vendredi, 30 mai 2008
Inculqué
Avril 2008 : la justice française annule un mariage pour le motif que la mariée n'était pas vierge, ce qui correspond à une tromperie de sa part, estime-t-elle...
De une : euh, j'ai pas bien entendu... en France ??
De deuze : je propose qu'on la lapide, en sus.
De troize : le marié a découvert le pot aux roses le soir des noces : comment s'y est-il pris exactement ??
Ce soir, sujet du JT sur la 2 : la reconstruction chirurgicale de l'hymen. Une jeune maghrébine y fait part de ses motivations : "c'est inculqué en moi", elle DOIT avoir un hymen intact pour pouvoir se marier.
De une : si c'était vraiment inculqué en elle, comme elle dit, elle n'aurait pas couché avant le mariage.
De deuze : tout ça n'est visiblement pas une histoire de virginité, donc, mais bien d'hymen.
De troize : et la tromperie, elle est comment là ?
Je suis morte de rire, de honte, et d'indignation.
21:45 Publié dans Encyclopédie sexuelle | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : hymen, virginité, mariage
samedi, 19 avril 2008
Le petit rose
(Blague con, petite forme la volu...)
Il est tout mignon, tout neuf, ça vient de sortir.
Attention, pas dans un de ces sex-shop glauques malfamés (j’y ai déjà vu des flics, c’est vous dire !) où l’on a honte d’entrer, des fois qu’on y rencontrerait le voisin ou le boss, non ; c’est en vente chez Leclerc, rayon pharmacie, à côté des anneaux vibrants et des gels de massages comestibles. Si.
Ça c’est de la démocratisation, comme on dit !
Rien que pour vous, Volu l’a essayé, parce que les godes qui peuplent son placard à malice ont l’affreuse tendance à être ennuyeux, en panne, ou un peu trop gros pour un émoustillage-express...
Déjà, il a une bonne bouille, avec son design dauphinesque, et son ptit nez tout fin est une bonne entrée en matière... pis il est rose tout pâle, ça aussi c’est meugnon, exit les horribles godes-imitation-peau-avec-veines-en-prime-moulé-sur-des-primates... Le toucher est super doux, en silicone, ça change des plastiques trop dur ou des espèces de gelées toutes molles... seul hic : il attrape la moindre poussière comme pas permis... de toute façon, vous n’envisagiez pas de vous l’introduire sans le nettoyer préalablement, hmmm ? Ou alors, pour les plus pressées qui n’ont pas le temps de quitter leur couche pour s’envoyer, il reste... la capote ! Oui, hygiène et lubrification garanties !
Résistant à l’eau, paraît-il, mais là, je dois croire le fabricant sur parole, parce que sérieux, il en a pas l’air : le culot se dévisse tout le temps, et y a une fente grosse entre ledit culot et le gode en lui-même, avec un ptit joint ridicule... et comme j’ai pas envie d’abîmer tout de suite mon nouveau joujou, ben j’ai pas envie de tester !
Ensuite, ben, c’est un vibro, pas un banal phallus de substitution ! La plupart des vibros possèdent plusieurs vitesses de vibrations, du gentils gazouillis au programme essorage... celui-là ne déroge pas à la règle, mais en plus, il possède 3 programmes « coups de boutoir »... : série de vibration, repos, série de vibrations, repos, avec trois vitesses différentes en ce qui concerne le temps de repos et l’intensité des vibrations... Pas de molette à tourner, c’est deux petits boutons, un + et un -, qui se charge des variation. Appuyez longuement sur le + et l’outil se met en branle, puis à chaque clic, la vitesse augmente... puis rappuyez de nouveau longuement sur le +, et les programmes boutoirs rentrent en action. Pas belle la vie ?
Alors évidemment, les « coups de boutoir », c’est surtout une façon de parler, vous attendez pas à rester scotché au matelas sous la force des coups... Et puis en matière de vibrations... ben comme tous les vibros, c’est surtout la main qui tient l’engin qui les ressent, et là, c’est vraiment chiant sur ce gode là, ça vous engourdit la paluche en moins de deux !
Pour y pallier, le mieux, c’est de se coincer l’objet entre les cuisses, et d’occuper ses mains à caresses et branlation...
Voila, en résumé : encore un gadget pour faire mousser Michel-Edouard en lui donnant l’impression d’être le sauveur de ces dames, top branchouille et sans complexes... Le prix : 50 euros !! Ben, il a vraiment de la chance que je regarde jamais les prix quand je fais mes courses, lui !
Mais allez, je le pardonne presque, parce que maintenant, le petit dauphin rose est devenu un bon pote, que je ne range plus dans l’armoire à malice, mais à portée de main sur ma table de chevet.
23:34 Publié dans Encyclopédie sexuelle | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sexe, sexualité, gode
mercredi, 16 avril 2008
Nuit de noce
Quoi, cet impondérable de la mythologie sexuelle de jadis et d’aujourd’hui, d’ici et d’ailleurs, ce marronnier quasi universel, qui vaut presque autant son pesant de cacahuètes que la non moins célèbre (par chez nous du moins) enterrement de vie de garçon, et dans une moindre mesure, de jeune fille (pourquoi on s’embête à ajouter « jeune », d’ailleurs, dans ce cas-là ? Non, ne répondez pas, je crois avoir la réponse...), ne figurerait pas dans l’Encyclopédie Sexuelle ipoméenne ?! Erreur réparée !
Tout d’abord, un peu d’histoire et de culture... Vous pensez qu’on va parler de vieux machins, et bien non, sachez que tout cela est parfois, dans certaines cultures, encore d’actualité... La preuve !
Pour la plupart des civilisations au sein desquelles la femme est considérée comme inférieure à l’homme - et en sommes-nous bien sorti ? – l’épouse est souvent « attribuée » à l’homme, et l’on attend d’elle qu’elle soit pure, donc vierge, ce qui pouvait donner lieu à l’édification d’un certificat le garantissant. Aussi la nuit qui suit le mariage est-elle celle où la femme est sensée perdre sa virginité... et l’homme prouver sa virilité, en brisant l’hymen de la belle, puis en exposant aux yeux du village assemblé le drap tâché de sang attestant de ces deux qualités concernant les époux. Une mariée qui n’était plus vierge, ou un mari impuissant pouvait entraîner l’annulation du mariage. On sait aujourd’hui que des femmes, pourtant vierges, peuvent ne plus avoir d’hymen, ou en avoir un trop petit pour maculer un drap, ce qui devait, lorsqu’on l’ignorait encore, engendrer des situations dramatiques pour les femmes, et honteuses pour les hommes. Mais il y a pire que le déshonneur que constitue une épouse impure, quoique cela en fasse également partie : la filiation. Comment s’assurer que le garçon que votre femme a mis au monde est bien votre héritier (et la question a son importance lorsque le pouvoir se passe de père en fils), si ce n’est en vous assurant de la fidélité de celle-ci ? Les mœurs sexuelles des femmes a donc plus d’un enjeu, et asservir la gente féminine relève dans ce contexte de la cohérence sociale.
Les femmes ont longtemps été, et sont encore aujourd’hui chez certains peuples, laissées dans une ignorance totale de ce qu’est la sexualité. Ce qui évite de leur donner de mauvaises idées, car dans ces cultures, l’adultère y est pris avec beaucoup de sérieux. Une femme qui jouit, qui sait se faire jouir, est un danger. Pour l’homme, s’entend. Alors on a collé aux femmes « de petites vertus » les pires maux : dégénération mentale, maladies diverses et toutes terribles, la première étant l’« hystérie », mot qui nous vient tout droit d’ « utérus » (lui même du latin "uter", "utiliser"...). D’où l’excision, qui fait bien des ravages, et condamnent les femmes à la frigidité la plus stricte. Une femme ne doit pas jouir. La tradition des ladies anglaises dit même : « une lady ne bouge pas » au pieu. La femme y est passive, et sûrement pas actrice de son plaisir. Et les hommes n’avaient rien à prouver, rien d’autre que leur ferme virilité, et encore, seule la femme était en mesure de les en dépouiller, en ne se présentant pas vierges.
Aussi les femmes de jadis, dans les bonnes familles, arrivaient-elles, la nuit de leur noces, terrifiées par la peur de souffrir, ce qui devait bien arriver, la virilité de l’homme passant alors par sa capacité à bouter tant qu’il peut sa bite dans l’orifice de la (parfois très jeune) fille pour percer ce fameux hymen. Je parle au passé, mais mon premier amant ne me disait-il pas : « mais c’est bon quand ça fait mal, non ? » Certains peuples mettaient même en scène ce passage obligé pour les mariés : grande assemblée solennelle, autel comme lieu des ébats publics, outils en bois destinés à précédé le sexe masculin dans son périple vers le déchirement de l’hymen (l’ouvrage « L’érotisme et le sacré » de Philippe Camby est dans ce domaine très instructif)... Franchement, je ne sais pas comment je serais ressortie d’une pareille expérience...
Parfois, la pruderie pousse carrément à reculer l'étape de la défloration : c’est la nuit de Tobie, autre nom (biblique) donné à cette nuit, lorsqu’elle est passée en prières...
Ou, à l'inverse, comme chez certaines tribus des pays nordiques, le clan tout entier profitait de la mariée avant ses noces, celle-ci voyant tous les mâles de sa belle-famille lui passer dessus. Un peu moins agressive est notre célèbre tradition de la jarretière, sensée dévoilée pour la dernière fois les cuisses de la mariée...
On retrouve aussi ce thème de la défloration dans les cultures « romantiques », où la femme se « préserve » pour son époux jusqu’au mariage, la nôtre par exemple. La virginité, caillou magnifiquement précieux... parce que rare ?
Bref, entre les hommes, pas franchement poussés à être brillants amants, et les femmes, incultes de leur propre corps, la sexualité au sein du couple n’a pas toujours été une partie de plaisir... pas les plus belles heures de la sexualité humaine, certes.
Mais malgré tout ce qu’on en dit, aujourd’hui, les femmes qui arrivent vierges jusqu’au mariage ne sont pas bien nombreuses... mais ça se trouve ! Et des fois ça fait peur...
Et évolution des mœurs oblige, les couples qui font l’amour la nuit de leur noce ne représentent que 20 %, et encore peut-on se poser des questions quant à la fiabilité de ce chiffre...
Mais heureusement, on est devenus plus pragmatiques dans nos intentions (même si on ne parvient pas forcément à les concrétiser). Aujourd’hui, le must de la nuit de noce c’est...
> Une interminable nuit d’amour vibrante et sensationnelle, initiant une longue complicité sexuelle du couple pour des siècles et des siècles, amen, car comme chacun sait, le sexe, c’est le nerf de la guerre.
> Une tenue affriolante pour la femme, propre à exciter le monsieur, bien entendu au meilleur de sa forme, tout cela étant rendu nécessaire par ce qui précède.
> La femme n’a évidemment pas ses règles, elle a d’ailleurs fixé la date du mariage en se basant sur ses cycles. Des fois, elle est même enceinte (ce qui permet de ne pas se prendre la tête pour la date).
> Un cadre de rêve : une cabane sur pilotis le long des golfes clairs, un hôtel de luxe, un lit de plumes, de bougies et de pétales de roses...
> La femme découvre l’orgasme, l’homme le clitoris. Un monde merveilleux, je vous dis !
> Les amis qui ne débarquent pas à l’improviste parce qu’on a trouvé une super planque et qu’on est parti sans bruit, et donc, le supplice du pot de chambre et autre charivari (à l’origine, ce tumulte provoqué par les proches était destiné aux couples qu’on jugeaient mal assorties, les maris trop vieux, où les veuves qui se remariaient. Aujourd’hui, il s’agit surtout de surprendre les mariés dans leur intimité, et de leur faire boire la rôtie, mixture plus ou moins buvable) qui passe à la trappe, tout en gardant l’excitation de son éventualité.
D’ailleurs, ceux qui veulent parvenir à cet état de béatitude liront cet ouvrage, en vente dans toutes les bonnes charcuteries.
Après ces généralités, passons à l’aspect plus personnel de la chose... Quid de la nuit de noce de la Volu ?
Recontextualisons : il est 3H du matin, la Volu, enceinte de 5 mois, fatiguée, frigorifiée, irritée même, par le temps qu’elle passe à chercher son nouveau mari dans la foule des convives, les pieds qui font mal ; elle a bazardé sa jolie robe blanc cassé pour un jeans plus propices aux festivités dansantes ; elle est parfaitement sobre, mais elle a quand même légèrement mal au casque.
Et tout le monde sait qu’une partie de bête à deux dos est le meilleur moyen de faire passer une migraine...
Les convives sont encore nombreux, la tête à l’envers, certains bien entamés commencent même à vomir ou à draguer un peu plus que de raisons (ainsi une jeune femme un peu trop imbibée a-t-elle fait du gringue à la mariée). La personne chargée de fermer le bal à clé à la fin des festivités fait d’ailleurs partie du lot.
Le mari, quant à lui, est toujours frais et dispos, y a juste un peu de boue sur ses chaussures. Ses potes de jeunesse sont arrivés il y a quelques heures.
Tout ça fit que :
A trois heures du matin, donc, la mariée s’éclipse, essayant de ne pas éveiller l’attention de ceux qui compteraient éventuellement lui faire le coup du pot de chambre. Home sweet home, elle enlève ses chaussures, ses épaisseurs de maquillage, et se vautre dans son lit.
Cinq heures du matin : survenue du marié dans ledit lit. Il reste encore des invités au bal, qu’il laisse soigneusement entamer leur dégrisement. Le marié se couche, ce qui ne réveille même pas l’épousée, qui se contentera d’ouvrir des yeux douloureux 5 heures plus tard.
Le rideau tombe. Bonne nuit.
Exaltant, non ?
En même temps, les galipettes, on connaît. Et ça fait longtemps que ma virginité est passée du rang de pierre précieux à vulgaire gravier, voyez-vous. Je ne suis pas tombée enceinte par l’opération du saint esprit... Mon hymen ? Ahaha, je rigole : j’en ai jamais eu, en tout cas, j’ai jamais rien retrouvé sur le drap ; j’aurais pu être, en des temps moins propices à l’exaltation sexuelle féminine, une réprouvée de la société. Ma famille, celle du mari : la fraîcheur de la mariée, elles s’en surcarre, la virilité de l’époux itou. Les traditions ? Le cadet de mes soucis, en particulier quand j’ai mal à la tête. Le symbole sous-jacent ? Je préfère celui de notre sagesse à ce moment-là, qui garantira bien mieux la solidité de notre couple, à savoir dormir quand ça s’impose, et éviter de se mettre dans les pattes des obligations dictées par ce que notre société a de plus révoltant, l’asservissement de la femme par le biais du sexe. Le romantisme ? Je sais depuis longtemps que mon mari est un amant hors pair, j’ai découvert l’orgasme il y a un moment également, et lui connaît le clito comme sa poche.
Bref : j’ai vraiment bien dormi cette nuit-là...
18:15 Publié dans Encyclopédie sexuelle | Lien permanent | Commentaires (17) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mariage, nuit de noce, sexe, femmes
lundi, 21 janvier 2008
Maternité et sexualité
Un certain tabou entoure ces deux notions, quand on a l’audace de les mettre ensemble. Pendant de longs siècles, l’Eglise, et avec elle tout l’Occident, recommandait de s’abstenir de tout rapport sexuel avec la femme lorsqu’elle était enceinte. En effet, le sexe n’étant toléré qu'à des fins de procréation, à quoi peut-il bien servir de faire l’amour à une femme déjà enceinte ? Sans compter que c’était sûrement néfaste pour le fœtus.
Heureusement, aujourd’hui, l’évidence est toute autre : comment dissocier sexualité et maternité ? Il a fallu faire l’amour pour faire germer ce bébé, et vous savez quoi, continuer à le faire est la meilleure façon de le porter sereinement, le mettre au monde, et par la suite l’allaiter.
Je ne suis pas la première à parler de ce sujet, et je vous conseille la lecture de cet article, une interview de l’ex-actrice de porno Ovidie, ainsi que son ouvrage aux Editions La Musardine, Osez la sexualité pendant la grossesse. Je ne me priverais toutefois pas d’y mettre mon grain de sel.
Comme l’actrice le mentionne elle-même, il serait insuffisant de parler de choses qui relèvent du simple bon sens, comme les positions les plus adaptées, ou le fait qu’il faille éviter de se faire mal... Ca parait logique, et ça ne vous viendra pas à l’idée de toute façon : n’écrasez pas votre ventre, et privilégiez les positions confortables demandant peu d’efforts, et qui supportent seules votre ventre...
Comme dirait donc le flic de votre quartier : évitez les situations à risques... mais bien vite, enfin, le dernier mois surtout, vous constaterez qu’elles sont partout ces situations ! Un bras mal placé, un ventre à contourner pour atteindre les points essentiels, plusieurs litres de liquide amniotique qui se secouent à la moindre vibration, l’incapacité de se porter soi-même, le goût du sperme qui passe de moins en moins... ça devient vraiment du sport.
Mais c’est indispensable ! Vous vous musclez et vous entretenez votre corps raisonnablement, sans surchauffe ni risque de chute ou d’entorse... Votre cœur s’accélère et aère à fond vos petites veines et vos petits cerveaux... vous jouissez et c’est un flux de petites hormones du bonheur qui vous inondent, vous et votre protégé... Sans comptez que vous dormirez mieux, que c’est la meilleure façon d’apprivoisez votre nouveau corps et que vous entretenez l’ambiance de votre couple, ce qui n’est pas superflu à l’approche de l’arrivée d’un ptit nouveau dans la famille...
Alors utilisez les grands moyens : dialogue, coussins pour se caler confortablement, prendre son temps, sortir les ptits jouets...
Quand on lit certains rapports scientifiques proprement catastrophiques, on se dit qu’il n’y a pas de mal à se faire du bien, alors surtout n’oubliez pas que tout est dans la tête... Si vous n’avez jamais aimé faire l’amour, ça ne devrait pas changer, et il aurait fallu faire quelque chose plus tôt... Si vous n’aviez aucun souci avec votre libido, mais que ça a changé, parlez-en absolument avec votre partenaire... Une vie amoureuse épanouie ne saurait se passer de sexe, à mon avis... Pendant la grossesse, tout est bon à prendre : vous ne ferez plus le bretzel humain, alors privilégiez les caresses, les câlins, les mamours, les plaisirs de la bouche, les jeux... Attention, moins on fait l’amour et moins on en a envie, et vice versa, alors n’enterrez pas votre sexualité !
Savez-vous ce qu’est un « déclenchement à l’italienne » ? C’est prouvé, les contractions de la jouissance, les hormones contenues dans le sperme, tout ça, à l’approche du terme, peut provoquer l’accouchement... Décontractée, lubrifiée, échauffée, la mise bas a alors tendance à mieux se passer... Pendant l’accouchement lui-même, décontracter la maman au moyen de quelques caresses serait également une bonne façon de faire passer un peu plus agréablement ce douloureux moment (cf le dernier post, extrait de cette page)...
Après la naissance, ça risque d’être encore plus dur : fatigue, douleur, manque de temps et d’enthousiasme, mais aussi d’œstrogène, cette petite hormone qui vous aide à lubrifier les lieux... Vous portez aussi un nouveau regard sur votre corps, peut-être vous trouvez-vous moins sexy, peut-être que votre homme a du mal à concevoir qu’on puisse être à la fois mère et une grosse cochonne... Faites-le mentir ! Pour ça, il va tout de même falloir prendre son temps : le coït risque d’être difficilement accessible avant 6 semaines, dans le meilleur des cas (ni épisio ni césarienne)... En attendant, pas question de faire une économie de tendresse ! Votre corps à sûrement changer, vos envies aussi, vos points sensibles également... n’est-ce pas une excellente occasion de se remettre à jour, en douceur ? On oublie la bite deux secondes, et on redécouvre les mains, la langue, les lèvres, la peau... Tout ce qu’on a tendance à oublier.
A présent, dans le cas où vous allaiteriez, c’est comme depuis le début de votre grossesse : une maman qui va à merveille, c’est un bébé qui se porte bien ! Mais plus que tout, la bonne marche d’un allaitement se fait dans la tête, vous avez tout intérêt à bien vous y sentir, ainsi que dans votre corps, et avec le papa, pour que ça dure dans les meilleures conditions. Sans oublier les fameuses petites hormones, toujours utiles dans ces situations...
Finalement, les maîtres mots sont : aller bien pour aller bien. Vous vous sentirez bien, cicatriserez bien, vous entendrez bien avec votre moitié, et c’est un post partum qui s’annonce bien ! Et luttez, luttez toujours, contre l’idée qu’une femme, qu’une mère qui se respecte est une femme pas trop chaude...
11:08 Publié dans Encyclopédie sexuelle | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : sexualité, grossesse, maternité
samedi, 14 avril 2007
Comment font les paresseux ?
C’est forcément une question que vous vous posez. Est-ce que les paresseux font l’amour ? Est-ce qu’ils font ça bien ? Est-ce que c’est pas, quand même, un peu trop tumultueux pour eux, qu’on voit traîner mollement du lit au canapé, une tasse de camomille à la main ?
Faux. Idée fausse et préconçue. Du grand n’importe quoi. Vous avez confondu paresseux et fatigué.
Je définirais tout d’abord cette notion : le paresseux.
Le paresseux, la paresseuse plus précisément, bien qu’ici les termes générique seront utilisés sans distinction de sexe, se reconnaît à ses poils : c’est long, chiant, et douloureux, de s’épiler. Le paresseux est strictement non-violent. Des ongles longs : se couper les ongles, ça ne passionne pas le paresseux. Le paresseux se couche tôt, mais certainement pas pour se lever tôt : il a bien en tête de dormir le plus possible. Le paresseux travaille, comme vous et moi, et il n’aime pas ça, comme vous et moi. Le paresseux travaille, oui, parce que chasser soi-même sa nourriture, c’est une perte d’énergie incroyable. C’est là le secret du paresseux : il garde son énergie. Pour plus tard. Pour quand il en aura vraiment besoin. Pour ce soir en fait. Ce soir, le paresseux ne sera pas fatigué, et la moitié du paresseux, elle va trouver ça limite fatiguant. Je sais de quoi je parle. Je suis le modèle parfait du paresseux.
A l’inverse, vous imaginez comme pendant au paresseux, l’agité, le pétillant, le survolté, le travailleur forcené.
Une nouvelle fois : faux. Tout faux. Le travailleur EST fatigué.
Définition du travailleur : il travaille, comme le paresseux. Mais lui, il s’est couché tard, et il s’est levé tôt. Il a travaillé deux fois plus, parce que contrairement au paresseux qui est myope, il a une idée très claire de ses objectifs, du boulot à faire, et des critères de réussite, et, toujours contrairement au paresseux, qui est un peu mou, il a une volonté d’acier dans des muscles de fer et s’en sert tous les jours. C’est là le secret du travailleur : il se sert de son énergie au fur et à mesure qu’il en trouve. Là où le paresseux est économe et responsable, le travailleur forcené gaspille et part en fumée. Le soir, il rentre sur les genoux, et vous savez quoi, il envisage sans enthousiasme une sauterie éreintante. A moins que le travailleur n’ait croisé une boite de Juvamine ou un ptit noir bien serré, ce soir, l’être qui partagera son lit n’aura plus qu’à sortir son tricot. Là, la catégorie travailleur se scinde en deux. Le travailleur se distingue du travailleur forcené, notez bien. Pour le travailleur forcené, cette sauterie ne rentre pas dans les objectifs du jour. Pour lui, le sexe est tristement inutile, à moins qu’il ne veuille se reproduire en ce moment. Pas de but, des critères de réussite somme toute assez flous. Parfois, ça tâche, en plus. Pour le travailleur, par contre, c’est plus délicat. Le travailleur sait très bien oublier ses objectifs du jour quand il faut, le travailleur, il a un ptit cœur qui bat. Il est déchiré par la situation. Comment expliquer que si, bien sûr, le désir est toujours là ma chérie, mais que ce matin, il s’est vraiment levé tôt, que le boulot a été dur, et que demain, ça risque d’être pareil ? Comment affronter ces yeux implorants, ces courbes lascives et fatigantes rien que d’y penser, les larmes qui jaillissent peut-être, les effusions de… je m’emporte, mais c’est l’idée : là où le travailleur forcené est content de sa journée et s’endort heureux, l’honnête petit travailleur est rongé par le remord.
Voila, la question n’est plus, un raisonnement sobre et concis vous le démontre : « mais comment font les paresseux ? mais : comment font les travailleurs ?
Ils ont plusieurs options : soit il ne font pas, soit il ne font qu’à moitié, soit ils suivent mes conseils.
C’est logique : on a dit que les travailleurs fonctionnent toujours à flux tendu, utilisant de façon optimale, c’est-à-dire le plus près du rouge possible, ses accus. Ca le fatigue, certes, mais attention, le travailleur, il démarre au quart de tour, lui faut pas grand-chose pour se mettre en route. Alors que le paresseux, il prélimine à mort, i’s’tâte, il envisage la chose, il caresse l’idée et tourne autours du pot : il charge les batteries. Tant qu’il n’a pas de ressources pour plusieurs heures de fête, le paresseux, il se repose. Ca prend la journée, en général.
Bref, concluons : il suffit de chauffer le travailleur, et lui, lui suffit de se contenter de ne rien faire, ou le moins possible – pour le moment.
Pour lancer le moteur, on n’oublie pas que y a pas que la pipe dans la vie, et on va voir côté couilles-z-tétons. Attention attention, ne vous précipitez pas. Transformez-vous en paresseux : des mouvements amples et longs. Des tortillements laaaaaaascifs, vous vous étirez comme un chat, vous vous frottez la joue, teeeeennnndrement, sur son ventre, vous lui goûtez les flancs, piaaaaaaanoooo, on va dooouuuucement avec sa ptite langue, on gobe leeeentement, on le titille un peu là où on-n-va guère d’habitude, mais sans brusquerie, un agitement de fondement, ça plombe les accus, si, alors on fait que du doux. On cajole. On caresse doucement, on chuchote, on bouge leeeentement, si le travailleur ne s’endort pas, et même bien au contraire, c’est que le travailleur est bon pour passer à la position du dodo, éhéhé…
Une position absolument stable et reposante (voire berçante, limite somnifère), la position du dodo : en chien-de-fusil. Chevilles, genoux, bassins et épaules aux charnières.
Attention attention, ça va très lentement. L’important, c’est l’ondulation, et le contact des peaux. Au début. C’est la respiration de l’un dans le cou de l’autre ; (les poils de) son ventre dans son dos, ses bras qui rampe le long des siens. La cadence. Pas un brin de place pour un brin d’herbe entre eux deux. Ils partagent l’effort, le mouvement.
Il ne faut pas hésiter à ne pas bouger. A laisser palpiter quelques veines, se dilater quelques muqueuses. Voler quelques bisous. Respirer l’air environnant, simplement.
Et puis plus c’est ténu, plus la peau écoute.
Nouvelle bifurcation : le travailleur s’endort, ou ne s’endort pas.
S’il s’endort, bonne nuit.
Et si le travailleur ne s’endort pas, en général, ça le requinque, et à priori, le reste suit sans qu’on y pense. Bonne nuit !
18:56 Publié dans Encyclopédie sexuelle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sexe
vendredi, 06 avril 2007
A quoi ça sert le sexe ?
Unanimement, on peut répondre sans crainte ni doute : si ça nous sert à la même chose que cela sert au cloporte ou au tigre, ce que nous sommes en droit de penser, alors le sexe sert à nous reproduire. Une histoire de gamètes, de gènes, et de survie de l’espèce.
Techniquement, nous sommes fait pour ça : des hormones appropriées nous rappellent en temps et en heure à notre devoir de propagation, les trous et les bosses adéquates permettent la chose, les liquides idoines sont au rendez-vous. Le sexe, ça sert à survivre. Pas au niveau de l’individu, mais de l’espèce.
On me défendra de parler de sexe sans parler d’amour, et on aura raison. L’amour est le raffinement ultime de la propagation de l’espèce. L’être humain désire, soupire, convoite, aime. Les conséquences sont énormes. Même lorsqu’il n’est pas amoureux au sens strict, l’être humain aime copuler. Il aime ça, il aime le corps de son partenaire, il le désire. Première conséquence : la possibilité de se reproduire été comme hiver, sans attendre cette stupide période de brame. Seconde conséquence : l’assurance que, même dans le cas où il n’y a pas de couple amoureux, il peut y avoir du sexe. Le sexe se passe tout à fait d’amour, ouf !
Mais être amoureux n’est pas moins bête : c’est la garantie de la présence permanente d’un partenaire sexuel. Tous les ingrédients sont réunis pour une propagation optimale : désir, permanence du désir, attachement d’un partenaire sexuel. Le pied. Pour l’espèce.
Mais au niveau de l’individu alors ?
C’est vachement plus compliqué, parce que l’Homme, il oublie jamais de penser. Vous connaissez comme moi la situation : les hormones, il faut savoir s’en détacher, les trous, c’est sale, et quant à ses liquides, ils sont peut-être infectés par cette maladie qui cogne sous la ceinture. Le couple ? La cellule économique de base, ou pour le moins, une entité stable basé sur l’entente de deux êtres pour construire un avenir gnagnagna. L’amour ? Le passage chiant dans les films d’action. Le plaisir sexuel ? Un risque de voir l’élu de votre cœur partir avec le premier ptit cul qui passe. Voila, le sexe, aujourd’hui, c’est ça : de la méfiance, de la peur, de la saleté, de l’ennui, un mal nécessaire. Imaginez un peu, si tout le monde baise avec tout le monde !?!
Ben, je sais pas, je vois pas, qu’est-ce qu’il y aurait de grave à cela ? Quelles conséquences dites moi ? Est-ce que ça nous rendrait fous ? Je vois pas pourquoi. Est-ce qu’on y passerait trop de temps ? Prétentieux va… Est-ce que ça nous empêchera d’être amoureux ? Je vois pas comment, mon cœur cogne devant mon homme, mais ma chatte mouille devant beaucoup plus de personnes que ça... et l’un n’empêche pas l’autre. Il est techniquement impossible d’empêcher un humain d’être amoureux, c’est dans ses gènes, mais forcément, tant que l’on ne dissociera pas le sexe et l’amour, on s’expose à de profondes inquiétudes… Est-ce que ça dévalorisera cet acte sacré qu’est le coït ? Sacré quoi ? Au moins autant que les autres fonctions vitales : manger, boire, chier, pisser... Je pense pas que ça les dévalorisera, non… Après s’agissant de quelque chose qui n’engage pas que notre seul corps, mais aussi celui d’autrui, il est clair que le respect doit être au rendez-vous, ce que ne contredis pas cette possibilité de coucher quand on veut avec qui le veut bien. Est-ce que ça nous empêche de nous protéger ? Certes pas, la capote, la pilule, le stérilet existerons toujours, je pense... Alors quoi, pourquoi le sexe doit-il être tu, caché, évité ?
On s’en fout des causes : le patriarcat, l’Eglise, la morale, on s’en fout, il faut le mettre derrière nous, et se demander au nom de quoi cela peut continuer. Merde, les gars, vous n’en avez pas marre de vous prendre une taloche pour une remarque ou une main pourtant flatteuses ? Et nous les filles, pourquoi n’aurait on pas le droit d’aimer ça ? Enfin, rendez-vous compte, tout le monde aime ça, tout le monde désire, tout le monde mouille ou bande, tout le monde ne rêve que de ça, alors quelle hypocrisie vient nous faire croire que c’est juste un loisir dégradant dont on peut se passer ? Enfin, on est faits pour ça ! C’est un besoin, notre corps, autrement, ne se serait pas amuser à faire jaillir, avec force siècles et millénaires, ces protubérances érogènes, ce cerveau, usine à plaisir et à douleur, cette douceur de peau, tout ces récepteurs sensoriels qui nous parcourent. Je nous fais penser à ces 4X4 en ville, inutiles, à ces musées pleins d’objets qui ne servent plus à rien. Nous sommes des appartements meublés sans habitants, des garagistes outillés sans travail, des chômeurs. Nos corps chôment.
Et l’oisiveté est mère de tous les vices.
Vous êtes toujours là ? Au boulot !!
18:37 Publié dans Encyclopédie sexuelle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sexe, sexualité
lundi, 02 avril 2007
Jusqu'au bout des doigts
Pourtant, elle est sur tous les coups, aux premières loges.
C’est elle qui gratte vos couilles quand elles commencent à se faire pleines, elle qui les soulage à coup de poignet. C’est elle qui tâte cet appétissant popotin dans la rue, elle qui s’abat sur le coin de votre gueule à la suite de ce tâtage intempestif, quoique flatteur. C’est elle qui entame les préliminaires, qui caresse, qui flatte, qui dresse, qui chairdepoulette. C’est elle qui descend aux tréfonds de l’antre féminin pour recueillir quelques gouttes de cyprine, qui élargit la rondelle de l’une et de l’autre, qui se frotte, qui se glisse, qui cherche dans les plis, qui gratte dans les poils. C’est elle qui teste la fermeté, la rondeur, la lissité d’une paire de fesses, la lourdeur, le moelleux d’une paire de seins, la cambrure, le dénivelé, la douceur d’une chute de rein. C’est elle qui se faufile dans les cheveux. C’est aussi elle qui teste l’eau du bain dans lequel vous allez entrer à deux, qui déchire l’enveloppe de la capote, qui bâillonne votre partenaire de jeux, c’est elle qui vous aide à siffler la jeune beauté qui vient de vous effleurer, c’est elle qui se glisse dans la culotte, c’est elle qui s’emmêle les doigts dans ceux de l’adolescente énamourée. C’est elle qui décroche le soutien-gorge, qui fait glisser la culotte, qui fait sauter le t-shirt. Avant ça, c’est elle qui a appliqué le fond de teint, étalé le rouge à lèvre, éparpillé quelques poudres colorés. C’est elle qui appuie sur le bouton de sonnette de l’appartement de votre maîtresse, c’est elle qui ouvre la porte devant la belle créature, qui lui tire sa chaise au restaurant. C’est elle qui tient le fouet, qui griffe, qui agite le godemiché, qui tient fermement les liens, le poignet, les cheveux. C’est elle qui griffe, qui empoigne, qui fesse, qui gifle, qui effleure, qui branle, qui asticote, qui fouille, qui porte, qui soutient, qui attache.
Vous ne feriez pas grand-chose sans elle, avouez-le. Dites-lui. Prenez votre main favorite, et dites-lui : « Toi, je t’aime ». Elle vous a toujours servi, elle ne vous quittera jamais (sauf accident).
En plus, c’est beau une main.
Celles des hommes parlent pour eux : la travailleuse, râpeuse, la feignante, douce, l’intellectuelle, pleines de bosses, l’artiste, toute en lignes, la mal à l’aise, suante, la froide, froide, l’autoritaire, ferme et décidée, la puissante, immense, la tordue, tordue. Ongles en deuil, ou manucure, va-comme-je-te-pousse ou hygiénique.
Celles des femmes, encore mieux. Longues et lisses, douces, caressantes. Toute exception forcément significative. Des doigts conçus pour manipuler avec dextérité, des paumes en corbeille, des lignes taillées au ciseau, une ergonomie redoutable.
Mais surtout, il y a les ongles.
Contrairement aux hommes (guitaristes mis à part en fait), les femmes aiment à renouer avec leur animale condition, et se laisser pousser les griffes. Saillants, contendants, aiguisés, vernis, poli, bichonnés, ça vous situe la nénette : mine de rien, celle qui les porte a une intention très ciblée de l’usage qu’elle compte faire de ses mains. Avec ça, elle pourra porter quelques trucs, genre feuilles de papier ou tasse de café, mais on oublie tout usage domestique, ou travail manuel un tant soit peu « brutal ». C’est pas des conneries, les mecs, un ongle de petit doigt retourné, ça fait plus que mal, vous avez le cognant au bord de l’implosion.
Mais pour tenir une bite, ça suffit largement, effet garanti, surtout ongles vernis. C’est notre côté fauve, chasseresse. Mais vous savez ce que sait, une paire de griffe au bout d’une créature qui a perdu toutes inhibitions… Honnêtement, un doigt carré et tranchant dans n’importe quel trou, c’est limite point de vue des sensations, pour les moins larges d’entre nous. Et puis, ne vous êtes-vous jamais pincé la peau du clito entre un majeur acéré occupé à vous branler, et la queue/le doigt de monsieur ou la surface de l’objet qu’il manie, mesdames ?
Mais il y a pire. Si.
Imaginez.
Monsieur occupe votre vagin depuis un moment, tranquillement installé dans votre dos, vitesse de croisière atteinte, lubrification optimale. On croit que tout va bien alors que c’est là que se pointe le danger. La route est glissante, voila le problème. Un concours de savonnettes humides au fond d’un lavabo, si vous voulez mon avis. Tant que l’axe de pénétration reste parallèle à l’axe médian du vagin, tout va bien, mais que madame soubresotte par mégarde alors que monsieur s’apprête à une réintoduction, et c’est le carambolage, dérapage, et empallage sur les doigts griffus, pointus de madame, innocemment occupés à lui procurer du plaisir.
Vision de cauchemar : jaillissement, puis reflux du sang, douleur, souffrance psychologique, retombée du désir plein la moquette, mise à plat des éventuels orgasmes en cours, débandaison, interruption du coït. Parfois, même, séquelles handicapantes pendant plusieurs jours, plaintes, engueulades, divorce, pour les cas les plus durs. Je ne le souhaite à personne.
Pensons « sécurité », les enfants.
Plusieurs solutions, mesdames :
- Eloigner vos mains des endroits sensibles au moment où les mouvements sont le plus erratiques. Dommage.
- Arrêter la branlette pendant le coït. Dommage !
- Vous couper les ongles. Dommage.
- Vous couper seulement le ou les ongles les plus fréquemment incriminés, laissez les autres aussi longs et brillants que d’habitudes. C’est la solution la plus raisonnable. Et puis comme ça, à chaque baisemain, on verra en vous une fille qui sait prendre les choses en main.
18:22 Publié dans Encyclopédie sexuelle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sexe, main
mardi, 27 mars 2007
L'amour face à face
A quatre pattes, je lui tourne le dos. Alors il voit le violon de mes formes, et moi, le drap sur lequel je bave et que je froisse. Il peut empogner mes hanches, pétrir mes fesses, atteindre mes seins en glissant ses mains le long de mes flancs, de mon ventre, me tirer les cheveux. A un moment donné, la main qui repose sur mes fesses laissera certainement un de ses doigts glisser dans ma rondelle. L’appui est stable, mais l’ensemble à une nette tendance à s’affaisser.
Sur le ventre, je lui tourne le dos. Il prend appui sur ses bras pour se décoller de moi, ou s’allonge sur mon dos. Son pubis tape sur mes fesses, ses couilles sur mes grandes lèvres. J’embue l’oreiller, je le mords s’il le faut. A chaque coup de reins, je remonte un peu plus vers le mur. Il peut m’ensarcophager, m’envelopper, me contraindre.
En cuiller, je lui tourne le dos. Il ne voit que mon cou, son nez dans ma nuque et mes cheveux. Son souffle bruisse dans mes oreilles, il est au plus près de moi, pas un interstice d’air libre entre son ventre poilu et mon dos lisse. Ma tête est posée sur son bras tendus, son autre bras reposant sur mes hanches. Les mouvements sont lents, retenus par les draps.
Debout, je lui tends mes fesses, et je lui tourne le dos. Son dos peut prendre contre le mur, et moi, en me pliant en deux, je peux m’appuyer au sol avec mes mains. Mon corps n’est pour ses yeux plus qu’un toboggan, aux poignées bien pratiques. Ses mains sur mes hanches font ressort, on peut dire qu’il s’agit d’une position tonique, fatigante peut-être, casse-gueule certainement.
Ces positions ont le mérite de permettre d’atteindre l’objectif qu’elles se fixent : le coït, dans tous ses états. Un peu d’animosité en levrette, de soumission étalée sur le ventre, de tendresse en cuiller, de témérité en position verticale. Mais moi, ce que je préfère, c’est l’amour face à face.
Il n’y a pas 36 solutions.
Soit je monte à cheval sur lui, et alors je dirige la suite des opérations. Les pieds à plat, mes jambes font ressort, et je rebondis sur son membre gaillardement tendu. Les genoux de chaque côté de son corps, la pénétration est plus profonde, plus intime, nos pubis frottent et s’emmêlent. Mais je ne sais pas faire, pas toute seule. Il y a quelque chose que je n’ai toujours pas assimilé dans le coup de rein : une femme, sur un homme, lui fait-elle l’amour comme l’homme lui fait l’amour en missionnaire ? Au finish, il faudra qu’il s’agrippe à mes hanches et secoue tant qu’il peut pour parvenir à jouir. Je peux voir son visage se tendre, puis se vider, et se crisper. Ses yeux se ferment, sa bouche exulte. Superbe spectacle.
Mais le mieux du mieux, c’est quand il prend place entre mes cuisses, la Volu étalée sur le dos. Joies du missionnaire. Je le vois se préparer à me pénétrer : écarter mes jambes de ses mains, leur donner une certaine position, les relever vers mes épaules. Regarder avec attention mon puits chaud et velu, en tester l’humidité du bout des doigts, le goût et la fermeté du bout de la langue. Faire quelques compliments, exprimer sa hâte de s’y trouver. Alors, retenant toujours mes jambes d’une main, il prend sa queue de l’autre, et la frotte gentiment sur mes lèvres. Ils se font bonjour. Il l’enduit un peu. Bref, les duellistes font connaissance. Alors il la place sur le seuil, lâche sa queue et mes jambes pour pouvoir poser ses mains de chaque côté de moi, ou s’accouder, ou encore se redresser, assis sur ses talons, faire un collier de mes jambes, ou les tenir repliées en ne tenant que mes genoux, ou… et doucement, il me pénètre. Ou brusquement, il me pénètre. Ou lentement et fermement, il me… Il peut tout faire. Il peut tout toucher, et surtout ce qui fait du bien. Il peut mettre ses doigts dans ma bouche, il peut palper mon ventre, mes seins, mes flancs, lécher ma nuque, m’embrasser, me tenir, me susurrer des saloperies dans les oreilles, me surélever les fesses de ses bras, m’écarter es jambes, les serrer, les relever, les plier, les dresser. A la jonction de nos corps, des grains de peau qui se rencontrent, des poils, des plis, de la chair et de la sueur. Sur son dos, mes mains labourent de leurs ongles, je lacère ses épaules, j’enveloppe ses flancs. Dans l’étau de mes jambes, la fuite, et même le recul, lui sont interdit. Prise dans l’étau de ses jambes, mes cuisses enserrant son membre, je suis à la merci de ses soubresauts. Sa peau qui glisse le long de mon entrejambe, ses poils de torse, de ventre sur ma poitrine et mon ventre, sa triple rangée de cerne et ses yeux exténués, ma vue qui se brouille quand on secoue le lit à lui couper les pattes. Nous sommes aux premières loges de la jouissance l’un de l’autre. J’ai l’impression d’être son nid, l’alcôve, c’est moi, mes jambes sont des bras grands ouverts, mon ventre une piste d’atterrissage, un lieu de perdition, un marécage, un papier tue-mouche, je le dévore de ma bouche poilue, je le goule, je le délice, je l’appétisse, je le contiens tout entier, je le cache, je l’immole. Joies, joies, joies du missionnaire !!!
18:04 Publié dans Encyclopédie sexuelle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sexe, sexualité
dimanche, 25 février 2007
De l'art d'avoir l'esprit large
Parlons d’objets lubriques. Si j’étais consciencieuse, je dirais « godemiché », mais finalement, n’importe quoi d’un peu long peut faire l’affaire, donc finalement, certains légumes et quelques objets ménagers conviennent aussi.
Quand on veut administrer une double à sa belle et qu’on a qu’une bite, c’est pratique, mais ce n’est pas la seule utilisation possible.
Pour un usage optimal, quelques conseils : pour commencer, choisissez du solide.
La banane, il y a toutes les chances de devoir aller la chercher à la main et en morceaux, surtout si vous enlevez la peau. Attention, ces fruits sont gavés de produits chimiques ! Donc, enlevez la peau. Initiez votre amie au joie de la ponte (on POUSSE sur le périnée).
L’épi de maïs : choisissez-le bien sec. Dégagez-le de sa « panouille ». Ou pas d’ailleurs, qui suis-je pour vous donner des ordres ?
La bouteille de bière : plusieurs choix s’offrent à vous, vous pouvez remercier la mondialisation qui diversifie les offres de produits : vous trouverez des 25 cl, des 33 cl, des 50 cl, des 75 cl, et même des 1 litre 5, mais là, c’est pour les professionnels. Une bouteille possède un cul et un goulot. Commencez par là ou vous voulez (pouvez). La Desperado possède un long cou, celui de la Heineken est tout petit, les débutants commenceront par là. Faites gaffe avec les grosses bouteilles de Fisher, mieux vaut enlever le système d’ouverture, qui risque de vous faire drôle.
L’œuf dur : attention. On enlève la coquille avant. Et on évite les contractions constrictoresques intempestives, sous peine de ne voir ressortir que des petits morceaux. Notez que l’œuf dur en miettes est excellent dans une salade d’endives.
On peut parler également de bougies, cierges... Les neuvaines, c’est chaud quand même. Et faites toujours attention : ça casse facilement. Quoi qu’il en soit, évitez d’atteindre le point de non retour, celui où l’objet ne dépasse plus, celui où on ne peut plus aller le chercher à la main ou à la force du vagin. Les hôpitaux regorgent de curieux imprudents, dans lesquels ils faut aller chercher profondément carottes et autres petites cuillers. Soyez courageux, mais point téméraires.
En vrac : gros stylos genre marqueurs (pour les timides), quilles de bowling, rouleaux à pâtisserie, poignées d’ustensiles, portables en mode vibreur (si vous comptiez le changer bientôt), mains suivies d’un bras, pommes de douche, voire leviers de vitesse.
Quoi qu’il en soit, deux règles : propreté et appropriation. En dernier recours, c’est celui ou celle à qui est destiné l’objet qui décide si la chose est possible. C’est gros un rouleau à pâtisserie.
Voilà pour les possibilités qui s’offrent à vous, la liste n’en est bien sûr pas exhaustive, en matière de sexualité, l’imagination, ça compte. Passons donc aux utilisations possibles.
J’ai déjà parlé de double pénétration, un truc assez formidable, mais qui impose absolument une bonne préparation pour les plus étroites d’entre nous. Ca ne se fait certes pas en préliminaires. Les orifices concernés devront être bien assouplis et correctement humidifiés, merci pour elles ; aussi ce genre de jeux intervient-il en fin de partie, en général. D’autant plus qu’après ce traitement, vous vous trouverez face à un boulevard une fois les jouets retirés, et donc face au risque de vous sentir comme une petite cuiller dans un bol jusqu’à la fin des hostilités.
Mais vous pouvez plus simplement apprécier de voir des trucs rigolos sortir de la chatte/du cul de votre amie/ami ! Un épi de maïs entre deux touffes de poils, ça paie ! Sortez votre spéculum ou votre bouteille en verre, et partez à l’assaut du mystère intérieur féminin (ou masculin, n’allez pas croire que les hommes sont les seuls à aimer regarder ça, ou encore que les femmes sont les seules à l’apprécier sur elles-mêmes).
Dernière possibilité : l’utilisation en solo. Votre ami(e) n’est pas là, vous vous sentez seul(e) et vos doigts vous paraissent insuffisants. Ou encore vous êtes un grand curieux et vous avez pour principe « ne fait pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’il te fasse ».
Quelle que soit votre raison de passer à l’acte, passer à l’acte ! Bien sûr les objets vendus spécialement pour cet usage ont l’avantage… d’être faits pour ça. L’ennui avec un rouleau à pâtisserie, c’est quand même sa dureté, et en matière de confort aux entournures, on n’a pas encore fait mieux qu’une bite, même si les godes du commerce tendent à devenir de plus en plus doux et souples. La section de l’objet est importante aussi, ainsi que son diamètre, of course. Par exemple, commencer par le culot d’une bouteille, c’est s’exposé à ne pas pouvoir aller bien loin. Les avantages d’une telle pratique ? Vous pouvez tenir vous-même l’objet, vous laissant le loisir de contrôler tout mouvement. Des sensations inédites ensuite, dues à la forme de l’objet (évasé, particulièrement long, large, ou avec des bosses et des coins), mais aussi à sa nature : remplissez donc de billes votre bouteilles de bière, ou cliquez sur « mode vibro » de votre gode préféré.
16:29 Publié dans Encyclopédie sexuelle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sexe, sexualité
lundi, 29 janvier 2007
Paradoxes
Je sais que je vais passer pour quelqu'un de grossier, mais les mots n’existent pas pour des prunes : se faire sodomiser, c’est une chose, se faire enculer, s’en est une autre. On retrouve cette différence entre celle qui sépare le french kiss du poing dans la gueule, ou la moule-frite du cachalot aux ognons. D’un côté quelques chose de léger, digeste, rien moins qu’agréable, et de l’autre, cette stupeur qui vous envahit. Je ne parle pas de désagréabilité, non, c’est très bon le cachalot aux ognons, on a juste pas l’habitude.
Je lui avais dit : « bon, notre dernière sodomie est fort lointaine, il faut réagir, mon bon, si ça se peut, ça va se refermer. Mais attention, qui dit long temps passé, dit difficultés à y entrer. Ne va pas faire ton soudard ! »
On aurait dû se mettre d’accord sur la définition de ce mot.
Pour moi, le soudard, c’est la barbouze de base, qui investit sans ménagement les lieux, et qui bourrine tant qu’il peut. C’est pas mal non plus, je veux dire, tout dépend de la situation. Celle-ci ne me semblait pas s’y prêter, c’est tout.
Pour lui, c’est juste un gars qui ne prend pas le temps de lubrifier. Ça aussi peut-être pas mal, mais je le répète : TOUT DEPEND DE LA SITUATION !
Il lubrifia donc, j’ai bien la preuve qu’il voulait bien faire. Ça consiste à se tremper le gland dans le tit trou qui jouxte fortuitement ce qu’on nomme anus, et de faire frotti-frotta de haut en bas afin d’étaler, n’est-ce pas, la mouille. Jusque là, tout va bien.
La sodomie commence donc. Croyez-moi, il n’est pas un endroit de votre corps qui ressente plus fortement ce qu’on lui fait que celui-là. Le moindre centimètre, la moindre veine un peu en relief, le moindre poil, vous les sentez passer. Et des centimètres, il y en a quelques-uns à passer, quand même.
Ici, c’est une douillette de première, une chichiteuse du tonnerre, une délicate à la peau fine de premier choix, qui vous cause. Je ne suis pas maso pour un sou (sauf si on exclut cette période où j’aimais me faire couler de la cire chaude dessus, mais cette époque est lointaine…), mais la sodo, c’est comme sega, c’est plus fort que toi : t’as beau te dire que tes sphincters dérouillent, que jamais ta peau ne retrouvera son élasticité d’antan, c’est trop bon pour dire non, face au fait accompli. Genre : « on a fait la moitié du chemin maintenant, ce serait dommage de reculer, non ? »
J’en suis donc à me dire « stop » et à crier « encore », à le repousser en me tortillant pour le laisser passer, bref, je suis en plein paradoxe de la sodomie.
Disons qu’au début, tout va bien, tant qu’on s’en tient à la PLS (position latérale de sécurité, autrement dite « des cuillers »). Mais c’est là que son esprit de soudard, de hussard barbouzardé, s’éveille, quand il voit que la vitesse de croisière est atteinte, et c’est donc là que ledit paradoxe surgit de plus belle.
Je vous ai déjà parlé de cet angle-de-la-mort-qui-tue, mais nous venons de découvrir qu’on y trouve des degrés ! Parce qu’alors, il me retourne sur le dos, et le sale bon quart d’heure commence. Tant que mes pied reposent sur ses épaules et que me mains peuvent s’aggriper à ses cuisses pour diminuer autant que faire se peut le nombre de centimètres qu’il rentre et sort à chaque coup de rein, ça va. Je veux dire, je sens bien la mort s’approcher à grands pas, mais finalement, on s’y fait. Mais qu’il m’allonge de tout mon long et s’étend par-dessus, et c’est la PLI : Position Léthale d’Insécurité. La configuration de la situation (la position donc, mais aussi nos propres anatomies) fait que des sensations INTROUVABLES AILLEURS surgissent. Ca ne se définit qu’en mi-chemins : à mi-chemin entre la douleur et la douceur, l’excitation et la répulsion, entre effort immense et laisser-aller total. Mais sensations extrêmes à la clé. Il ne me semble pas que mon corps, à cette date, ne m’est jamais procuré de sensation à la fois plus FORTE et plus SOUTENABLE, ou plus insoutenable et plus volatile, comme on veut. Le moindre souffle d’air, le moindre mouvement de n’importe lequel de ses muscles, la moindre vibration dans la pièce, et je me désintègre. C’est ultra-inconfortable, ce qui provoque une perpétuelle recherche d’une meilleure position, ce qui induit des mouvements, ce qui finit en zappage de neurones. Objectivement, c’est douloureux, voire désagréable, et on peut sainement se demander ce qui me pousse à l’accepter.
Parce que là, mine de rien, je suis en train de me faire enculer.
16:17 Publié dans Encyclopédie sexuelle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sexe, sexualité













