dimanche, 12 octobre 2008

Chez Volu

J'ai vu qu'il restait encore un peu de lumière, alors je suis entrée... Et comme en ce moment, celui qui écrit du cul, c'est Graindorge, et bien, aujourd'hui, je lui cède la place.

P3010022.JPG Chez Volu

 

Luna avait pris le train ce matin, habillée d’une petite robe légère, un peu transparente, sans soutien-gorge, sans culotte, avec des bas et des porte-jarretelles qui apparaissaient à chaque fois qu’elle se penchait un peu ou s’asseyait. Sur le quai elle avait d’ailleurs remarqué un groupe d’adolescents qui la reluquaient sans gêne.

 

Elle se rendait chez Volu et Rebis, depuis le temps qu’ils voulaient la rencontrer ; la baise s’annonçait folle.

 

Il était venu la chercher en gare. Il a vite vu qu’elle n’avait pas de sous-vêtements. Il l’a prise par la main après l’avoir tendrement embrassée dans le cou. Il voulait la toucher tout de suite lui montrer qu’il la désirait sans patience. Il l’emmena dans le parking de la gare, la renversa sur le capot d’une vielle Alfa (il trouvait que ça lui allait bien cette voiture). Il releva sa robe puis se recula pour mieux la regarder. Il fit quelques photos d’elle, lascive, sa main sur la chatte, ses seins tendus et dressés.

 

Il se jeta sur elle, sa langue plongea dans sa chatte, ses mains agrippèrent ses cuisses, malaxaient son ventre, ses seins.

 

« Depuis le temps que je rêvais de te lécher ma petite putain italienne, ma succube brûlante ».

 

Il la retourna sur le capot de la voiture, et enfila sa bite dans sa fente élargie par le désir. Sa main tirait ses cheveux en arrière, tournait son visage vers lui pour mieux la regarder.

 

« Dis moi que tu me veux ! Dis moi que tu veux que je te fasse mal au ventre, que mon sexe te torture les reins ! Je te baise tu vois, je te l’avais promis que je te prendrais sans vergogne ! »

 

« Oui prend-moi fort, baise-moi ! Traite-moi comme une chienne, humilie moi ! Je te sens au fond t’es chaud ! Secoue-moi... »

 

« Je vais pas te laisser de répit, je veux que tu m’aimes comme un amant rare ! Que tu veuilles de moi tous les jours de ta vie ! Que ton ventre te rappelle mes coups de reins »

 

« Non ! Tu ne m’auras pas comme ça ! Je résisterai ! »

 

« Si tu verras ! Tu me voudras encore quand tu n’en pourras plus, quand ta chatte ne supportera plus la moindre caresse, tu voudras que je prenne ton cul ! Petite allumeuse... »

 

Elle se branlait tandis qu’il la transperçait ; elle jouit très vite. Il la tira vers lui, engouffra sa bite dans sa bouche et la regarda le sucer, les yeux gourmands. Luna se sentait honteuse de se faire prendre comme ça, mais elle aimait. Elle vit qu’un homme, jeune mais l’air timide les regardait depuis une voiture. Elle le regardait effrontément, suçant son amant avec force. Elle l’appela :

 

« Eh toi là-bas viens ! Viens me lécher la chatte ! »

 

Le jeune homme s’approcha, Luna le fit se coucher sous elle :

 

« Suce moi ! Fais moi plaisir ! Prend ma chatte dans ta bouche ! »

 

Le jeune homme s’exécuta sans broncher. Elle plongea sa main dans son jean pour le branler pendant qu’elle suçait son ptit français.

 

Elle était déchaînée. Son amant lui baisait la bouche en lui répétant qu’elle était sa chose.

 

« Avale-moi ! Aspire-moi fort ! Fais moi jouir au fond de ta bouche assoiffée de foutre, ma petite chienne en chaleur ! »

 

Il se lâcha au fond de sa gorge alors que Luna jouit à nouveau. Le jeune homme s’était répandu dans sa main sans qu’elle s’en rende compte, en rien de temps, mais il bandait toujours et la léchait sans mot dire.

 

Elle se mit à rire en s’essuyant la main dans le caleçon du jeune homme.

 

« T’as vu comme je l’ai fait cracher ! »

 

Elle se releva, reprit son sac, attrapa la main de Rebis et ils partirent en courant, satisfaits de leur forfait. Le jeune homme mit du temps à se reprendre.  Son visage était couvert de jus, collant.

 

Luna s’amusait encore de cette scène, dans la voiture qui l’amenait chez ses hôtes.

Une fois sortis de la ville, il se mit à la caresser, d’abord les cuisses, puis la chatte ; doucement il plongeait ses doigts en elle et les léchait ensuite pour la goûter encore. Il bandait à nouveau, il la voulait encore ; elle était tellement belle dans cette robe, les cheveux en désordre, les yeux embués de plaisir, la tête renversée sur le siège, les jambes écartées, luisantes dans ses bas noirs.

 

Elle pris ses doigts pour les sucer, en le regardant intensément !

 

« Tu vas me faire jouir encore ? D’accord ? Tu me laisseras baiser ta femme dis ? »

 

Il avait du mal à conduire, troublé par son icône porno chic enfin prise. Il sentait l’odeur de sa chatte excitée, c’était doux comme arôme, suave.

 

« Branle-toi ! Branle-toi pour moi ! Mets tes doigts dans ta chatte, écarte tes lèvres, montre moi ton intimité ! »

 

Pendant toute la fin du trajet il la regarda se caresser doucement, les yeux tantôt clos, tantôt ouverts et embrasés.

 

Volu les attendait sur le pas de la porte. Elle vit qu’ils avaient déjà entamé la fête.

 

Luna voulait se doucher, se rafraîchir un peu. A peine sous la douche, elle sentit des mains sur elle. Ils étaient venus la regarder la toucher. Il avait déshabillé sa femme, elle ne portait plus qu’un string, lui s’était mis nu.

Ils faisaient glisser leurs mains sur le corps de Luna, enduit de savon, cuivré par le soleil d’Italie. Volu aussi la trouvait belle à se damner. Une fois rincée ils l’emmenèrent dans le salon, la couchèrent sur le canapé déployé.

Ils l’ont caressée longtemps, avant de l’embrasser, profitant des courbes douces et enivrantes de son corps.

Luna se redressa pour embrasser sa jeune maîtresse ; à pleine bouche elles se goûtaient, se palpant les seins et la chatte. Tête bêche ensuite, elle se mangeaient le sexe, il les regardait en se branlant, prenait une photo de temps en temps. Il installa un gode ceinture à sa femme. Tandis qu’elle baisait Luna, il léchait leur chatte tour à tour. Puis il glissa sa langue dans son cul. Une fois qu’elle fut bien élargie, il mit son sexe sur sa rondelle, et doucement la pénétra. Luna fut prise entre eux deux, un morceau de plastique dans la chatte et une bite dans le cul.

 

« Te voilà notre petite pute ma belle Luna ! »

 

Luna aimait se sentir écartée, presque déchirée à chaque allée et venue des deux membres dans son ventre, son corps entier était en feu, elle avait l’impression de n’être plus qu’un gouffre brûlant, recevant l’offrande déchaînée de ses partenaires.

 

Elle gémissait, criait par moment !

 

La jeune femme s’allongea sur le dos Luna, s’assit sur son visage, le cul encore encombré par son amant, elle se branlait en rythme sur cette bouche ouverte, offerte. Elle lui mangeait la chatte aussi quand elle arrivait à se contrôler un peu.

 

Elle se mit à encourager sa petite besogneuse :

 

« Mange-moi ma petite salope ! Je suis la salope de ton mec et tu es la mienne ! Mets ta langue au fond de moi... plus profond petite conne ! »

 

L’homme se retira de son cul, pour prendre sa femme.

 

« Lèche mon cul maintenant qu’il est ouvert et glissant, petite garce ! Je veux sentir ta langue dedans, bouge là au fond de mon cul ! Et toi mon bel amant, lèche moi le clito, s’il te plait, lèche moi, je veux ta langue sur ma chatte. »

 

La langue sur cette chatte divine et la bite dans le con de sa femme, il était aux anges ... il la mangeait, avide, jamais rassasié de sa pute italienne. Il buvait plus vite qu’elle ne coulait, il aurait voulu qu’elle se transforme en fontaine de cyprine.

 

Luna lui maintenait la tête et se secouait vivement sur la bouche ouverte de Volu. Elle sentait sa langue au fond de son cul, jamais elle n’avait eu cette sensation, plus ouverte qu’elle ne croyait possible, elle se sentait transcendée. Elle jouit et s’écroula, épuisée, envahie par la narcose.

 

Son amant continuait de pilonner sa femme qui se masturbait, Luna se glissa de côté pour mieux les regarder. Elle vit l’orgasme monter sur le visage de Volu qui cria un grand coup puis arrêta tout mouvement.

 

Rebis tira Luna à lui :

 

« Viens mon adorable pute, viens te faire sucer encore ! »

 

Les coups de langues devenaient insupportables, lui donnaient comme des décharges insurmontables. Elle essaya de l’écarter des ses mains, mais elle n’avait plus la force. Elle le supplia.

 

« Arrête un peu s’il te plait ! Laisse moi respirer ! »

 

« Non tu es mon jouet, je te mange autant que je veux, je te mords autant que je veux ! Maintenant, je vais investir ton cul, de ma langue d’abord, puis de mes doigts, autant que je pourrai en mettre... »

 

Mouillant ses doigts dans sa chatte il les mit un par un dans le cul béant de Luna. Elle gémissait, se tordait, mordait sa main.

 

« Arrête, n’en met plus ! Tu en as mis combien ? »

 

« Quatre ! Dis moi que tu aimes ! »

 

« Oui j’aime que tu me violente, mais n’en met plus ! »

 

Il replongea sa langue pour aller encore plus loin. Elle était tellement bonne, le jus de sa chatte se mélangeait à celui de son cul.

 

Il la sodomisa ensuite, en lui faisant face, pour la regarder encore et encore. Sa beauté l’enivrait de plus en plus, il voulait jouir, mais aussi que ça continue, il se retenait. Il s’arrêtait même de bouger parfois, pour la contempler encore mieux, l’embrasser à pleine bouche, lui dire à l’oreille qu’il n’avait jamais baisé une si belle salope. Il lui demandait de lui répéter qu’elle était sa chienne, soumise, vulnérable, comblée mais insatiable.

 

Luna commençait à ne plus sentir son ventre, comme si elle avait des fourmillements. Volu se redressa et se mit à lécher Luna.

 

« Tu aimes ma langue, petite pute ? »

« Oui je l’aime, suce-moi ! Suce-moi ! »

 

L’orgasme la surprit, soudain, violent, cataclysmique ; elle sentit le foutre chaud de Rebis envahir son cul puis couler aussitôt entre ses fesses.

 

« Je t’ai remplie petite catin ! Tu es tellement ouverte que ça coule sur ta croupe ; de ton cul dégouline mon foutre, et de tes yeux le plaisir décadent que nous t’avons donné. »

 

Volu lécha ce cul offert et enduit de sperme, elle le ramassa dans sa bouche et le laissa couler dans celle de Luna, engluant ses lèvres et ses joues.

 

Ils s’endormirent accolés, épuisés, heureux.

mardi, 29 avril 2008

La Pie et le Lapin

1046299938.JPGLaissons de côté, pour aujourd'hui, les histoires de fesses et d'utérus de La volu, je souhaite partager avec vous un texte, une Fable, de mon Poilu... Il a une jolie plume, le bougre, et peut-être l'avez-vous déja lue, puisque ce texte a péri dans le naufrage informatique d'il y a quelques mois de ce blog. Pour le plaisir, je le remets.

Les hommes, vous avez le don pour vous attirer des ennuis avec les filles (inutile de suivre mon regard, ils se reconnaitront)... a-t-on déja vu un homme se plaindre de harcèlement sexuel de la part d'une femme ? Ben non, c'est comme le viol d'un homme par une femme (adultes, s'entend), ce serait trop beau pour être vrai, hein ? Ben, ce texte, qu'il destinait à une belle qui l'avait envoyé sur les roses, lui a valu quelques désagréments... On salut sa plume, ainsi que l'étroitesse (et pas que) d'esprit de la destinataire.

La Pie et le Lapin

Par un beau matin

De … de je ne sais plus quel mois,

Un jeune et romantique Lapin

Promenait en sous-bois

Ses larmes et son chagrin.

Son regard embué

Se perdait dans le ciel laiteux,

Lui aussi attristé

De ce jour brumeux.

Il aperçut sur une branche

Une jolie Pie  noire et blanche

Aux reflets bleus ;

Il n’en cru pas ses yeux

Qui pour une fois

S’arrêtèrent de pleurer.

Pris d’effroi,

Devant tant de grâce, de sensualité,

Il resta d’abord tétanisé.

Faisan fi de sa timidité,

Il se décida à lui parler :

Mademoiselle la Pie , je …

Madame ! interrompit la Pie

-mariée depuis quatre mois à peine-

D’une voix sèche, fière et hautaine.

Le petit Lapin, coupé dans son Elan,

Dût prendre le Taureau par les cornes

Et dit, d’une voix énorme :

Madame ! puisque vous y tenez tant,

Je ne peux m’empêcher de vous trouver jolie

Et sans que votre innocence ne soit salie,

Je veux vous faire une déclaration d’amour,

Qui sera, je l’espère, à la hauteur de vos atours.

Petit sot,

Lui répondit l’oiseau,

Qui regardait la petite feuille de vigne

Qui cachait le sexe du Lapin,

Tu n’es pas digne,

Doté d’un si petit engin,

De me faire la cour,

Ou de rêver me faire l’amour.

Eh puis, je suis mariée,

Avec un mâle,

Qui d’un coup de sa grande épée,

Déclenche en moi mille Râles.

Le petit Lapin s’enfuit,

Au bord d’un précipice, s’installa,

Et contemplant l’abysse,

Qui s’ouvrait devant lui,

Réfléchit à quel artifice

Il utilisera

Pour arriver à ses fins.

Il se mit en chemin

Pour aller voir un voisin

Qui, prof de musculation,

Pourrait trouver une solution

A sa faiblesse pelvienne.

Avec la hargne d’une Teigne,

Il fit mille efforts

Pour rendre son sexe gros et fort.

Un mois après, il retourna voir la Pie ,

Et repris sa litanie.

La Pie phallocrate,

Lorgnant sur le nouveau cache-sexe, géant,

Qui cachait même les pattes

De son prétendant,

Faisait des yeux de Merlan frit,

Songeant aux promesses de plaisir

Que laissait augurer l’engin caché,

Commença même à gémir,

A l’idée de se faire baiser,

Par son surprenant nouvel ami.

-cette Pie n’avait pas dû lire,

L’histoire de la grenouille, qui voulait se faire aussi grosse que le Bœuf,

Et qui avait fini par périr,

Sous les yeux dudit Bœuf-

Mais devant tant de grosseur,

Nos deux amis durent prendre quelques précautions,

En effet, quel malheur !

Dans le bec, ça ne rentrait pas,

Et dans la Chatte , non plus, ma foi.

Le Lapin trouva la solution :

Un gros rouleau de scotch,

Pour entourer l’oiseau,

Une bouteille de Scotch,

Pour anesthésier l’oiseau.

L’affaire commenca.

La Pie gémissait,

Trop enserrée qu’elle était,

Pour crier sa douleur,

Et le lapin s’activait,

Abandonné à son bonheur,

Sans remarquer l’horreur

De la scène qui se jouait.

A la fin de l’ébat,

La Pie s’écroula,

Morte, et rouge de sang.

Le Lapin remballa

Son rostre sanglant,

Et s’en alla,

Méditer sur cet évènement.

 

Moralité : les jeunes filles ont souvent

Les yeux trop grands, plus grands

Que la bouche et le ventre,

Et de l’orgueil

Se faisant le chantre,

Rencontrent bien des écueils.

 

S. de La Fontaine

vendredi, 13 juillet 2007

Comment écrit-on du cul ?

Dans ma ville existe une rue qu’on peut encore éventuellement appeler malfamée, rendez-vous des glandeurs sales. C’est la rue Berbizet. Elle est sinueuse, ombrée par les hauts immeubles, elle sent la vieille pierre, les porches sont sombres et profonds, les devantures sont à l’ancienne, j’adore. Mais je l’emprunte très rarement, à la réflexion, la preuve : je suis tombée dans un piège que n’importe quel dijonnais aurais précautionneusement évité, au courant qu’il est.

 

A la recherche d’une terrasse pas trop chaude, je passe devant une devanture absolument opaque, tendue de papier rouge, et écrite en jolies lettres dorées : « Librairie érotique – Pour adultes uniquement – curieux s’abstenir ». Je m’évalue rapidement : je suis curieuse. Oui, mais j’aurais tout à faire là-dedans : enfin une échoppe qui va me proposer L’ouvrage théorique sur l’écriture érotique dont je rêve tant ! Je pousse la porte, et suis immédiatement avertie du fait que je suis dès lors surveillée électroniquement. Bon. Un « sas de sécurité ». Bon. Je passe outre : stupeur. DVD pornos, quelques godes, un client qui se cache à mon approche. Oups. Il suffit de faire trois pas, et vous êtes au fond du magasin, gardé par un ptit jeunot coupé ras, qui me regarde comme Scully regarde parfois Mulder. J’ui dis : « C’est pas vraiment une librairie, hein ? », « Non, pas vraiment ». Comme quoi, faut pas croire tout ce qu’on lit. Bon, je fais mine de pas être trop surprise en folâtrant deux secondes en regardant les ustensiles en latex, et je sors. Jme suis bien fait eute.

 

C’n’est pas aujourd’hui que je l’aurais mon ouvrage théorique sur l’écriture érotique, alors voila, je vais me prendre par la main, et récapituler ce que je fais depuis un petit moment maintenant :

 

COMMENT ECRIT-ON DU CUL ?

 

I. LA FORME

 

Concise si possible, ce me semble. A mon humble avis, on devrait pouvoir lire un texte érotique aussi vite qu’on mate un film porno. Ca demande de pas trop tourner autours du pot, de faire monter la mayonnaise d’une main ferme et décidée. Pour que le lecteur VOIE il ne faut pas le retarder avec des mots inutiles et des phrases à rallonge, avec recherche de l’antécédent, du complément du verbe, et c’était quoi déjà, le sujet ? Dans les films, les gens font connaissances très rapidement, pas d’arrière-plan social ou si peu, pas de « rappel des épisodes précédents », hop, bite dans cul ! A la relecture, couper, enlever, alléger, plus c’est court, plus c’est bon.

 

Mais pourquoi pas ménager des creux,  pendant lesquels le lecteur peut aller se laver les mains ! Laissez-le respirer, un lecteur mort est un lecteur inutile.

 

Ne lésinez pas sur la grossièreté, mais pas non plus sur la surprise d’un joli petit mot propre. La « grossièreté » est parfois une obligation : comment désigner le sexe de la femme autrement que par « chatte » ? « Clito », c’est clito, organe extérieur, « vulve », c’est toujours l’aspect extérieur de l’organe, on peut dire « sexe », mais alors, c’est unisexe. Donc « chatte », en attendant mieux. Mais après, on peut se permettre « puits d’amour », « sentier voluptueux », « bouton de rose », etc... C’est pas grossier, mais est-ce que ça produit vraiment son ptit effet ? Tout dépend du contexte, je suis d’accord ! Soignez donc le contexte. Pour le sexe de l’homme, là attention, le choix est vastement intéressant : « membre » connote une certaine grosseur, de la virilité, quand « bite » se la joue moins descriptif et plus banal. « Queue » fait animal, et « bambou » végétal, ça tombe bien, en ces temps écologiques. « Sexe » est plus hygiénique, et plus approprié, je trouve, que pour les femmes. A éviter absolument : « sex », qui donne l’air de ne pas y toucher, ce qui est détestable.

 

Le choix des adjectifs : impératif. Je ne mettrais jamais assez en garde contre les superlatifs, et pire, les lieux communs. Jetez les « membres tuméfiés », où un mot appelle l’autre : votre lecteur aurait pu l’écrire, la preuve : il y a pensé. Les superlatifs : mais oui, le cul c’est « super bon », il est « merveilleusement beau », et votre orgasme fut « énorme ». Mais on s’en fout, on veut connaître les détails, on veut ressentir, on veut savoir ce qui distingue cette baise de la précédente. On a besoin de savoir que vous vous êtes fait chier jusqu’à ce qu’il décide de vous prendre comme une salope, que ces poils et son ventre mou vous caressaient le pubis, et que vous l’avez dénuqué en le serrant trop fort, quand vous avez joui. Renouvelez les « rondelle éclatée » et autre « chatte ramonée », et sortez les « laminée », « poncée », « polie », « élargie », que sais-je encore ! Enfin : on ignore trop suivant la puissance des adverbes, qui valent tous les adjectifs du monde : un « bigrement » devant un « grosse », ça vaut tout les « énorme », surtout quand c’est « bite » qui suit !!

 

Ce qui est bien avec l’écriture, c’est que tout est permis... tant que vous ne donnez pas l’impression de ne pas connaître votre grammaire, vous écrivez nom de dieu ! On peut inventer un mot, inverser une structure, pourvu que ça serve votre propos. Pour être pris au sérieux tout en prenant pleine liberté... soignez l’orthographe ! Moi qui vous parle, et qui suis pas la dernière des ânes bâtés, jvous dit, c’est dur ! Mais bien récompensé. Relisez. Relisez encore. Et encore. Relisez vos vieilles notes, et corrigez, corrigez encore, et toujours. Le correcteur d’orthographe de Word est très insuffisant !!! Conjuguez soigneusement vos verbes, et plus encore vos participes passés, au risque de rendre confus votre propos.

 

La mise en page : attention, danger ! Vous pouvez faire du pur art, un bloc justifié sans paragraphe, ça décourage le meilleur et le plus fidèle lecteur ! La police minuscule, ou pire, celle super originale que vous avez importé de je ne sais où et que votre ordi est le seul à lire, oubliez ! Je passerais sur le langage sms, les couleurs sur chaque lettre et autre originalité des skyblogs : laissez ça aux skyblogs.

 

II. LE FOND

 

Interrogez-vous : que voulez-vous ? Parler de vos sensations, de vos sentiments ? De votre dernière histoire d’amour ? De votre dernière partie de jambes en l’air ? Ou faire bander le lecteur ? Le distraire ? Le faire rire ? L’instruire peut-être ?

Autant vous le dire : oubliez les éjacs sur l’écran de l’inconnu qui vous lit si vous donnez les détails de la discussion téléphonique avec Marie-Ange qui a interrompu les ébats. On peut pas parler à la fois de cul et de sa vie. Ou alors qu’une infime partie.

 

Cernez donc votre lectorat : les filles de votre âge, les messieurs plus âgés, les jeunes loups, les pré pubères ? Choisissez, et à l’avenir, tenez-y vous ! Un exemple, totalement pris au hasard : moi... Je désintéresse absolument les ptits jeunes : trop de mots, et pas assez d’images. Un certain succès chez les hommes un peu âgés, et même un peu plus : quelques paroles d’Alain Bashung, et des prouesses sexuelles qu’ils ont déjà essayées, et qui leur rappellent bien des souvenirs. Et pas mal de filles aussi, plus ou moins de mon âge, qui ont toutes la particularité d’être de cochonnes, ou de tenir des blogs de l’acabit du mien. Même pas besoin d’aller les chercher, une recherche google, et ils y sont.

 

Le cinéma utilise des catégories qu’on appelle « genre ». C’est quoi votre genre ? Porno, érotique, sentimental, eau de rose ? Journal intime, fiction, gros délire verbal ? Là, pas obligé de s’y tenir : au gré de vos envies, pourvu que ça ne vous fasse pas changer de lectorat tous les quatre matins : les habitués, on s’y habitue, on les aime bien, les chassez pas. Une scène hardos au beau milieu de vos souvenirs de vacances fera fuir la ménagère de moins de cinquante ans qui aimait bien traîner chez vous, sans que vous le sachiez.

 

Voila, je crois que c’est une bonne base, qui laisse toute latitude à l’esprit fertile que vous êtes, apprenti scripteur. Votre prof de littérature vous le disait et vous ne l’avez pas cru, mais c’était vrai : dans un texte, chaque mot est choisi, sinon, ça ne vaut pas le coup d’être lu, et donc d’être écrit.

 

A bon lecteur, salut !

samedi, 21 octobre 2006

Sens dessus ni dessous

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Sens dessus dessous 

Avec tes coudes sous mes genoux

Et puis des bouts de toi dans tous mes trous

Agenouillé au creux de mon corps culbuté

Nos bras qui font des nœuds pour s’agripper

Mes jambes remontées

Et mon dos arc-bouté

Mes mains et mes pieds passés en collier

Trésor d’équilibre, de forces tendues, de muscles en action

De résistance aux chocs

Et aux bourrasques effrénées

Ancrée comme je peux

Par ton pieu délicieux

A ton aine agitée

Mes fesses offertes

Et mon corps calé

Ça vibre, il faut tenir

Ça rompt, faut pas glisser

Ou c’est un sacré pli

Que vous sentez passer.

jeudi, 31 août 2006

Fluides

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Nos volumes fluides

Ondulent, fluctuent,

S’usent en flux et reflux

Nos eaux fusent en chute

Nos lignes se culbutent

C’est un déluge

De bulles, de sillons drus

D’écume, de souillures

Les libellules affluent

Sur les rives de ma lagune

Littoral minéral

Pâle, sale que ton râle lave

De ses exhalaisons de bave

Exalté, tu balances

Une lave éjaculée

Qui affleure mes côtes

Ta flotte clapote

M’affole et me ballotte

Elle dégringole de motte en motte

Eclabousse grotte et glotte

Ma peau molle

Se love en ton moelleux

 

Ton fil mobile

Ton vit agile

Gicle et surgis

M’humidifie,

Me file le tournis en un roulis

C’est une goulée de mer

Qui s’écoule de tes nerfs

M’ébranle et m’enterre

M’emplit de turbulences

Brûlantes et filantes

Elle nourrie notre lit

D’où s’écoule, volubile

La lie de notre bile

 

Nos mouvements convulsifs

Evoluent sans volonté

Leur vol dérive, vibre, pivote

C’est un vertige vague

A la versatilité mouvante

Leur vivacité est un va-et-vient

De volte-face vibrantes

Qui s’élèvent d’émotions en vibrations

De contorsions en soubresauts

Leur ressort est un saut souple

Ils essorent nos corps

De tout effort

Prennent leur essor

Et se jettent sans peur dans la course

Suite secouante de sueur

De gifles, de glisses

D’atomes s’immisçant dans la clepsydre

De gestes lestes, prestes

Presque délassant

Si ce n’était l’ébat élancé

Cette danse chancelante

Cette inconstance sans confort

Cette reptation éprouvante

Pour nos muscles oscillants

 

L’ascension sinueuse

De nos pensées impulsent

Cette motion sémillante

Ces sursauts surgissant

De nos murmures susurrés

De nos saluts frissonnés

Nos saccades instables

S’épuisent de caprices

Et meurent dans un cri

Soufflé par nos synapses.

jeudi, 15 juin 2006

Pocopocopoc

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J’ai la tête éperdue

Mon épervier en rut !

Attention tu vas glisser

Sur mon jus qu’a coulé

Je m’retiens au lavabo

Toi à mon dos

Un qui dérape

Et c’est la chute qui dégnape !

Les pantalons sur les chevilles

Ca vous met l’équilibre en vrille…

T’avais pas le temps,

Soi-disant ?

L’a pas fallu grand-chose

Pour que tu me fourre ton chose

Au plus profond

Du con

Juste une léchouille là

Et un astiquage du bout des doigts…

Ca fait tac !

Tacatacatac

Et puis poc !

Pocopocopoc

Ancrage solide

Mon cul contre ton bide

Ca heurt, secoue

Déchevèle, ébroue

La volu

Qu’en peux plus !

Ah si

Elle retrouve l’énergie

De s’astiquer

L’minet

Ca pulse, ça crache

Toi, tu cravaches

Non mais t’as vu l’heure !

Même pas peur !

Jtai pas forcé

Ou alors un tantinet

Du bout des doigts, comme je disais

Mais suivez nom de dieu !

Vous voudriez p’têt qu’on s’y mette à deux

Pour vous expliquez lentement

Que l’amour, c’est du temps !

Qu'elles sont belles, ces heures...

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Elles sont belles

Elles s’étirent

Elles sont douces

Ces heures de caresses

Ces minutes vaporeuses

Ce temps de narcose…

 

Après la course au ciel

Les cris qu’on soutire

Mes jupes que tu trousses

C’est enfin la promesse

De longues minutes langoureuses

Sous nos paupières closes…

 

Ton ventre m’appelle

Ton cou soupire

Ta peau me pousse

A la paresse

De ma main heureuse

Qui sur toi se pose…

 

Des doigts en ribambelle

Se délassent à parcourir

Index après pouce

Tes épaules et tes fesses

Ton étendue laineuse

Et ton gentil chose…

 

C’est une plume, une ombrelle

C’est un doux rire

Cette heure sans frousse

Qui nous apaise et nous laisse

Entre deux eaux prometteuses

Du sommeil qui nous ankylose…

 

Ton corps s’est fait la belle

Le mien chavire

Ton esprit s’émousse

Sous mon geste preste.

Rendue voluptueuse

Cette heure nous repose…

lundi, 12 juin 2006

Seau d'eau

 

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Dans tes mains au chaud

Je fonds comme une noix

Du beurre sur le dos

L’oreille à ta voix

Je perle de plaisir

Au bord de l’éternuement

Les tripes qui voudraient rire

Comme si ça chatouille dedans

Comme une envie de croquer

De mordre à belles dents

Dans un met qu’il faudrait sucer

Apprécier doucement

Comme le soleil dans la face

Devant un putain de paysage

Que même entre tes doigts ça passe

Que tu peux juste gueuler de rage

Comme une soif  qui taraude

Sous un soleil de plomb

Qu’on t’apporte de l’eau chaude

Et une éponge pour gueuleton

C’est comme le bouquet final

Qui péterait dès le début

Puis une fusée intersidérale

Qui n’atterrirait plus

C’est une faim quasi rassasiée

Un gâteau encore dans le four

C’est vouloir se gratter

Et avoir les bras trop courts

C’est s’exploser un bouton

Ou péter en public

Rentrer un cube dans un trou rond

Ou avaler un bonbon qui se chique

C’est vouloir mais ne pas pouvoir

C’est être sur le point de…

C’est ouvrir grand les yeux dans le noir

Etre au bord de…

C’est puissant comme un orage

C’est beau comme un précipice

C’est bon comme 1000 mètres à la nage

Comme retenir la dernière goutte quand tu pisses

C’est une insatisfaction prolongée

Une envie irrésolue

Une gêne adorée

Ton membre dans mon cul.

jeudi, 08 juin 2006

Mon Poilu

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Mon crépu !

Lisse sous le dessus

Puis plus que poilu,

Ton dos hérissé,

Ton ventre barbelé,

Et tes épaules fourrées

Appellent la dextre à Volu

Comme le dos d’un matou moussu.

Mon velu !

Ca caresse sans y penser

Ca effleure sans efforcer

Ca chatouille sans m’échapper !

La chaleur sous ce duvet

S’amplifie de tes follets,

Tient au doux mes mollets.

Tu crisses sous la main

Mon câlin !

Du revers j’en fourrage le crin,

Ton épiderme matelassé,

Eparsifié, clairsemé

Ou intensément densifié.

J’y perds mes doigts

Et les retrouve un peu plus bas,

Les égare une nouvelle fois

Mon toisonné !

Pour les surprendre enserrés

Dans tes boucles compactées.

Sillonné, duveteux,

Matelassé, pelucheux,

J’y mets mes pieds, mon nez, mes yeux ;

Ton épaisseur à caresser

Se laisse follement rebrousser

Mon fouillé !

Ca s’effleure de la joue,

Ca se cajole de bout en bout

Tellement c’est doux.

Que de fourrure à farfouiller !

J’en désordonne l’affilée

Je tisse sans m’ennuyer

Je peigne, décrigne, tri

Mon fourni !

Je démêle à l’infini

Ta barbe dressée,

Tes joues encolliées,

Ta nuque enrobée,

Puis ton torse touffu,

Ton ventre pelu,

Enfin tes jambes toutes drues

Mon pelagé !

Que vive ta crinière étalée

Et ta soie échevelée.

mardi, 06 juin 2006

Interlude matinal

 

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C’est-y pas bon

Petit patapon

Ce soleil qui nous fait luire

Tralalire ?

Ca nous secoue les rêves

Petite pâte à sève

Nous tire les oreilles

Poil à l’oseille !

Jlai pas entendu sonner

Il a dû murmurer

J’aurais bien laissé entrer le vent

Si tu frissonnais pas tant

Ca m’aurait fait voler les jupons

Encore petit patapon !

« Tu fais l’andouille »

Ca t’épouille

Y a mille choses à faire

Tralalère

On les fera demain

Poil dans la main.

...

Petit poc amical

A cause des amygdales

Dans malade

Y a ma

Dans jachère

Y a chère

Dans zizi

Y a i

Ma chérie !

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