je perle de plaisir

Au bord de l’éternuement

Les tripes qui voudraient rire

Comme si ça chatouille dedans

Comme une envie de croquer

De mordre à belles dents

Dans un met qu’il faudrait sucer

Apprécier doucement

Comme le soleil dans la face

Devant un putain de paysage

Que même entre tes doigts ça passe

Que tu peux juste gueuler de rage

Comme une soif  qui taraude

Sous un soleil de plomb

Qu’on t’apporte de l’eau chaude

Et une éponge pour gueuleton

C’est comme le bouquet final

Qui péterait dès le début

Puis une fusée intersidérale

Qui n’atterrirait plus

C’est une faim quasi rassasiée

Un gâteau encore dans le four

C’est vouloir se gratter

Et avoir les bras trop courts

C’est s’exploser un bouton

Ou péter en public

Rentrer un cube dans un trou rond

Ou avaler un bonbon qui se chique

C’est vouloir mais ne pas pouvoir

C’est être sur le point de…

C’est ouvrir grand les yeux dans le noir

Etre au bord de…

C’est puissant comme un orage

C’est beau comme un précipice

C’est bon comme 1000 mètres à la nage

Comme retenir la dernière goutte quand tu pisses

C’est une insatisfaction prolongée

Une envie irrésolue

Une gêne adorée

Ton membre dans mon cul.

jeudi, 08 juin 2006

Mon Poilu

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Mon crépu !

Lisse sous le dessus

Puis plus que poilu,

Ton dos hérissé,

Ton ventre barbelé,

Et tes épaules fourrées

Appellent la dextre à Volu

Comme le dos d’un matou moussu.

Mon velu !

Ca caresse sans y penser

Ca effleure sans efforcer

Ca chatouille sans m’échapper !

La chaleur sous ce duvet

S’amplifie de tes follets,

Tient au doux mes mollets.

Tu crisses sous la main

Mon câlin !

Du revers j’en fourrage le crin,

Ton épiderme matelassé,

Eparsifié, clairsemé

Ou intensément densifié.

J’y perds mes doigts

Et les retrouve un peu plus bas,

Les égare une nouvelle fois

Mon toisonné !

Pour les surprendre enserrés

Dans tes boucles compactées.

Sillonné, duveteux,

Matelassé, pelucheux,

J’y mets mes pieds, mon nez, mes yeux ;

Ton épaisseur à caresser

Se laisse follement rebrousser

Mon fouillé !

Ca s’effleure de la joue,

Ca se cajole de bout en bout

Tellement c’est doux.

Que de fourrure à farfouiller !

J’en désordonne l’affilée

Je tisse sans m’ennuyer

Je peigne, décrigne, tri

Mon fourni !

Je démêle à l’infini

Ta barbe dressée,

Tes joues encolliées,

Ta nuque enrobée,

Puis ton torse touffu,

Ton ventre pelu,

Enfin tes jambes toutes drues

Mon pelagé !

Que vive ta crinière étalée

Et ta soie échevelée.

mardi, 06 juin 2006

Interlude matinal