mercredi, 23 juillet 2008

Carnet de Correspondance amoureuse

Dans ma chambre, j’ai plein de petites boîtes. J’adore les petites boîtes. Rapport à mon besoin de croire que le foutoir de ma petite vie est rangeable... Dans ces petites boîtes, des tas, des piles, des tonnes de carnets, de cahiers, de calepins. Ils ont le même but que les petites boîtes, mais sur le plan des idées : journaux intimes, carnets à idées, à dessins, à petits trucs... J’ai la manie de la synthèse, moi qui suis incapable de retenir des détails, des dates, des numéros. Par exemple, quand je suis tombée sur ce bouquin (que je recommande chaudement aux incultes), j’ai résumé Le monde de Sophie de Jostein Gaarder, 557 pages.

 

Alors, quand je suis tombé sur ce petit carnet, dans ma librairie préférée, je me suis forcément dit qu’il me le fallait. Qu’il VOUS le fallait. Et puis, finalement, j’ai été déçue. Mais l’idée était bonne.

 

De quoi je parle ? De ça :

 

carnet corresondance j'ai u.JPGCarnet intime de correspondance pour pimenter votre couple.

De Gilles Bouley-Franchitti, illustré et annoté par Mai-Lan

Aux éditions J’ai Lu.

 

Les illustrations sont sympa, le principe plus encore, surtout pour ceux qui ont la nostalgie de leur carnet de correspondance du temps de leurs années collège... Mais il est décevant, néanmoins.

Parce qu’il est un peu fade et consensuel, et particulièrement insuffisant, aux yeux d’une Volubilis, et à ceux des volubilistes, d’un point de vue sexuel, voire plus simplement amoureux. Ce qui me paraît grave. Faisons fi des normes sentimentales !

 

Et prenons notre courage à deux mains. Le concept mérite mieux.

Alors j’ai pris mes plus beaux doigts, j’ai chaussé mes lunettes, et hop, j’ai imaginé un Carnet de Correspondance amoureuse rien que pour nous, cher lecteur.

Nous l’avons essayé avec Graindorge, et nous en sommes assez satisfaits.

 

Pour vous le présenter, voici le Mode d’Emploi, que vous retrouverez à l’intérieur, si le cœur vous en dit :

 

couverture carnet de correspondance.JPGBienvenue dans votre Carnet de Correspondance amoureuse... Vous venez de l’acquérir pour la modique somme de rien du tout, plus le prix de l’encre et du papier (ce qui défie toute concurrence), vous pouvez vous en féliciter. Il ne fait aucun doute qu’il saura se faire rapidement indispensable.

 

Sachez que tout d’abord, vous douterez. Vous trouverez ça neuneu, pour tout dire. Et puis, le temps passant, vous vous direz que telle chose y aurait bien eu sa place, que telle autre aurait dû être écrite... et ce bout de papier, que votre moitié vous a griffonné avec amour, pourquoi le jeter ? Alors qu’il aurait tout à fait sa place dans ses pages.

 

Ce Carnet de Correspondance est plus qu’un gadget qu’une fille bizarre a mis des heures, des jours à concevoir, c’est un outil fait pour le couple, par le couple.

 

Etant avant tout rien d’autre que quelques octets sous forme de traitement de texte, il est entièrement modulable et transformable. Aucuns droits d’auteurs ne pèsent sur lui, vous pouvez le diffuser ou le cacher, le retoucher, le tripoter, en faire ce que bon vous semble.

 

Ensuite, il sera un formidable objet de communication, pour tout plein de raisons : pour commencer, les mots ne suffisent jamais, ils sont imprécis, violents. Alors qu’un écrit est toujours réfléchi, voulu, pensé. Et puis... les paroles s’envolent, quand les écrits restent. Attention ! Ce Carnet n’est surtout pas fait pour tenir à jour les dossiers que vous ressortirez dans dix ans pour faire valoir je ne sais quelle mesquinerie ! Que du contraire... ici, que du bonheur, et des choses douces, même si ce Carnet vous servira aussi à vous engueuler, mais j’oserai dire, intelligemment. Pour finir, retenez que ce qui est dit, mis au clair, est périmé, on y revient plus. Ce Carnet sera peut-être la meilleure façon de ne pas piétiner, de ne pas reculer, de ne pas garder pour soi des choses qui aurait dû être dites... une de ces choses insignifiantes qui deviennent énormes quand le temps passe...

 

Alors... usez et abusez de votre Carnet de Correspondance !

...

 

Voici enfin les Règle d’or de ce Carnet :

 

Vous avez le devoir de le mettre à jour autant que possible : tout et n’importe quoi est susceptible de s’y retrouver, faites le tri, mais faites en sorte que le contenu soit riche, divers, hétéroclite, fou. Il finira par vous ressembler !

 

Il faut le consulter régulièrement pour qu’il serve vraiment. Et si votre moitié y avait ajouté quelque chose, sans que vous le sachiez ? Et si elle n’osait pas dire quelque chose, et que vous, butor, vous ne vous en étiez même pas rendu compte ? Pour pallier à ce genre de désagréments, il est demandé quasi systématiquement de mentionner la date de chaque ajout dans le Carnet... ainsi, si vous trouvez une information trop tard, vous saurez de combien de jours.

 

Du coup, il n’est absolument pas obligatoire de prévenir l’autre à la moindre mise à jour du Carnet... certaines choses peuvent rester là, en attente d’êtres lues au détour d’un feuilletage, d’autres nécessiteront d’être immédiatement mentionnées, selon vos envies, vos humeurs, la nature de la mise à jour...

 

Gardez-le donc à portée de main... mais pas à portée de tous ! Pas à portée des enfants, pas plus qu’à celle de vos meilleures copines, de belle-maman, ou du voisin. Sauf, si accord tacite entre vous.

 

Personnalisez-le autant que vous en avez l’envie, il est facilement modifiable, et pas forcément adapté à votre couple... colorer, coloriez, ajouter, des images, d’autres rubriques, d’autres colonnes aux tableaux... faites-le vôtre !

 

Ne le prenez pas trop au sérieux... l’austérité, le pragmatisme, parfois risible, de ses tableaux, des mentions obligatoires, des précisions à apporter ne sont là que pour rendre ce Carnet compréhensible et pratique. Votre couple est une chose sérieuse, beaucoup trop pour ne pas être prise avec légèreté.

 

Enfin, ne jetez pas ! La partie Archives, en fin de ce Carnet, accueillera sans broncher les feuillets remplis, les petits mots, les feuilles volantes... Songez à votre bonheur de les relire dans vingt ans...

 

Longue vie à vous ! Volubilis

 

Ca vous tente ? Téléchargez-le ! Et faites-en absolument ce que vous voulez : Carnet de correspondance amoureuse.doc

 

Attention ! Pour le lire, vous aurez besoin des polices suivantes !

Pour les installer, cliquez droit sur les liens, enregistrez-les où bon vous semble, puis dézippez le dossier dans C: > WINDOWS > FONTS. Je ne peux vous donner les Polices True Types, qui sont payantes. Donc, achetez-les, ou pas (elles sont déja installées sur Windows XP, pour les autres, j'en ai foutrement aucune idée), votre ordi les remplacera automatiquement par les polices les plus proches dont il dispose, ou modifiez les vous-même sous Word. Pour ceux qui sont sous Mac : euh.

 

Polices True Type : Mistral, Trebuchet MS, Viner Hand ITC, Vivaldi.

 

Porcelain : porcelain.zip

Chopin script : chopin_script.zip

Book Antiqua : bookantiqua.zip

Avant que... : avant_que.zip

Journal : journal.zip 

Vintage Erotique : vintage_erotique.zip

Miss : miss_brooks.zip

lundi, 11 février 2008

Macho man

fd375c229da592822c5536e16b39254a.jpgOn en vient souvent à parler de féminisme sur ce blog... On a l’habitude de considérer que ce mouvement est en fait une réaction allergique à l’attitude machiste de certains hommes... Pour ma part, je ne crois en l’existence ni de l’un, ni de l’autre... Comprenez : je ne sais pas ce qu’est un « macho », et par conséquent, je ne comprends pas le féminisme, cet ablateur d’utérus.

 

Je casserais donc la gueule du féminisme en dissertant aujourd’hui sur cette notion, le « macho ».

Qu’est-ce que c’est ?

Vous pouvez consulter la définition donnée par Wikipédia, pour ma part, je vous donnerais celle du Littré (13,90 € sans le Figaro) : MACHO : De l’espagnol « macho », mâle, du latin masculus. Homme considérant la femme comme socialement inférieure. MACHISME : idéologie et comportement reposant sur l’idée que l’homme est socialement supérieur à la femme. « Je suis plus sensible au racisme qu’au machisme, mais de toute façon je considère que la lutte féministe est une lutte contre le racisme », C. BEYALA.

 

Ah, les hommes... cette manie d’aimer les bikinis... mais aussi, cette manie qu’on a d’en porter ! Et cette horrible tendance à mater des pornos en se branlant frénétiquement... Et alors, pas vous ? Sans compter cette sainte horreur qu’ils ont du ménage et de la vaisselle... et alors, PAS VOUS ?

 

Pour approfondir la réflexion, vous trouverez ici un exemplaire assez intéressant de ce type de types... C’est surtout drôle, non ? Et plein de vérités aussi...

 

Un peu comme ces « 10 commandements du parfait macho », trouvé dans un magazine féminin dont j’ai oublié le nom... mis à part, peut-être, le commandement numéro 1, c’est plein de bon sens !

 

1. Autant que possible, si vous avez quelque chose à nous dire, faites-le pendant les pubs à la télé.

2. Le shopping n’est PAS un sport. Et non, il n’est pas question que l’on change un jour d’opinion sur le sujet.

3. Demandez ce que vous voulez, directement et clairement :

-les allusions subtiles, on ne comprend pas !

-les allusions claires, on ne comprend pas !

-les allusions évidentes, on ne comprend pas !

4. « Oui » et « non » sont des réponses parfaitement acceptables pour n’importe quelle question.

5. Un mal de tête qui dure 17 mois, c’est une maladie. Consultez un médecin.

6. Si vous vous trouvez trop grosse, c’est que vous l’êtes probablement. Donc, il est inutile de nous pose la question toutes les trente secondes.

7. Vous pouvez nous demander de faire quelque chose, ou bien nous dire comment vous aimeriez que cette chose soit faite. Mais pas les deux à la fois. Si vous connaissez déjà la meilleure manière de faire cette chose, inutile de nous le demander : faite-la vous-même.

8. Christophe Colomb ne s’est pas arrêter pour demander sa route... eh bien nous non plus.

9. TOUS les hommes ne voient que 16 couleurs, pas plus. Inutile de vouloir nous en faire dénombrer davantage :

-Pêche, par exemple, c’est un fruit, et pas une couleur.

-La différence entre mauve, violet et fuchsia, connaît pas...

10. Si on vous demande « Qu’est-ce qui ne va pas ? » et que la seule réponse qu’on obtient c’est « rien », on agira alors comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes. On sait que vous mentez dans ces cas-là, mais on n’a pas forcément envie de chercher à en savoir plus.

 

En faisant mes petites recherches sur le net, j’ai découvert que c’était la version politiquement correcte d’une page (celle-ci), que je retranscris ici : voici donc, « les hommes, par les hommes », encore la meilleure façon de les appréhender :

 

1. Les seins des femmes sont faits pour être regardés et c’est pour cela qu’on les mate. N’essayez pas de changer cela, c'est comme ça, c'est tout.

1. Apprenez à utiliser la lunette des W.C.. Vous êtes des grandes filles. Si la lunette est relevée, abaissez-la. Nous, on a besoin de la relever, vous, vous avez besoin de la baisser. Et vous ne nous entendez pas nous plaindre de devoir la relever, non?

1. Samedi = sports. C’est comme la pleine lune ou les marées : un phénomène naturel sur lequel aucun être humain ne peut avoir de prise.

1. Le Shopping n’est PAS un sport. Et non, il n’est pas question que l’on change un jour d’opinion là dessus.

1. Pleurer, c’est du chantage.

1. Demandez ce que vous voulez directement et clairement. Pour être sûr que vous compreniez bien :

Les allusions subtiles, on ne comprend pas!

Les allusions claires, on ne comprend pas!

Les allusions évidentes, on ne comprend pas!

DITES LE, UN POINT C’EST TOUT!

1. ‘OUI’ et ‘NON’ sont des réponses parfaitement acceptables pour n’importe quelle question.

1. Venez nous parler d’un problème uniquement si vous désirez qu’on le résolve. C’est ce qu’on fait. La sympathie, c’est ce que vous obtiendrez de vos amies. Elles sont faites pour ça.

1. Un mal de tête qui dure 17 mois, c’est une maladie. Consultez un médecin.

1. N’importe quelle chose que nous avons pu dire il y à 6 mois n’est pas acceptable comme argument lors d’une dispute. En fait, tous nos commentaires sont nuls et inutilisables après 7 jours.

1. Si vous vous trouvez trop grosse, c’est que vous l’êtes probablement. Inutile de nous le demander.

1. Si une chose que nous avons dite peut être interprêtée ou comprise de plusieurs manières, et que l’une de ces manières vous rend triste ou en colère, alors, considérez que nous voulions donner un autre sens à ce que nous avons dit.

1. Vous pouvez nous demander de faire quelque chose ou bien nous dire comment vous aimeriez que cette chose soit faite. Pas les deux. Si vous connaissez déjà la meilleure manière de faire cette chose, faites-la vous-même.

1. Autant que possible, si vous avez quelque chose à dire, dites le pendant les pubs à la télé.

1. Christophe Colomb ne s’est pas arrêté pour demander sa route… eh bien nous non plus.

1. TOUS les hommes voient en 16 couleurs, pas plus. Inutile de vouloir nous en faire dénombrer plus.

Pêche, par exemple, c’est un fruit pas une couleur.

La différence entre mauve, rose et fuschia, connaît pas.

1. Si ça démange, il faut se gratter. C’est naturel, et c’est ce qu’on fait.

1. Si on demande “Qu’est-ce qui ne va pas" et que la seule réponse qu’on obtient, c’est ”rien," on agira comme si tout était OK. On sait que vous mentez dans ces cas-là, mais on a aucune envie de chercher à en savoir plus.

1. Quand on doit sortir ensemble quelque part, quelque soit votre tenue, elle vous ira formidablement, vraiment.

1. Ne nous demandez pas à quoi on pense, à moins que vous ne souhaitiez parler de :

Sexe

Sport

Voitures

1. Vous avez suffisamment de vêtements.

1. Vous avez trop de chaussures.

1. Je suis en forme. Rond, c’est une forme.

1. Merci d’avoir lu ceci jusqu’au bout; Oui, je sais, je vais devoir coucher sur le canapé ce soir, mais saviez-vous que les hommes ne détestent pas ça et considèrent cela comme du camping ?

 

Une fois de plus, et malgré les prétentions humoristiques, c’est plein de bon sens... sauf peut-être cette histoire de lunette des toilettes... bien sûr, dans la mesure où il leur serait nécessaire de la relever, pourquoi se plaindre de devoir la baisser ? Le seul problème, dans ce cas de figure, c’est quand on trouve de la pisse qui a giclé un peu partout, et qu’on est la seule à laver les toilettes... Mais au fond, pourquoi les hommes font-ils pipi debout ?? Parce qu’ils le peuvent, contrairement à nous, peut-on supposer, mais est-ce une nécessité de le faire pour autant ? Je crois être la seule à avoir un mari qui fait pipi assis, et franchement, je l’en remercie... Après en avoir discuté avec lui, il apparaît qu’il n’a pas la sensation d’être diminué dans sa virilité.

 

De cela, il nous faut conclure : oui, en effet, les hommes ne sont pas des femmes, pourquoi faudrait-il qu’ils nous ressemblent ? Mais surtout, surtout, les chats ne font pas des chiens !! Si fiston est un con, peut-être faudrait-il se tourner vers papa et maman, pour se faire une idée du pourquoi du comment... Ci-dessous, un article trouvé là, pas trop mauvais ma foi, même s’il tire un peu sur le manuel de psychologie chiant genre « comment réussir sa vie en 10 étapes », qui nous donne quelques idées pour ne pas devenir la mère d’un futur macho :

 

Mamans : élevez un homme, pas un macho

(MFI) Peu de femmes sont capables de reconnaître : « Mon fils est macho ; c’est de ma faute ». Et pourtant… Au lieu de vous plaindre sans cesse des hommes, qui gagnent plus que vous pour le même travail et ne font rien à la maison, essayez de les changer. C’est-à-dire, de les élever autrement. Pas difficile, il suffit de suivre les dix commandements suivants.

Règle n°1 : ne faites pas d’enfant avec un macho. Une évidence ? Pas si sûr. Pour faire grandir un garçon épanoui, mieux vaut ne pas aimer un homme terrorisé par les femmes ou méprisant à leur égard. Et si vous êtes malgré vous tombée sous le charme d’un bel hidalgo, évitez de vous comporter en femme soumise et mettez-le à la vaisselle. Votre fils l’imitera d’autant plus naturellement qu’il se sentira du même coup autonome, affranchi de sa dépendance à l’égard des femmes.

Règle n°2 : ne soyez pas une mère dévorante (plus connue sous le nom de « mamma » ou de « mère juive »). Comme le rappellent Stéphane Clerget et Pascale Leroy dans leur pertinent petit livre Elever un garçon aujourd’hui (1), la fusion mère-fils est l’un des terreaux essentiels du machisme. Faute de savoir comment être lui-même, le fils s’appliquera à ne pas être comme maman, « en se persuadant qu’elle est moins bien que lui ».

Règle n°3 : laissez de la place au père. A partir de deux-trois ans, le petit garçon prend conscience de son sexe et cherche à se démarquer de sa mère (sans quoi il resterait un bébé, dépendant et sans sexe). Il a alors besoin de modèles d’identification. C’est l’un des aspects essentiels du rôle du père : « en cassant la fusion, il défend le garçon d’une possible dévoration maternelle ». De même, encouragez les contacts avec d’autres hommes.

Règle n°4 : ne tolérez pas les colères et les crises d’autorité de votre fils sous prétexte que c’est « viril » ou « hormonal ». Pour se décoller de sa mère perçue comme toute-puissante (donc menaçante), le charmant bambin va passer, à partir de deux ans, par la fameuse phase du non. Tout en étant compréhensive, il faut savoir rester ferme et remettre les pendules à l’heure quand l’enfant se comporte en petit tyran.

Règle n°5 : évitez de proférer des généralités malfaisantes sur les hommes devant votre petit garçon : « Atteint dans son identité masculine, il pourrait alors chercher à l’affirmer de façon outrancière ».

Règle n°6 : votre compagnon vous a lâchée. Vous avez le droit de penser que c’est un sale type mais évitez de collectionner ouvertement les amants pour vous consoler. Devenu adulte, votre fils pourrait redouter de se faire manipuler ou dévorer par des « croqueuses d’hommes » et se conduire en macho pour se protéger.

Règle n°7 : sachez gérer la fratrie. Deux écueils à éviter : d’une part, ne pas présenter vos filles comme des petites choses fragiles en délégant à leurs frères une partie de votre autorité sur elles ; d’autre part, ne pas exiger des filles qu’elles soient toujours aux petits soins avec leurs frères. Ils auraient ensuite du mal à comprendre que toutes les femmes ne soient pas à leur disposition.

Règle n°8 : n’érotisez pas tous les rapports de votre pré-ado avec les filles (en lui demandant s’il est amoureux dès que vous le voyez discuter avec une copine devant le collège). Cette pression pourrait donner l’impression que pour être un garçon, il faut absolument séduire toutes les filles. Au contraire, mieux vaut valoriser l’amitié, qui permet des relations d’égal à égale.

Règle n°9 : gardez vos distances avec votre ado. Vers 12-13 ans, le garçon cherche à s’affirmer en tant qu’homme alors que dans le même temps, la puberté réactive les conflits oedipiens. Tiraillé entre son désir pour sa mère et son besoin de s’en démarquer, il peut réagir violemment… par une crise de machisme. Surtout, restez zen et n’hésitez pas à appeler le père à la rescousse. Ne tolérez pas les insultes et respectez la distance imposée par votre fils (finies les papouilles et les balades dans l’appartement en tenue d’Ève).

Règle n°10 : parlez dès le plus jeune âge à votre fils de la différence sexuelle entre garçon et fille. D’abord, calmez son sentiment de surpuissance en expliquant que non, il ne manque rien aux filles : elles aussi ont un sexe, mais il est caché à l’intérieur. Ensuite, combattez leur complexe d’infériorité en leur disant que les garçons aussi donnent la vie, que sans leurs graines, les femmes ne pourraient pas concevoir de bébé.

 

(1) Elever un garçon aujourd’hui, En faire un homme, pas un macho, Dr Stéphane Clerget et Pascale Leroy, Albin Michel, 134 pages.

 

Sophie Boukhari

 

A la naissance de ma fille, on m’a offert tout un tas de fringues, majoritairement... roses. C’est la que commence la malédiction sexuelle ! Les mamans d’antan n’ont pas appris à leur rejeton à faire la vaisselle, laver le linge etc... en deux mots, à s’occuper d’eux tous seuls comme des grands, pourquoi s’étonner qu’ils n’en soient pas capables devenus grands ? Sans compter que ça répondait à un impératif pragmatique : pendant que les hommes de la maison allaient suer dans les champs, fallait bien quelqu’une pour s’occuper de la maison, du repas et des gosses. Partage des tâches qui aujourd’hui nous révolte, mais frappé au coin du bon sens en son temps... Le souci, c’est que le féminisme a donné aux femmes le droit d’aller travailler elles aussi... tout en continuant à faire ce qu’elles ont toujours fait : des enfants, le ménage, et le repas du soir. Allez vous en plaindre à votre mère qui avait peur de faire de son fils un homo si elle lui apprenait à plier le linge.

 

Les hommes ne sont pas des machos, non, ils sont juste plus simples de fonctionnement que nous... Si vous envisagez vos relations avec eux sur le mode de la guerre, on s’en sort pas ! Cessez de vous plaindre, et passez au dialogue simple, qui consiste à dire les choses en temps et en heure, au lieu de tenir le journal secret (jusqu’au grand déballage, celui qui précède le divorce) de vos griefs.

 

Je crois que je n’ai qu’une chose à reprocher aux hommes... le monde qu’ils ont fait... Allez, ne le niez pas, messieurs, le désordre géopolitique actuel, c’est vous, les hommes sur la Lune et les robots sur Mars, le vaccin contre la rage, c’est vous ! La découverte des Amériques et la propagation de la grippe et de la syphilis qui s’ensuivit, c’est encore vous ! Il faut l’admettre, si la terre n’avait été peuplée que de femmes, les notions de frontières et de guerre n’existeraient pas, et l’être humaine gratterait la terre pour se nourrir de baies et de racines, sans télé, nue de la tête aux pieds, à passer son temps à forniquer entre elles sous les arbres, dans un rayon de soleil. Sans même une bite pour épicer le tout. Merde.

mercredi, 31 octobre 2007

Oui !

Sous ses apparences de blog éroticomaniaque, cet espace où vos yeux flânent en ce moment, est un blog de fâme, de fumelle, de nénette, de fendue, bref, il se tourne résolument vers l'espèce à laquell appartient son auteure, celle des êtres humains à chatte et à peau douce. Les femmes. Pour n'insister que sur ce qui la sépare des êtes humains de sexe masculin, j'ai retenu trois critères : physiologie (Encyclopédie féminine), sexualité (Encyclopédie sexuelle), plus une espèce de catégorie bâtarde, à prétention psychologique, mais résolument émotionelle : l'Encyclopédie amoureuse. Si le Journal de mon cul est soigneusement entretenu, que dire de cette catégorie mal dégrossie, où la seule clameur est celle de mon ptit coeur qui cogne fort pour celui qui partage ma vie ??

Suite au plantage de mon blog, je remet petit à petit les anciens posts, que j'exhume de mes dossiers, et je constate, stupeur, qu'il m'en manque, et du coup, pas encore un papier sur l'état de mon coeur. Sans compter que ce fameux plantage de blog a fâcheusement coïncidé avec mes tentatives de partager avec vous un des plus important moment que mon coeur ait connu : mon mariage. Alors, avant d'éventuellement retrouver et mettre en ligne d'anciens posts de cette catégorie, je vais mettre le post que je vous destinais à l'époque, accompagné des images faites alors... C'est cours et rapide, limite désintéressé, et pour cause : le gros déballage était plutôt prévu sur jubii, déballage que je m'enquiert en ce moment même de mettre en ligne. Ne soyez donc pas surpris par la froideur et la courtitude du propos, et soyez un peu patient pour aller visiter l'autre blog.

Joyeuses noces en ma compagnie.

OUI ! 

 

Comment ça la nuit, et le voyage de noce s’éternisent ? sachez que la première a été très courte, et que le second n’a pas eu lieu. Ce qui m’a tenue loin de vous est d’ordre strictement tout autre... Le premier poste d’un fonctionnaire, ça lui prend tout son temps, surtout quand les secrétaires chargées de votre dossier sont en vacances jusqu’à l’avant-veille de la rentrée, que vous avez encore raté votre permis, et que vous avez été affectée dans un lieu où même les bus ne vont pas. Me cherchez pas, je suis tendue !

 

Et puis mine de rien, j’entame un cinquième mois de grossesse.

 

C’est beau non ? mais c’est fatiguant. Et puis les hormones jouent sur l’humeur, tout ça, bref, parlons de choses plus amusantes : les noces. Merveilleuses, qu’elles furent.

 

Pour un récit détaillé, c’est par là. Pour ceux que ça intéresse moins, restez là, je vous fais le topo.

 

689aee84927a28f75fab8475bc0e49fc.jpgDéjà, il était beau. Ensuite, je l’étais aussi. Voici pour vous, mesdames et mesdames, les mariés, et leurs atours. Attention, c’est très blanc cassé.

 

Puis, la mairie, républicaine, et bien remplie. Administrative.dfab62ae25216c93ea862ba7dea7b57d.jpg

 

28d168acfea0a7c97e391aa97dd202b7.jpgEnsuite, le cadre des festivités : verdoyant, herbu, champêtre. Idyllique. Avec des enfants qui courent et de la terre sous les semelles...

 

Puis vinrent les repas, arrosés, copieux, délicieux, appréciés, comme ils se durent. Mémorables.6c883b9ed664377c4260dffea6879e8f.jpg

 

a46954f39c784b46da7df67e29683dfb.jpgEt puis on a bien guinché.

 

Enfin la mariée eu de belles cuisses, et de jolis gants (et elle portait des porte-jarretelles). Mais elle s’est quand même sentie seule... J'ai beaucoup souffert, bien plus que ce que j'aurais imaginé, pendant cette jarretière...b7cc6af472a3dfd7795b547cac129f76.jpg

 

Voila, des choses à mettre au compte de notre boîte à souvenirs à tous les deux...

 

Reprenons les choses graves, puisque l’heure est aux absences...

 

Je pars demain pour un moment, assez loin, et à pied. Ce qui fait que je vais continuer à me faire rare. Mais une bonne nouvelle  vu les kilomètres qui s’annoncent, le congé de maternité risque fort de s’anticiper. Alors à bientôt ?

 

 

Douceurs.

mardi, 03 octobre 2006

Physiologiquement vôtre

2099417687.JPGIl est là, en face de moi, il fait n’importe quoi, peu importe, quoi qu’il fasse…

 

Il a tout sur lui, il n’oublie jamais rien :

 

Il a bien ces yeux, bleus, clairs, verts, je ne sais jamais, ça dépend du temps, de son humeur de la mienne. J’y fais 1000 brasses dedans, et j’y descends autant que je veux, je ne touche jamais fond. Je peux m’y jeter, j’aurais même pas mal. Je peux m’y lover, m’y recroqueviller, m’y cacher, il y a toute la place nécessaire, et juste la place nécessaire.

 

Il n’a pas oublié ses poils non plus. De son crâne à ses joues qui grattent, de son torse à son aine, il est bouclu, dru, velu, moussu. Souvent c’est noir, mais des fois ça grisonne, ça dore, ça argente, ça brille, ça crisse et ça glisse.

 

Et puis il y son torse, son torse ! Il est tout bombé de fierté, c’est comme s’il jetait son cœur sur la table, qu’il le tend tout le temps, son torse qu’on sent fort, dense et puissant. Tu poses la main dessus, et c’est une avalanche de moelleux, de picotis, de chatouilloux, de reviens-y.

 

Le tout sur un ptit cul pas bégueule, avec ses jambes qu’il fiche partout où il va, simplement charnues, solides, et tout en courbes.

 

Sans omettre ses bras lacés de muscles, ses avant-bras sui enserrent, ses mains qui caressent, et que j’aime tant voir posées sur moi. Ca frise sur le dessus, c’est dur sur le dessous, tendre au milieu et jusqu’au fond.

 

Il me sourit, toujours, avec ses lèvres douces et qui ne parlent que de douceur, doucement, ça fait briller encore plus ses yeux, ça met des ptits bouts de vagues et des recoins pas sombres du tout dedans, ça les rends infiniment gentils.

 

Il met un bras autours de mes épaules, l’autres sur mes hanches, et je me retrouve tout contre sa chaleur et son volume, me serre, m’embrasse.

 

Je fonds.

 

Il est là depuis deux minutes, peut-être même moins, et j’ai une envie de lui à m’en faire fuir le ciboulot, à m’en griller irrémédiablement les synapses, à m’en faire bouillir le bas-ventre.

 

C’est violent mais tellement agréable…

 

Et puis, il parait, scientifiquement, que ça ne durera pas… Comment appellent-ils ça, déjà ? Ah oui : l’amour physiologique. Si le corps de votre cher et tendre vous émeut, c’est rien qu’à cause de vos hormones, et rien que pour propager l’espèce. Concrètement, ça dure en moyenne deux ans : le temps de copuler, enfanter, et d’élever suffisamment longtemps votre enfant pour vous dire qu’il serait bête de revenir en arrière.

 

C’est peut-être vrai, après tout.

 

J’ai déjà perdu toute émotion pour un corps, et en moins d’un an même. Comme il m’est déjà arrivé de désirer encore, encore et encore, des années et des années.

 

Je ne suis évidemment pas pressée que ça cesse. Et je ne voudrais jamais voir son regard s’ennuyer quand il le pose sur moi.

 

Les corps changent avec le temps, on le sait, et c’est tant mieux. Aimerait-il indéfiniment mon corps s’il restait indéfiniment jeune et lisse, tendrement rose ?

 

Pas évident de répondre. C’est ça ses critères de beau, mais ça peut changer, il peut s’y habituer, s’en blazer.

 

Je n’ai pas de tels critères. Les trop beaux ne m’inspirent que méfiance, les laids me rendent curieuse, et je croyais ne pas aimer les poils…. L’important, c’est que tout se tienne : l’attitude, la voix, l’odeur doit être accordé au reste, et c’est tout ce qui compte. Un bel imbécile reste un imbécile, un flambeur ce n’est que du vent. Un doux, un tendre, un mesuré, qui est doux, tendre et mesuré jusque dans ses mots, ses yeux et ses mains, c’est un beau, c’est tout.

 

Il peut changer, vieillir, grisonner, prendre du ventre, se dégarnir… s’il reste ce qu’il est, tendre, calme et solide, il sera toujours beau.

 

Quant à moi, c’est promis, je resterais toujours, et indéfiniment, folle, curieuse, rieuse, légère, impatiente… belle dans tes yeux ?

lundi, 19 juin 2006

Bonjour...

00ebc8d86b5ba784a7d420c940bf4924.jpgJe n’ouvre pas les yeux.

 

J’écoute.

J’écoute sa respiration, j’écoute le matin.

J’écoute ses bras qui me cherchent, son corps qui se tend vers moi. J’écoute sa peau qui m’effleure.

J’écoute les draps qui s’éveillent eux aussi, qui se remplissent de nos mouvements nouvellement conscients. J’écoute le soleil entrer sans frapper, j’écoute la journée commencer.

 

Je me rendors.

M’éveille encore.

Ses bras, sa respiration. Son odeur. Sa peau sur la mienne, c’est comme si toute la douceur de ce foutu monde venait traîner sur mes flancs, comme si elle s’était réfugiée dans ses mains, le seul endroit sur terre qui vaille la peine.

 

Il est chaud.

Encore tous retournés par le sommeil, un peu perdus, un peu vaporeux, tout froissés, des rêves qui s’attardent dans les cheveux, on se cherche, on se trouve, on se cale l’un dans l’autre. Mes cuisses tâtonnent à la recherche du creux de ses genoux, mon dos son ventre, mon cou son souffle. Ses bras, ses bras, ses bras.

Tout est là. Ecrin.

On roule lentement, on se frotte doucement, ça fait pétiller le cerveau, pas un à-coup pour nous rappeler, déjà, la pesanteur qui règne hors du lit. On se rétracte pour garder le bon, le doux, le chaud, encore un peu plus longtemps dans le ventre, sur le dos, on ne laisse pas s’échapper trop vite la volupté silencieuse de la nuit.

 

« Bonjour ma Volu… »

Ca tinte dans l’oreille, ça me coule doucement sur la tête, c’est du miel sur moi.

 

J’ouvre les yeux. C’est tout palpitant, tout coloré, tout lumineux. C’est frais.

Je vais chercher ses yeux. Ils sont là. Verts, bleus, mi-clos.

 

Encore un mouvement, me serrer contre lui encore plus fort, pour aller puiser encore plus, de chaleur, de douceur, de temps arrêté… Tout est bien là.

 

J’ai les yeux ouverts, le ventre en appétit, les pensées rieuses.

Bonjour mon ange.