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lundi, 11 février 2008
Macho man
On en vient souvent à parler de féminisme sur ce blog... On a l’habitude de considérer que ce mouvement est en fait une réaction allergique à l’attitude machiste de certains hommes... Pour ma part, je ne crois en l’existence ni de l’un, ni de l’autre... Comprenez : je ne sais pas ce qu’est un « macho », et par conséquent, je ne comprends pas le féminisme, cet ablateur d’utérus.
Je casserais donc la gueule du féminisme en dissertant aujourd’hui sur cette notion, le « macho ».
Qu’est-ce que c’est ?
Vous pouvez consulter la définition donnée par Wikipédia, pour ma part, je vous donnerais celle du Littré (13,90 € sans le Figaro) : MACHO : De l’espagnol « macho », mâle, du latin masculus. Homme considérant la femme comme socialement inférieure. MACHISME : idéologie et comportement reposant sur l’idée que l’homme est socialement supérieur à la femme. « Je suis plus sensible au racisme qu’au machisme, mais de toute façon je considère que la lutte féministe est une lutte contre le racisme », C. BEYALA.
Ah, les hommes... cette manie d’aimer les bikinis... mais aussi, cette manie qu’on a d’en porter ! Et cette horrible tendance à mater des pornos en se branlant frénétiquement... Et alors, pas vous ? Sans compter cette sainte horreur qu’ils ont du ménage et de la vaisselle... et alors, PAS VOUS ?
Pour approfondir la réflexion, vous trouverez ici un exemplaire assez intéressant de ce type de types... C’est surtout drôle, non ? Et plein de vérités aussi...
Un peu comme ces « 10 commandements du parfait macho », trouvé dans un magazine féminin dont j’ai oublié le nom... mis à part, peut-être, le commandement numéro 1, c’est plein de bon sens !
1. Autant que possible, si vous avez quelque chose à nous dire, faites-le pendant les pubs à la télé.
2. Le shopping n’est PAS un sport. Et non, il n’est pas question que l’on change un jour d’opinion sur le sujet.
3. Demandez ce que vous voulez, directement et clairement :
-les allusions subtiles, on ne comprend pas !
-les allusions claires, on ne comprend pas !
-les allusions évidentes, on ne comprend pas !
4. « Oui » et « non » sont des réponses parfaitement acceptables pour n’importe quelle question.
5. Un mal de tête qui dure 17 mois, c’est une maladie. Consultez un médecin.
6. Si vous vous trouvez trop grosse, c’est que vous l’êtes probablement. Donc, il est inutile de nous pose la question toutes les trente secondes.
7. Vous pouvez nous demander de faire quelque chose, ou bien nous dire comment vous aimeriez que cette chose soit faite. Mais pas les deux à la fois. Si vous connaissez déjà la meilleure manière de faire cette chose, inutile de nous le demander : faite-la vous-même.
8. Christophe Colomb ne s’est pas arrêter pour demander sa route... eh bien nous non plus.
9. TOUS les hommes ne voient que 16 couleurs, pas plus. Inutile de vouloir nous en faire dénombrer davantage :
-Pêche, par exemple, c’est un fruit, et pas une couleur.
-La différence entre mauve, violet et fuchsia, connaît pas...
10. Si on vous demande « Qu’est-ce qui ne va pas ? » et que la seule réponse qu’on obtient c’est « rien », on agira alors comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes. On sait que vous mentez dans ces cas-là, mais on n’a pas forcément envie de chercher à en savoir plus.
En faisant mes petites recherches sur le net, j’ai découvert que c’était la version politiquement correcte d’une page (celle-ci), que je retranscris ici : voici donc, « les hommes, par les hommes », encore la meilleure façon de les appréhender :
1. Les seins des femmes sont faits pour être regardés et c’est pour cela qu’on les mate. N’essayez pas de changer cela, c'est comme ça, c'est tout.
1. Apprenez à utiliser la lunette des W.C.. Vous êtes des grandes filles. Si la lunette est relevée, abaissez-la. Nous, on a besoin de la relever, vous, vous avez besoin de la baisser. Et vous ne nous entendez pas nous plaindre de devoir la relever, non?
1. Samedi = sports. C’est comme la pleine lune ou les marées : un phénomène naturel sur lequel aucun être humain ne peut avoir de prise.
1. Le Shopping n’est PAS un sport. Et non, il n’est pas question que l’on change un jour d’opinion là dessus.
1. Pleurer, c’est du chantage.
1. Demandez ce que vous voulez directement et clairement. Pour être sûr que vous compreniez bien :
Les allusions subtiles, on ne comprend pas!
Les allusions claires, on ne comprend pas!
Les allusions évidentes, on ne comprend pas!
DITES LE, UN POINT C’EST TOUT!
1. ‘OUI’ et ‘NON’ sont des réponses parfaitement acceptables pour n’importe quelle question.
1. Venez nous parler d’un problème uniquement si vous désirez qu’on le résolve. C’est ce qu’on fait. La sympathie, c’est ce que vous obtiendrez de vos amies. Elles sont faites pour ça.
1. Un mal de tête qui dure 17 mois, c’est une maladie. Consultez un médecin.
1. N’importe quelle chose que nous avons pu dire il y à 6 mois n’est pas acceptable comme argument lors d’une dispute. En fait, tous nos commentaires sont nuls et inutilisables après 7 jours.
1. Si vous vous trouvez trop grosse, c’est que vous l’êtes probablement. Inutile de nous le demander.
1. Si une chose que nous avons dite peut être interprêtée ou comprise de plusieurs manières, et que l’une de ces manières vous rend triste ou en colère, alors, considérez que nous voulions donner un autre sens à ce que nous avons dit.
1. Vous pouvez nous demander de faire quelque chose ou bien nous dire comment vous aimeriez que cette chose soit faite. Pas les deux. Si vous connaissez déjà la meilleure manière de faire cette chose, faites-la vous-même.
1. Autant que possible, si vous avez quelque chose à dire, dites le pendant les pubs à la télé.
1. Christophe Colomb ne s’est pas arrêté pour demander sa route… eh bien nous non plus.
1. TOUS les hommes voient en 16 couleurs, pas plus. Inutile de vouloir nous en faire dénombrer plus.
Pêche, par exemple, c’est un fruit pas une couleur.
La différence entre mauve, rose et fuschia, connaît pas.
1. Si ça démange, il faut se gratter. C’est naturel, et c’est ce qu’on fait.
1. Si on demande “Qu’est-ce qui ne va pas" et que la seule réponse qu’on obtient, c’est ”rien," on agira comme si tout était OK. On sait que vous mentez dans ces cas-là, mais on a aucune envie de chercher à en savoir plus.
1. Quand on doit sortir ensemble quelque part, quelque soit votre tenue, elle vous ira formidablement, vraiment.
1. Ne nous demandez pas à quoi on pense, à moins que vous ne souhaitiez parler de :
Sexe
Sport
Voitures
1. Vous avez suffisamment de vêtements.
1. Vous avez trop de chaussures.
1. Je suis en forme. Rond, c’est une forme.
1. Merci d’avoir lu ceci jusqu’au bout; Oui, je sais, je vais devoir coucher sur le canapé ce soir, mais saviez-vous que les hommes ne détestent pas ça et considèrent cela comme du camping ?
Une fois de plus, et malgré les prétentions humoristiques, c’est plein de bon sens... sauf peut-être cette histoire de lunette des toilettes... bien sûr, dans la mesure où il leur serait nécessaire de la relever, pourquoi se plaindre de devoir la baisser ? Le seul problème, dans ce cas de figure, c’est quand on trouve de la pisse qui a giclé un peu partout, et qu’on est la seule à laver les toilettes... Mais au fond, pourquoi les hommes font-ils pipi debout ?? Parce qu’ils le peuvent, contrairement à nous, peut-on supposer, mais est-ce une nécessité de le faire pour autant ? Je crois être la seule à avoir un mari qui fait pipi assis, et franchement, je l’en remercie... Après en avoir discuté avec lui, il apparaît qu’il n’a pas la sensation d’être diminué dans sa virilité.
De cela, il nous faut conclure : oui, en effet, les hommes ne sont pas des femmes, pourquoi faudrait-il qu’ils nous ressemblent ? Mais surtout, surtout, les chats ne font pas des chiens !! Si fiston est un con, peut-être faudrait-il se tourner vers papa et maman, pour se faire une idée du pourquoi du comment... Ci-dessous, un article trouvé là, pas trop mauvais ma foi, même s’il tire un peu sur le manuel de psychologie chiant genre « comment réussir sa vie en 10 étapes », qui nous donne quelques idées pour ne pas devenir la mère d’un futur macho :
Mamans : élevez un homme, pas un macho
(MFI) Peu de femmes sont capables de reconnaître : « Mon fils est macho ; c’est de ma faute ». Et pourtant… Au lieu de vous plaindre sans cesse des hommes, qui gagnent plus que vous pour le même travail et ne font rien à la maison, essayez de les changer. C’est-à-dire, de les élever autrement. Pas difficile, il suffit de suivre les dix commandements suivants.
Règle n°1 : ne faites pas d’enfant avec un macho. Une évidence ? Pas si sûr. Pour faire grandir un garçon épanoui, mieux vaut ne pas aimer un homme terrorisé par les femmes ou méprisant à leur égard. Et si vous êtes malgré vous tombée sous le charme d’un bel hidalgo, évitez de vous comporter en femme soumise et mettez-le à la vaisselle. Votre fils l’imitera d’autant plus naturellement qu’il se sentira du même coup autonome, affranchi de sa dépendance à l’égard des femmes.
Règle n°2 : ne soyez pas une mère dévorante (plus connue sous le nom de « mamma » ou de « mère juive »). Comme le rappellent Stéphane Clerget et Pascale Leroy dans leur pertinent petit livre Elever un garçon aujourd’hui (1), la fusion mère-fils est l’un des terreaux essentiels du machisme. Faute de savoir comment être lui-même, le fils s’appliquera à ne pas être comme maman, « en se persuadant qu’elle est moins bien que lui ».
Règle n°3 : laissez de la place au père. A partir de deux-trois ans, le petit garçon prend conscience de son sexe et cherche à se démarquer de sa mère (sans quoi il resterait un bébé, dépendant et sans sexe). Il a alors besoin de modèles d’identification. C’est l’un des aspects essentiels du rôle du père : « en cassant la fusion, il défend le garçon d’une possible dévoration maternelle ». De même, encouragez les contacts avec d’autres hommes.
Règle n°4 : ne tolérez pas les colères et les crises d’autorité de votre fils sous prétexte que c’est « viril » ou « hormonal ». Pour se décoller de sa mère perçue comme toute-puissante (donc menaçante), le charmant bambin va passer, à partir de deux ans, par la fameuse phase du non. Tout en étant compréhensive, il faut savoir rester ferme et remettre les pendules à l’heure quand l’enfant se comporte en petit tyran.
Règle n°5 : évitez de proférer des généralités malfaisantes sur les hommes devant votre petit garçon : « Atteint dans son identité masculine, il pourrait alors chercher à l’affirmer de façon outrancière ».
Règle n°6 : votre compagnon vous a lâchée. Vous avez le droit de penser que c’est un sale type mais évitez de collectionner ouvertement les amants pour vous consoler. Devenu adulte, votre fils pourrait redouter de se faire manipuler ou dévorer par des « croqueuses d’hommes » et se conduire en macho pour se protéger.
Règle n°7 : sachez gérer la fratrie. Deux écueils à éviter : d’une part, ne pas présenter vos filles comme des petites choses fragiles en délégant à leurs frères une partie de votre autorité sur elles ; d’autre part, ne pas exiger des filles qu’elles soient toujours aux petits soins avec leurs frères. Ils auraient ensuite du mal à comprendre que toutes les femmes ne soient pas à leur disposition.
Règle n°8 : n’érotisez pas tous les rapports de votre pré-ado avec les filles (en lui demandant s’il est amoureux dès que vous le voyez discuter avec une copine devant le collège). Cette pression pourrait donner l’impression que pour être un garçon, il faut absolument séduire toutes les filles. Au contraire, mieux vaut valoriser l’amitié, qui permet des relations d’égal à égale.
Règle n°9 : gardez vos distances avec votre ado. Vers 12-13 ans, le garçon cherche à s’affirmer en tant qu’homme alors que dans le même temps, la puberté réactive les conflits oedipiens. Tiraillé entre son désir pour sa mère et son besoin de s’en démarquer, il peut réagir violemment… par une crise de machisme. Surtout, restez zen et n’hésitez pas à appeler le père à la rescousse. Ne tolérez pas les insultes et respectez la distance imposée par votre fils (finies les papouilles et les balades dans l’appartement en tenue d’Ève).
Règle n°10 : parlez dès le plus jeune âge à votre fils de la différence sexuelle entre garçon et fille. D’abord, calmez son sentiment de surpuissance en expliquant que non, il ne manque rien aux filles : elles aussi ont un sexe, mais il est caché à l’intérieur. Ensuite, combattez leur complexe d’infériorité en leur disant que les garçons aussi donnent la vie, que sans leurs graines, les femmes ne pourraient pas concevoir de bébé.
(1) Elever un garçon aujourd’hui, En faire un homme, pas un macho, Dr Stéphane Clerget et Pascale Leroy, Albin Michel, 134 pages.
Sophie Boukhari
A la naissance de ma fille, on m’a offert tout un tas de fringues, majoritairement... roses. C’est la que commence la malédiction sexuelle ! Les mamans d’antan n’ont pas appris à leur rejeton à faire la vaisselle, laver le linge etc... en deux mots, à s’occuper d’eux tous seuls comme des grands, pourquoi s’étonner qu’ils n’en soient pas capables devenus grands ? Sans compter que ça répondait à un impératif pragmatique : pendant que les hommes de la maison allaient suer dans les champs, fallait bien quelqu’une pour s’occuper de la maison, du repas et des gosses. Partage des tâches qui aujourd’hui nous révolte, mais frappé au coin du bon sens en son temps... Le souci, c’est que le féminisme a donné aux femmes le droit d’aller travailler elles aussi... tout en continuant à faire ce qu’elles ont toujours fait : des enfants, le ménage, et le repas du soir. Allez vous en plaindre à votre mère qui avait peur de faire de son fils un homo si elle lui apprenait à plier le linge.
Les hommes ne sont pas des machos, non, ils sont juste plus simples de fonctionnement que nous... Si vous envisagez vos relations avec eux sur le mode de la guerre, on s’en sort pas ! Cessez de vous plaindre, et passez au dialogue simple, qui consiste à dire les choses en temps et en heure, au lieu de tenir le journal secret (jusqu’au grand déballage, celui qui précède le divorce) de vos griefs.
Je crois que je n’ai qu’une chose à reprocher aux hommes... le monde qu’ils ont fait... Allez, ne le niez pas, messieurs, le désordre géopolitique actuel, c’est vous, les hommes sur la Lune et les robots sur Mars, le vaccin contre la rage, c’est vous ! La découverte des Amériques et la propagation de la grippe et de la syphilis qui s’ensuivit, c’est encore vous ! Il faut l’admettre, si la terre n’avait été peuplée que de femmes, les notions de frontières et de guerre n’existeraient pas, et l’être humaine gratterait la terre pour se nourrir de baies et de racines, sans télé, nue de la tête aux pieds, à passer son temps à forniquer entre elles sous les arbres, dans un rayon de soleil. Sans même une bite pour épicer le tout. Merde.
18:10 Publié dans Encyclopédie amoureuse | Lien permanent | Commentaires (52) | Envoyer cette note | Tags : sexualité, machisme, macho, hommes
samedi, 02 février 2008
Allaiter
Les prédicateurs de tous poils m’avaient jeté une pelletée de malédictions, mises en garde et messages de prévention : allaiter, c’est pas si simple, suffit pas de le vouloir. Des fois on veut, et on a pas de lait, des fois, ça se tarit, ou alors le lait n’est pas bon, voir même dangereux, ou trop riche, ou pas assez, et puis on sait jamais ce que le bébé boit en quantité, sans compter que cette façon de donner à la demande, c’est inculquer de mauvaises habitudes au bébé. Bref, le mieux c’est encore le lait artificiel pour maîtriser parfaitement la sustentation de bébé.Ce site, très bien fait, propose des petites fiches en pdf pour démonter les mythes de l’allaitement, par le docteur Newman. Consultez également ce site-ci pour trouver une réponse à toutes les questions que vous pouvez vous poser à ce sujet.
Ce discours est en général servi par les anciens, au crâne savamment bourré par nos savants médecins d’antan... Déjà, Rousseau déplorait cette manie de considérer l’allaitement comme dangereux pour la mère, et de le confier aux nourrices, source, selon lui, de la déliquescence de la cellule familiale... Le problème ne date donc pas d’hier, mais depuis, ça a empiré : aujourd’hui, allaitement et durée d’allaitement régressent dangereusement. En France, seules 40% des femmes allaitent leur bébé exclusivement au sein, et elles ne sont que 22% en Afrique centrales... tandis qu'elles sont 48% au Canada, et carrément 98% en Norvège... !
Plusieurs raisons à cela.
Le travail des femmes est bien entendu le premier facteur du délaissement de l’allaitement maternel... En France, le congé pour allaitement n’existe pas, tandis que le congé de maternité ne dure que 3 mois... Mais dans d’autre pays, au Canada par exemple, il dure 1 an, précisément pour permettre aux femmes d’allaiter.
Les raisons de cet abandon sont aussi et surtout économiques. Vous le savez peut-être, mais le principal producteur de lait artificiel, et ce depuis le début, puisque s’en est l’inventeur, c’est... Nestlé (40% du marché mondial de l’alimentation pour bébés, la production de lait en poudre figurant parmi les plus subventionnées). Les campagnes de pub agressives en occident, couplées aux « offres » dans les pays du tiers-monde, ont fait des ravages. En occident, Nestlé est parvenu à persuader la ménagère que son lait était carencé en comparaison de celui qu’offrait le géant alimentaire... avec l’aide des médecins de famille qui touchaient des pourboires substantiels pour chaque mère ralliée à la cause du lait en poudre (et à qui on offrait sa première boîte... et une fois l’allaitement artificiel engagé, il devient très difficile de reprendre un allaitement naturel). En Afrique, la situation est bien pire : offert gracieusement à des mères sous-alimentées, le lait artificiel apparut comme le seul moyen de faire survivre des enfants voués à la famine. Mais problème : pour être préparé, le lait artificiel nécessite... de l’eau. Véritable bouillon de culture dans ces contrées asséchées, diarrhées et dysenteries firent des hécatombes. Pour en savoir plus sur les mauvaises manières de Nestlé, visitez cette page... Et celle-ci, pour vous mettre au courant de la loi en vigueur sur les publicités pour les laits en poudre... savez vous qu’elles sont interdites ? Enfin, il faut savoir que le lait de vache, qui compose le lait en poudre, se digère beaucoup moins bien que le lait maternel, et que surtout, il prive bébé des immenses avantages pour sa santé du lait maternel... Cliquez ici pour en savoir plus !
Ajoutons à cela les raisons toutes culturelles... l’allaitement, c’est bien connu, ça fait pendre disgracieusement les seins, ça empêche de retrouver la ligne, c’est douloureux, contraignant, et fatiguant. Imaginez : si vous optez pour l’allaitement artificiel, vous devrez nourrir bébé toutes les trois heures dès la naissance, alors qu’au sein, cela risque d’être, au début, toutes les heures, voire demi-heures... Impossible de dormir !
Heureusement, aujourd’hui, la raison nous revient. Si on trouve toujours des mères pour refuser l’allaitement, les autorités médicales, telles l’OMS, en reconnaissent les indéniables avantages. L’OMS, donc, conseille d’allaiter au minimum son enfant pendant 6 mois, et au mieux pendant 2 ans, ce qui en fait tout de même bondir plus d’un... Et tout de même, faudrait voir à pas trop faire culpabiliser les mères qui ne veulent pas allaiter...
Non seulement je suis POUR l’allaitement maternel, mais en plus je suis résolument CONTRE l’allaitement artificiel, et je compte bien faire culpabiliser celles qui ne veulent pas entendre parler d’allaitement au sein.
Voici mon expérience.
A vrai dire, je ne me suis même pas posé la question, il était évident que j’allais allaiter, disposition psychologique idéale pour un bon allaitement... doutez, et les emmerdes commenceront (je vous le rappelle, l’être humain est un être psychologique, la somatisation, c’est sa spécialité). Depuis le CP, je sais que je suis un mammifère parmi d’autres, et que les mammifères n’ont des mamelles que dans le seul but de nourrir leur progéniture avec leur lait. Et la nature faisant bien les choses, je ne doute pas un seul instant que mon lait contient tout ce dont bébé à besoin, et qu’en revanche, l’être humain étant faillible et un peu con sur les bords, tout ce qu’il créera, ne sera toujours qu’un ersatz de ce qu’est capable de faire la nature. Exit le lait artificiel.
Ensuite, j’ai été familialement bien conditionnée : notre mère nous a tous allaités. Aucun de nous (nous sommes six) ne souffrent d’allergies ou de maladies quelconques. Nous n’avons pas été des bébés à otites, à coliques, à asthme, à bronchites etc... Toutes choses désagréables dont souffrent les milliers de gosses au lait nestlé. En revanche, il est exact que ma maman a les seins qui pendent... à 50 ans... mais vous verriez sa silhouette, c’est à se demander d’où elle a sorti ses 6 mômes !
Enfin, ma gynéco a parfait le boulot : invétérée de l’allaitement maternel, elle m’a bien conseillée, et l’hôpital qui m’a accouchée également. Ca aide.
L’allaitement, ça commence tout de suite après la naissance de bébé : le réflexe de fouissement est quasi immédiat : bébé cherche le téton de maman. Donnez le lui ! La production de lait par la mère est également automatique : une mère qui ne produit pas de lait, ça n’existe pas, ou alors c’est qu’elle n’a pas de seins. A la limite, péridurale, césarienne, et autre antibio peuvent perturber la production de lait, mais ce n’est jamais définitif. Au début, les seins ne contiennent que du colostrum : par ce concentré, la mère partage avec le nouveau-né ses défenses immunitaires. La montée de lait s’effectue dans les jours qui suivent, lorsque le bébé aura stimulé les mamelles par des tétées nombreuses et fréquentes. Les seins deviennent chauds, tendus, et le lait arrive comme par miracle, en quantité toujours suffisantes et nécessaires : c’est bébé qui stimule, selon ses besoins, en demandant le sein. C’est donc « à la demande » qu’on le lui donne, oubliez les « tétées toutes les trois heures », à la demande vous dis-je ! Vous dormirez moins que la voisine de chambrée qui donne le biberon, mais au moins, bébé ne s’épuisera pas en pleurs, dans l’attente de son biberon... Manger, dormir, manger, dormir, la vie est belle...
Il est exact que ça fait mal aux seins... au début. La douleur n’est pas la normalité ! Il est en revanche crucial de bien installer bébé, et de le changer fréquemment de position en cas de crevasses. Vous devez être confortablement installée, et lui aussi. Il doit prendre un maximum de l’aréole dans le bec, et pas seulement le téton. Attention, c’est lui qui gère les tétées, pas vous ! Si vous l’affamez sous le prétexte fallacieux de vouloir bien dormir, il se ruera sur votre téton comme la misère sur le monde, l’engloutira sans patience, et dans la douleur en ce qui vous concerne... Ensuite... vivez seins nus ! Ca en a choqué quelques uns à l’hôpital, mais pour ne pas voir mal, vos seins doivent sécher entre deux tétées. Enfin, je le répète, la nature fait bien les choses : le meilleur produit contre les crevasses, et il y a des chances que vous en ayez, c’est votre propre lait... Avant chaque tétée, exprimez quelques gouttes de lit pour ramollir les chairs et facilitez le début d’éjection (parce qu’il faut quelques secondes pour que le lait jaillisse, secondes pendant lesquelles bébé tète comme un forcené... aïe !), et en fin de tétée, faites de même pour cicatriser les éventuelles séquelles... Si tout ça ne suffit pas, optez pour la lanoline, graisse de laine, que vous étalerez régulièrement sur vos tétons et aréoles. Mais d’autres soucis peuvent surgir, comme des mycoses, ou des engorgements... Là, le violet de gentiane (mycoses), ou la teinture mère de calendula appliquée en compresses (engorgements) font des miracles. Consultez également ces pages pour en savoir encore plus.
On a donc mis ma petite Lola au sein à peine sortie de mon ventre... Comme je l’ai déjà dit, elle n’a pas tourné autours du pot, à croire qu’elle a fait ça toute sa vie, une vraie pro !
Les premiers jours ont été un peu difficiles à vivre... bébé demande fréquemment, de jours comme de nuit, et là, il est impératif de se reposer pour que les choses se passent bien... j’ai donc passé mes journées à dormir dès que j’en avais l’occasion. Mais ça a payé... J’avais entendu dire que la montée de lait prend jusqu’à 5 jours, et qu’en attendant, bébé perd un dixième de son poids de naissance, poids qu’il ne recouvre qu’après des jours voire des semaines. Eh bien, j’ai eu du lait dès le lendemain, et bébé a perdu... 100 grammes, a retrouvé son poids de naissance en 2 jours, et est sorti de l’hôpital en faisant exploser tous les tableaux de courbes de poids. Née à 2,475 kilos, elle est rentrée à la maison avec une charge pondérale de 2,7 kilos. Un exploit que les sages-femmes ont gentiment salué.
Ah oui, autre avantage de l’allaitement au sein : lors des premières tétées, des contractions surviennent, heureusement moins douloureuses que celles de l’accouchement ! Cela est dû à la libération d’hormones au cours de la tétée, qui servent à remettre l’utérus à sa place... sans cela, c’est-à-dire en cas d’allaitement au biberon, c’est un peu plus long, et les risques d’hémorragies sont plus élevés...
Bien sûr, je n’ai pas été épargnée par les ptits bobos, mais c’est resté très limité. Comme je le disais, je vivais nibs à l’air de jour comme de nuit (j’ai quand même rangé l’attirail quand un monsieur entrait, je veux gêner personne...), et j’appliquais soigneusement colostrum et lanoline. Aujourd’hui, 9 jours après l’accouchement, mon sein gauche est parfaitement remis, quand le sein droit est encore légèrement endolori. Surtout, ne pas désespérer, mon allaitement commence trop bien pour tout gâcher maintenant.
La veille de ma sortie d’hôpital, bébé ne réclamait plus qu’une fois par nuit, ce qui est largement vivable. En revanche, arrivée à la maison, la première nuit a été un véritable enfer... En l’espace de 6 heures, bébé à voulu téter 10 fois... aïe les tétons, et bonjour la tête de la maman le lendemain. Que faire quand bébé demande autant ? Il ne peut pas avoir faim, il vient de manger ! Et pourtant si... il a faim. Bon, pas toujours toujours, j’ai bien senti que de temps en temps, je faisais office de cheuloche... A vous de faire la différence : un bébé qui a faim ne se rendort pas ! Aux premiers grincements venant du berceau, attendez quelques secondes. S’il se rendort, bonne nuit. S’il grimpe dans les tours... bonne tétée ! N’oubliez pas que son estomac ne peut contenir initialement pas plus que le volume d’une balle de golf, et qu’il va devoir multiplier son poids par six en quelques mois... Aujourd’hui, les nuits sont plus calmes, mais il arrive que la journées, les tétées soient très longues, jusqu’à une heure, et entrecoupées : bébé tète, relâche le sein, je le change, je joue avec, le donne au papa, il retète, s’endort. C’est tout à fait normal. Ses temps de veille s’allongent, et invariablement, ils commencent et finissent par une tétée. Parfois, en particulier lorsque la veille Lola a été très demandeuse, j’ai tellement les seins gonflés que je n’ai qu’une hâte : qu’elle se réveille !
Bien entendu, il va de soi que cela ne me coûte pas un radis, alors que les prix des laits en poudres sont à s’arracher les cheveux... sans compter que c’est toujours prêt, toujours à la bonne température, et administrable dans la seconde...
Certaines mères se demandent si bébé mange assez : en effet, on ne contrôle pas la quantité ingurgitée comme on peut le faire avec un biberon... Plusieurs indices pour savoir si bébé boit, tout d’abord : s’il y a des entrées, il y a... des sorties. Bébé fait caca ? Alors bébé boit. Ensuite, vous l’entendez pendant la tétée, déglutir, avaler... Enfin, boit-il assez ? Oui, si vous lui donnez le sein à chaque fois qu’il le réclame : c’est lui qui sait, c’est lui qui gère, et il le fait très bien.
Je finirais en mentionnant l’indicible plaisir qu’il y a à donner le sein... coller tout contre vous, ses yeux amoureusement plantés dans les vôtres, quoi de plus agréable que de se faire tétouiller par la première merveille du monde, et d’entendre ses soupirs de plaisir ?
13:58 Publié dans Encyclopédie féminine | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : maternité, allaitement, femmes



























