dimanche, 13 août 2006
Les nuits d'une demoiselle
Que c'est bon d'être demoiselle
Car le soir dans mon petit lit
Quand l'étoile Vénus étincelle
Quand doucement tombe la nuit
Je me fais sucer la friandise
Je me fais caresser le gardon
Je me fais empeser la chemise
Je me fais picorer le bonbon
Je me fais frotter la péninsule
Je me fais béliner le joyau
Je me fais remplir le vestibule
Je me fais ramoner l'abricot
Je me fais farcir la mottelette
Je me fais couvrir le rigondonne
Je me fais gonfler la mouflette
Je me fais donner le picotin
Je me fais laminer l'écrevisse
Je me fais foyer le cœur fendu
Je me fais tailler la pelisse
Je me fais planter le mont velu
Je me fais briquer le casse-noisettes
Je me fais mamourer le bibelot
Je me fais sabrer la sucette
Je me fais reluire le berlingot
Je me fais gauler la mignardise
Je me fais rafraîchir le tison
Je me fais grossir la cerise
Je me fais nourrir le hérisson
Je me fais chevaucher la chosette
je me fais chatouiller le bijou
Je me fais bricoler la cliquette
Je me fais gâter le matou
Et vous me demanderez peut-être
Ce que je fais le jour durant
Oh! cela tient en peu de lettres
Le jour , je baise, tout simplement
17:38 Publié dans Boîte à musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : colette renard
vendredi, 30 juin 2006
A l'ombre des maris
Les dragons de vertu n'en prennent pas ombrage,
Si j'avais eu l'honneur de commander à bord,
A bord du Titanic quand il a fait naufrage,
J'aurais crié: "Les femmes adultères d'abord!"
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,
Je suis derrière ...
Car, pour combler les vœux, calmer la fièvre ardente
Du pauvre solitaire et qui n'est pas de bois,
Nulle n'est comparable à l'épouse inconstante.
Femmes de chefs de gare, c'est vous la fleur des bois.
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,
Je suis derrière...
Quant à vous, messeigneurs, aimez à votre guise,
En ce qui me concerne, ayant un jour compris
Qu'une femme adultère est plus qu'une autre exquise,
Je cherche mon bonheur à l'ombre des maris.
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,
Je suis derrière...
A l'ombre des maris mais, cela va sans dire,
Pas n'importe lesquels, je les tris, les choisis.
Si madame Dupont, d'aventure, m'attire,
Il faut que, par surcroît, Dupont me plaise aussi!
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,
Je suis derrière...
Il convient que le bougre ait une bonne poire
Sinon, me ravisant, je détale à grands pas,
Car je suis difficile et me refuse à boire
Dans le verre d'un monsieur qui ne me revient pas.
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,
Je suis derrière...
Ils sont loin mes débuts ou, manquant de pratique,
Sur des femmes de flics je mis mon dévolu.
Je n'étais pas encore ouvert à l'esthétique.
Cette faute de goût je ne la commets plus.
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,
Je suis derrière...
Oui, je suis tatillon, pointilleux, mais j'estime
Que le mari doit être un gentleman complet,
Car on finit tous deux par devenir intimes
A force, à force de se passer le relais
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,
Je suis derrière...
Mais si l'on tombe, hélas! sur des maris infâmes,
Certains sont si courtois, si bons si chaleureux,
Que, même après avoir cessé d'aimer leur femme,
On fait encore semblant uniquement pour eux.
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,
Je suis derrière...
C'est mon cas ces temps-ci, je suis triste, malade,
Quand je dois faire honneur à certaine pécore.
Mais, son mari et moi, c'est Oreste et Pylade,
Et, pour garder l'ami, je la cajole encore.
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,
Je suis derrière...
Non contente de me dé plaire, elle me trompe,
Et les jours ou, furieux, voulant tout mettre à bas
Je cris:"La coupe est pleine, il est temps que je rompe!"
Le mari me supplie :"Non ne me quittez pas!"
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,
Je suis derrière...
Et je reste, et, tous deux, ensemble on se flagorne.
Moi, je lui dis:"C'est vous mon cocu préféré."
Il me réplique alors:"Entre toutes mes cornes,
Celles que je vous dois, mon cher, me sont sacrées."
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,
Je suis derrière...
Et je reste et, parfois, lorsque cette pimbêche
S'attarde en compagnie de son nouvel amant,
Que la nurse est sorti', le mari à la pêche,
C'est moi, pauvre de moi! qui garde les enfants.
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère.
17:04 Publié dans Boîte à musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : georges brassens
dimanche, 18 juin 2006
95 fois sur 100...
(Georges Brassens)
La femme qui possède tout en elle
Pour donner le goût des fêtes charnelles
La femme qui suscite en nous tant de passion brutale
La femme est avant tout sentimentale
Mais dans la main les longues promenades
Les fleurs, les billets doux, les sérénades
Les crimes, les folies que pour ses beaux yeux l'on commet
La transporte, mais...
Quatre-vingt-quinze fois sur cent
La femme s'emmerde en baisant
Qu'elle le taise ou qu'elle le confesse
C'est pas tous les jours qu'on lui déride les fesses
Les pauvres bougres convaincus
Du contraire sont des cocus
A l'heure de l'œuvre de chair
Elle est souvent triste, peuchère
S'il n'entend le cœur qui bat
Le corps non plus ne bronche pas
Sauf quand elle aime un homme avec tendresse
Toujours sensible alors à ses caresses
Toujours bien disposée, toujours encline à s'émouvoir
Ell' s'emmerd' sans s'en apercevoir
Ou quand elle a des besoins tyranniques
Qu'elle souffre de nymphomanie chronique
C'est ell' qui fait alors passer à ses adorateurs
De fichus quarts d'heure
Les "encore", les "c'est bon", les "continue"
Qu'ell' crie pour simuler qu'ell' monte aux nues
C'est pure charité, les soupirs des anges ne sont
En général que de pieux menson(ges)
C'est à seule fin que son partenaire
Se croie un amant extraordinaire
Que le coq imbécile et prétentieux perché dessus
Ne soit pas déçu
J'entends aller de bon train les commentaires
De ceux qui font des châteaux à Cythère
"C'est parce que tu n'es qu'un malhabile, un maladroit
Qu'elle conserve toujours son sang-froid"
Peut-être, mais les assauts vous pèsent
De ces petits m'as-tu-vu-quand-je-baise
Mesdam's, en vous laissant manger le plaisir sur le dos
Chantez in petto...
18:38 Publié dans Boîte à musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : georges brassens
samedi, 03 juin 2006
Le chat
A écouter sur la Boîte à Musique, colonne de gauche !
(Pow Wow)
Moi vouloir être chat
Me frotter contre tes bas
Je me ferais angora
Pour me blottir dans tes bras
Je te jure
J’boirais plus
Que du lait
Je n’aime plus la vodka
Moi vouloir être chat
Tous les soirs quand je te vois
Moi vouloir être chat
Retrouver sur les gouttières
Mes copines de litières
Prendre des mines chafouines
Me lécher les babines
Quand viennent tes copines
Moi vouloir être chat
Et ne risquer de tes doigts
Que des caresses sur moi
Moi vouloir être chat
Quand dehors il fait froid
Attendre mon repas
Tapi au creux de tes draps
Si un jour tu préfères
A mes félines caresses
Les canines d’un chien en laisse
Ne compte pas sur moi
Pour dormir sur le sofa
Je te montrerai de quoi
Est capable un gros chat
A ce jeu-là je suis un roi
Et la souris ce sera...
Toi...
11:00 Publié dans Boîte à musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sexe, musique, pow wow
mardi, 23 mai 2006
Les Spermatozoïdes
On oublie trop souvent que tout ça, cette chienne de vie de chien, ça a commencé par une lutte fratricide dans un bain de foutre… Vous vous-y voyez, dites ?
Ben oui, on est tous des meilleurs, des vainqueurs, même le premier des derniers d’entre nous… La crème de la crème, en quelque sorte…
LES SPERMATOZOÏDES( Les Trois Cent Millions )
Paroles de Ricet Barrier - Bernard Lelou
Musique Ricet Barrier - Bernard Lelou - Joseph Dejean
(Ricet BARRIER, parolier pas minable, tuemort !!)
Nous sommes 300 millions, massés derrière la porte
Trop serrés pour remuer, trop tendus pour penser
Une seule idée en tête, la porte, la porte, la porte !
Quand elle s'ouvrira, ce sera la ruée
La vraie course à la mort, la tuerie sans passion
Un seul gagnera, tous les autres mourront
Même pas numérotés, seul un instinct nous guide
On nous a baptisés : les spermatozoïdes.
Le prix de la victoire, c'est une fille de joie
Nous sommes 300 millions et un seul l'aura
Elle se fout du vainqueur, elle ne choisit même pas
Elle se donne à tout le monde, mais un seul à la fois
Elle attend bien tranquille dans son palais douillet
Le confort y est total, les serviteurs discrets
Pas de nuit, pas de jour, pas de bruit, que l'amour
L'amour, l'amour, l'amour, l'amour, l'amour, l'amour.
Nous bougeons lentement, faut pas s'ankyloser
Quand on est devant la porte, on voudrait s'arrêter
Si elle s'ouvrait maintenant, je serais bien placé
Mais non, les autres poussent, ça y est je l'ai dépassée
Et la ronde continue, la ronde des prisonniers
Mais ce que l'on attend, ce n'est pas la liberté
On ne se parle même pas, on garde les yeux baissés
On ne regarde pas ceux qu'il faudra tuer.
Soudain on s'arrête tous ...
Plus personne ne pousse ...
C'est l'instant qu'on attend ...
Très subtil le changement ...
On ne voit rien mais on sent ...
Dehors, ça bouge lentement ...
On espère, on redoute ...
On ne bouge plus, on écoute ...
Ca y est c'est parti, la porte est ouverte, c'est la ruée au dehors !!
Ne pas s'affoler, ne pas s'affoler sinon c'est la mort
Pas partir trop vite, la distance est longue, faut pas s'essouffler
Déjà les premiers ont été massacrés, bousculés, piétinés
Ce qui se passe devant c'est pas important du moins pour l'instant,
La mort vient dans le dos, le croche-pied vicelard et le piétinement
Le fouet bien en main j'en voit un qui s'approche, je l'attend
Il est a ma portée je me retourne, vlan ! d'un coup de fouet je le descends.
Faut être attentif, tous les nerfs tendus, prévoir le danger
Tout ce qui se passe autour, faut en être conscient, sentir et frapper.
Quand l'un tourne le dos, s'il est à portée on lui règle son sort
C'est la règle du jeu, la moindre pitié entraîne la mort.
Sacré Nom de Dieu, un coup de fouet a sifflé juste derrière mes oreilles
Mais je dois être cinglé pour philosopher à un moment pareil !
Le fouet tournoyant, je cavale à mort pour me dégager,
Le danger écarté, je reprend mon train, faut pas s'énerver,
Déjà la moitié, les trois quarts sont morts, ça s'est clairsemé
On court plus lentement, on piétine des corps, on est fatigué ...
Courir, courir, courir, courir, courir, courir,
Tenir, tenir, tenir, tenir, tenir, tenir,
Ceux qu'ont la rage de vivre, il n'y a que ceux-là qui tiennent
Maintenant on ne se bat plus, oh ce n'est plus la peine,
Les mecs tombent un à un, morts avant de toucher le sol,
Exténués, épuisés, vidés, rincés, ras le bol,
C'est bon de se laisser choir, dormir comme les noyés
Mais ceux qui se laissent tomber, c'est pour l'éternité.
Soudain je l'aperçois, il est devant mes yeux,
Il est là devant moi, ce palais merveilleux :
J'arrive ma toute belle, encore un petit effort !
Et je plonge dans la vie en sortant de la mort
Mais non, je ne suis pas seul, deux mecs m'ont précédé
Tellement épuisés qu'ils ne trouvent pas l'entrée
Je leurs tombe dessus, les écrasent, les bousculent,
Je leur piétinent la gueule et j'entre dans l'ovule.
Que c'est beau ... que c'est beau ...
J'entre dans un Paradis,
Elle est là cette garce de vie
Pendant neuf mois entre elle et moi,
Ce sera l'Eden, le Nirvana.
Je suis le vainqueur des 300 millions
Je sors du Néant, j'ai un nom
C'est merveilleux l'existence
Ca commence par des vacances ...
Que c'est beau ... que c'est beau ...
Je vais en jouir à plein de ces neuf mois sans problème
Tranquille, baignant dans l'huile, sans amour et sans haine
Sans froidure ni chaleur, surtout sans société
Parce que les autres, les vaches, ils m'attendent à l'entrée
Tous les autres vainqueurs, ceux qui sont déjà dehors,
Ils m'attendent pour se battre, pour voir qui sera le plus fort.
Ouais, quand je sortirai, il n'y aura plus de vacances,
Pendant soixante dix ans, la bagarre recommence ...
C'est la vie ... c'est la vie ... c'est la vie ... ( ad libitum )
16:50 Publié dans Boîte à musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sexe, ricet barrier




























