vendredi, 19 février 2010

Chenille et papillon, le tout sur ton pare-brise

Bon.

 

Voilà, voilà...

Non pas que... mais bon. C'est sûr.

Pour faire simple : ...

Non, c'est pas possible, c'est forcément compliqué.

Pensez donc.

Qu'on ne me parle plus d'heures supplémentaires payées double, ou je mords.

Qu'on ne me parle plus de réchauffement climatique, de limitation des rejets et de gâchis d'énergie, ou je barris.

Qui me parle de respect de l'homme, de la femme, du travailleur, du fonctionnaire ? Je le piétine !!!

Ramène donc ta gueule pour me dire qu'il faut lever le pied, et je te retouche la facade avedc la délicatesse dont je sais faire preuve, quand je veux.

Plains-toi encore une seule fois de tous ces enfants mal élevés, et je te noies.

Voilà, la mamelle de la nation, parmi d'autres (et dont est mon Poilu, au même régime), dont je suis (ce n'est pas de la prétention, non, mes fonctions professionnelles forcent ce constat) est foulée au pied chaque jour, malmenée, humilié, humainement dégradée. Je carbure au yoga et au Millepertuis (super efficace ce truc, faut-il que je n'ai pas eu ma dose aujourd'hui pour parler de ma vie avec tant d'aigreur !) pour ne pas voir ce que je suis devenue : une esclave. Et depuis que j'ouvre ma gueule, les emmerdes me tombent dessus à belles pelletées.

Donc, voilà.

Entre internet qui a pris son bardas pour aller voir ailleurs si j'y suis (l'est con, je suis là !!! Là !!!), mon anorexie qui fait mine de ressortir du tombeau, ma fille qui me supplie légitimement de m'occuper d'elle, mon mari aux abois, et le boulot qui me rouleaucompresseconstrictor, il m'est techniquement et humainement impossible de faire vivre ce blog. Clairement, ces temps-ci, j'avale nettement plus de kilomètres que de foutre.

Prions pour qu'hautetfort ne décide pas un matin que ce blog ne sert plus à rien.

Pour éviter sa fermeture, je vous invite à venir vous branler quotidiennement sur les pauvres émanations de mon corps et de mon esprit.

Sale temps, aujourd'hui.

 

 

Edit : après des lunes et des lunes d'absences, votre si peu fidèle bienfaitrice reprend du poil de la fesse... y 'a plus qu'à avoir une connection internet, hmm ?

mardi, 12 mai 2009

Bain

PC280008.JPG200 – 44 – 60.

 

Ce sont les mensurations, respectivement en litres, degrés Celsius et minutes, que devrait réunir toute baignoire contenant de l’eau pour réclamer le titre de Bain.

Et ce n’est pas tout. Pour faire les choses vraiment correctement, il faut y diluer 100gr de gros sel, quelques gouttes d’huile d’oranger doux, avant d’y plonger une Volu. Un Bain qui ne réunirait pas ces conditions n’est pas un Bain, et ne vaut même pas la peine d’être pris.

 

La température doit être atteinte avec prudence, en partant des températures supérieures. En général, je vide ce que le cumul contient d’eau chaude, puis je verse l’eau froide. Ma main étant rompue à l’exercice depuis trop longtemps, c’est mon pied qui m’annonce la couleur : rouge. Chouette, je vais cuire.

 

Mais attention ! C’est très mauvais, je parle en connaisseuse. Inutile de souligner les litres nécessaires à l’opération, de quoi se faire pis que pendre par les temps qui courent. Pour votre peau, un cauchemar : déshydratation, perte d’élasticité, ramollissement à l’état de raisin sec. Pour votre cœur : il paraît que ce genre d’orgie hydro-calorique double le risque de connaître la douloureuse expérience de l’infarctus avant quarante ans. Et c’est pas des blagues. Je trouve étrange que les magazines féminins, pourtant prompts à combattre les inconvénients du Bain ci-dessus cités, ne le déconseillent pas plus régulièrement.

 

Ce qui va quelque peu me gâcher le plaisir de l'apologie que je vais en faire, mais bon. Hop !

 

Chaud, donc, très chaud. Quand Graindorge barbote dans ce jus à la température de son corps, je ne peux m’empêcher d’éprouver de la pitié, et un certain écœurement quand je l’y rejoins. J’adore me calfeutrer dans la salle de bain remplie de vapeurs fruitées – les murs en perlent -, allumer quelques bougies, éteindre les lumières, et me faire fondre, à petits morceaux dans ce grand bol d’eau chaude (attention, à ce propos : la minutie m’interdit de ne pas vous mettre en garde sur le fait que, en dépit du théorème d’Archimède, tout corps plongé dans de l’eau chaude la refroidit, prenez les mesures qui s’imposent).

 

Je rentre dans le Bain, ferme minutieusement les rideaux, et me mets lentement à genoux. La chaleur s’empare de mes cuisses, de mon entre-jambe, de mon ventre, et là je m’arrête. J’attends un peu en remuant les bras à la surface de l’eau, je sens sa chaleur venir me fouetter. Je me caresse le jarret, détends mes petits muscles, et là, je m’étends en arrière, et mon dos et ma nuque se retrouvent immergés dans ce lac de volupté. La moindre parcelle de mon corps, jusqu’au cou, est calfeutrée dans cette chaleur, et au-dessus de mon cou, une brume chaude qui me saisit les joues.

 

Après quelques minutes de cette torpeur immobile, je me mets à suinter...

 

Cela commence au sommet de mon individu, sous les cheveux, puis près des oreilles... de grosses gouttes perlent jusque sur ma nuque, d’autres dévalent mon front, pour se perdre et se disperser dans mes sourcils, ou déferler sur l’arête de mon nez. Puis mon front, mon menton, et mon torse, émergé jusqu’aux tétons, se mettent à excréter des gouttes larges er rondes. Parfois, ces gouttes, s’incrémentant les unes aux autres, cèdent et coulent en un filet, qui se perd dans les 200 autres litres qui se trouvent là, ou meurent dans le creux de mes deux lèvres réunies, y déposant leur saveur saline.

J’aime.

 

Ensuite, les pores dilatés comme il faut (chose quasi invraisemblable chez moi, ayant la peau aussi sèche et fine que du papier à cigarette, et douce, douce....), je me plonge brutalement dans l’eau, toujours sur le dos, de façon à ce que la seule partie de moi à l’air libre soit mon visage.

 

Des bulles d’air en farandoles cherchent leur chemin entre mes cheveux, me caressant le cuir chevelu, sensation à la fois infime et dynamisante (quoique cela marche beaucoup mieux avec des cheveux longs, la quantité d’air emprisonné est alors plus important). Quand elles ont apparemment toutes trouvé leurs routes, je secoue ma petite crinière, et des dizaines encore tentent de s’échapper.

 

Après un quart d’heure, je ne sens plus l’odeur des huiles (Ylang Ylang, pour la peau et l’odeur, Basilic et Oranger doux pour la détente), non pas qu’il n’y en aie plus, mais mon odorat a décliné sa responsabilité de sentir ce qui se trouve dans l’air. Probablement que mes neurones en ont eu assez. Dans cette position, je peux regarder à loisir mon corps allongé et déformé par l’épaisseur d’eau. Je suis terriblement pâle, surtout sur ce fond bleu marine (la salle de bain a été entièrement habillée de carrelages en camaïeu de bleu, avec des joncs ici et là, et la sensation d’être sous l’eau est saisissante).

 

Paradoxalement, c’est après un certain laps de temps que la chaleur devient insupportable, signe que la température de cuisson a été atteinte. Pour contrecarrer ce calamiteux destin, je sors mes bras, que je mets derrière ma tête, puis mes pieds, que je pose, les jambes écartées et à demi sorties de l’eau, sur un rebord de la baignoire. Mes membres fument en volutes cendrées et bulleuses. Miam ! Je joue avec mes pieds sur le carrelage tiède et luisant d’eau. Je fais des empreintes, des dessins, des pâtés. Je chante, histoire de me ventiler (chaleur tournante, meilleur moyen de cuisson – paraît-il), et de cuire harmonieusement.

 

Une demi-heure plus tard, je regarde mes doigts : tout ratatinés. C’est le moment de sortir.

 

C’est le moment de lever la bonde, dans un gargouilli, et passer à l’astiquage réglementaire. Le gant savonneux te me vous réveille l’épiderme ! Je me lève (ça tououourne), la sieste est terminée !

Et là, paf, le coup du lapin, mais dans les yeux. Il faut s’asseoir, splatch ! quand on voit tout blanc. Je me laisse aspirer par l’eau qui s’écoule, lourde, sur mon corps qui se couche complètement au fond de la baignoire. Les bulles de la mousse, qui se déposent sur ma peau au fur et à mesure que le niveau diminue et les échoue là, pètent en un mirmillement de prouts de fées. Trop chouette. Je sens mon dos contre le fond de la baignoire, être happé comme une ventouse, et mes vertèbres se déposer une à une contre cette surface dure.

 

Lorsque je me retrouve à gésir sur le fond, avec plus qu’un peu d’eau entre les reins et la raie des fesses, et une flaque dans la cavité de mon plexus, après presqu’une heure à ramollir dans cette apesanteur torpide, je me sens lourde. Très lourde.

 

Me lever est un défi qui me semble idiot de relever avant plusieurs minutes. Lorsque je me lève, je sens mes os rouler contre la baignoire. La gueule de bois, quasi, la tête qui tourne, et tout.

 

Je me rince à l’eau tiède, puis froide, un peu parce que c’est plus tonique et meilleur pour la santé de l’épiderme, et beaucoup parce que c’est tout ce qui reste dans le cumul après avoir fait couler mon bain, et j’ai oublié de le mettre en route avant de m’immerger. Oups.

 

Voilà, pantelante, ruisselante, exténuée, je sors du Bain, et le temps de m’emparer d’une serviette que j’étends sur le lit, je m’affale de tout mon long, et fini de reposer, fumante et parfumée.

dimanche, 12 octobre 2008

Chez Volu

J'ai vu qu'il restait encore un peu de lumière, alors je suis entrée... Et comme en ce moment, celui qui écrit du cul, c'est Graindorge, et bien, aujourd'hui, je lui cède la place.

P3010022.JPG Chez Volu

 

Luna avait pris le train ce matin, habillée d’une petite robe légère, un peu transparente, sans soutien-gorge, sans culotte, avec des bas et des porte-jarretelles qui apparaissaient à chaque fois qu’elle se penchait un peu ou s’asseyait. Sur le quai elle avait d’ailleurs remarqué un groupe d’adolescents qui la reluquaient sans gêne.

 

Elle se rendait chez Volu et Rebis, depuis le temps qu’ils voulaient la rencontrer ; la baise s’annonçait folle.

 

Il était venu la chercher en gare. Il a vite vu qu’elle n’avait pas de sous-vêtements. Il l’a prise par la main après l’avoir tendrement embrassée dans le cou. Il voulait la toucher tout de suite lui montrer qu’il la désirait sans patience. Il l’emmena dans le parking de la gare, la renversa sur le capot d’une vielle Alfa (il trouvait que ça lui allait bien cette voiture). Il releva sa robe puis se recula pour mieux la regarder. Il fit quelques photos d’elle, lascive, sa main sur la chatte, ses seins tendus et dressés.

 

Il se jeta sur elle, sa langue plongea dans sa chatte, ses mains agrippèrent ses cuisses, malaxaient son ventre, ses seins.

 

« Depuis le temps que je rêvais de te lécher ma petite putain italienne, ma succube brûlante ».

 

Il la retourna sur le capot de la voiture, et enfila sa bite dans sa fente élargie par le désir. Sa main tirait ses cheveux en arrière, tournait son visage vers lui pour mieux la regarder.

 

« Dis moi que tu me veux ! Dis moi que tu veux que je te fasse mal au ventre, que mon sexe te torture les reins ! Je te baise tu vois, je te l’avais promis que je te prendrais sans vergogne ! »

 

« Oui prend-moi fort, baise-moi ! Traite-moi comme une chienne, humilie moi ! Je te sens au fond t’es chaud ! Secoue-moi... »

 

« Je vais pas te laisser de répit, je veux que tu m’aimes comme un amant rare ! Que tu veuilles de moi tous les jours de ta vie ! Que ton ventre te rappelle mes coups de reins »

 

« Non ! Tu ne m’auras pas comme ça ! Je résisterai ! »

 

« Si tu verras ! Tu me voudras encore quand tu n’en pourras plus, quand ta chatte ne supportera plus la moindre caresse, tu voudras que je prenne ton cul ! Petite allumeuse... »

 

Elle se branlait tandis qu’il la transperçait ; elle jouit très vite. Il la tira vers lui, engouffra sa bite dans sa bouche et la regarda le sucer, les yeux gourmands. Luna se sentait honteuse de se faire prendre comme ça, mais elle aimait. Elle vit qu’un homme, jeune mais l’air timide les regardait depuis une voiture. Elle le regardait effrontément, suçant son amant avec force. Elle l’appela :

 

« Eh toi là-bas viens ! Viens me lécher la chatte ! »

 

Le jeune homme s’approcha, Luna le fit se coucher sous elle :

 

« Suce moi ! Fais moi plaisir ! Prend ma chatte dans ta bouche ! »

 

Le jeune homme s’exécuta sans broncher. Elle plongea sa main dans son jean pour le branler pendant qu’elle suçait son ptit français.

 

Elle était déchaînée. Son amant lui baisait la bouche en lui répétant qu’elle était sa chose.

 

« Avale-moi ! Aspire-moi fort ! Fais moi jouir au fond de ta bouche assoiffée de foutre, ma petite chienne en chaleur ! »

 

Il se lâcha au fond de sa gorge alors que Luna jouit à nouveau. Le jeune homme s’était répandu dans sa main sans qu’elle s’en rende compte, en rien de temps, mais il bandait toujours et la léchait sans mot dire.

 

Elle se mit à rire en s’essuyant la main dans le caleçon du jeune homme.

 

« T’as vu comme je l’ai fait cracher ! »

 

Elle se releva, reprit son sac, attrapa la main de Rebis et ils partirent en courant, satisfaits de leur forfait. Le jeune homme mit du temps à se reprendre.  Son visage était couvert de jus, collant.

 

Luna s’amusait encore de cette scène, dans la voiture qui l’amenait chez ses hôtes.

Une fois sortis de la ville, il se mit à la caresser, d’abord les cuisses, puis la chatte ; doucement il plongeait ses doigts en elle et les léchait ensuite pour la goûter encore. Il bandait à nouveau, il la voulait encore ; elle était tellement belle dans cette robe, les cheveux en désordre, les yeux embués de plaisir, la tête renversée sur le siège, les jambes écartées, luisantes dans ses bas noirs.

 

Elle pris ses doigts pour les sucer, en le regardant intensément !

 

« Tu vas me faire jouir encore ? D’accord ? Tu me laisseras baiser ta femme dis ? »

 

Il avait du mal à conduire, troublé par son icône porno chic enfin prise. Il sentait l’odeur de sa chatte excitée, c’était doux comme arôme, suave.

 

« Branle-toi ! Branle-toi pour moi ! Mets tes doigts dans ta chatte, écarte tes lèvres, montre moi ton intimité ! »

 

Pendant toute la fin du trajet il la regarda se caresser doucement, les yeux tantôt clos, tantôt ouverts et embrasés.

 

Volu les attendait sur le pas de la porte. Elle vit qu’ils avaient déjà entamé la fête.

 

Luna voulait se doucher, se rafraîchir un peu. A peine sous la douche, elle sentit des mains sur elle. Ils étaient venus la regarder la toucher. Il avait déshabillé sa femme, elle ne portait plus qu’un string, lui s’était mis nu.

Ils faisaient glisser leurs mains sur le corps de Luna, enduit de savon, cuivré par le soleil d’Italie. Volu aussi la trouvait belle à se damner. Une fois rincée ils l’emmenèrent dans le salon, la couchèrent sur le canapé déployé.

Ils l’ont caressée longtemps, avant de l’embrasser, profitant des courbes douces et enivrantes de son corps.

Luna se redressa pour embrasser sa jeune maîtresse ; à pleine bouche elles se goûtaient, se palpant les seins et la chatte. Tête bêche ensuite, elle se mangeaient le sexe, il les regardait en se branlant, prenait une photo de temps en temps. Il installa un gode ceinture à sa femme. Tandis qu’elle baisait Luna, il léchait leur chatte tour à tour. Puis il glissa sa langue dans son cul. Une fois qu’elle fut bien élargie, il mit son sexe sur sa rondelle, et doucement la pénétra. Luna fut prise entre eux deux, un morceau de plastique dans la chatte et une bite dans le cul.

 

« Te voilà notre petite pute ma belle Luna ! »

 

Luna aimait se sentir écartée, presque déchirée à chaque allée et venue des deux membres dans son ventre, son corps entier était en feu, elle avait l’impression de n’être plus qu’un gouffre brûlant, recevant l’offrande déchaînée de ses partenaires.

 

Elle gémissait, criait par moment !

 

La jeune femme s’allongea sur le dos Luna, s’assit sur son visage, le cul encore encombré par son amant, elle se branlait en rythme sur cette bouche ouverte, offerte. Elle lui mangeait la chatte aussi quand elle arrivait à se contrôler un peu.

 

Elle se mit à encourager sa petite besogneuse :

 

« Mange-moi ma petite salope ! Je suis la salope de ton mec et tu es la mienne ! Mets ta langue au fond de moi... plus profond petite conne ! »

 

L’homme se retira de son cul, pour prendre sa femme.

 

« Lèche mon cul maintenant qu’il est ouvert et glissant, petite garce ! Je veux sentir ta langue dedans, bouge là au fond de mon cul ! Et toi mon bel amant, lèche moi le clito, s’il te plait, lèche moi, je veux ta langue sur ma chatte. »

 

La langue sur cette chatte divine et la bite dans le con de sa femme, il était aux anges ... il la mangeait, avide, jamais rassasié de sa pute italienne. Il buvait plus vite qu’elle ne coulait, il aurait voulu qu’elle se transforme en fontaine de cyprine.

 

Luna lui maintenait la tête et se secouait vivement sur la bouche ouverte de Volu. Elle sentait sa langue au fond de son cul, jamais elle n’avait eu cette sensation, plus ouverte qu’elle ne croyait possible, elle se sentait transcendée. Elle jouit et s’écroula, épuisée, envahie par la narcose.

 

Son amant continuait de pilonner sa femme qui se masturbait, Luna se glissa de côté pour mieux les regarder. Elle vit l’orgasme monter sur le visage de Volu qui cria un grand coup puis arrêta tout mouvement.

 

Rebis tira Luna à lui :

 

« Viens mon adorable pute, viens te faire sucer encore ! »

 

Les coups de langues devenaient insupportables, lui donnaient comme des décharges insurmontables. Elle essaya de l’écarter des ses mains, mais elle n’avait plus la force. Elle le supplia.

 

« Arrête un peu s’il te plait ! Laisse moi respirer ! »

 

« Non tu es mon jouet, je te mange autant que je veux, je te mords autant que je veux ! Maintenant, je vais investir ton cul, de ma langue d’abord, puis de mes doigts, autant que je pourrai en mettre... »

 

Mouillant ses doigts dans sa chatte il les mit un par un dans le cul béant de Luna. Elle gémissait, se tordait, mordait sa main.

 

« Arrête, n’en met plus ! Tu en as mis combien ? »

 

« Quatre ! Dis moi que tu aimes ! »

 

« Oui j’aime que tu me violente, mais n’en met plus ! »

 

Il replongea sa langue pour aller encore plus loin. Elle était tellement bonne, le jus de sa chatte se mélangeait à celui de son cul.

 

Il la sodomisa ensuite, en lui faisant face, pour la regarder encore et encore. Sa beauté l’enivrait de plus en plus, il voulait jouir, mais aussi que ça continue, il se retenait. Il s’arrêtait même de bouger parfois, pour la contempler encore mieux, l’embrasser à pleine bouche, lui dire à l’oreille qu’il n’avait jamais baisé une si belle salope. Il lui demandait de lui répéter qu’elle était sa chienne, soumise, vulnérable, comblée mais insatiable.

 

Luna commençait à ne plus sentir son ventre, comme si elle avait des fourmillements. Volu se redressa et se mit à lécher Luna.

 

« Tu aimes ma langue, petite pute ? »

« Oui je l’aime, suce-moi ! Suce-moi ! »

 

L’orgasme la surprit, soudain, violent, cataclysmique ; elle sentit le foutre chaud de Rebis envahir son cul puis couler aussitôt entre ses fesses.

 

« Je t’ai remplie petite catin ! Tu es tellement ouverte que ça coule sur ta croupe ; de ton cul dégouline mon foutre, et de tes yeux le plaisir décadent que nous t’avons donné. »

 

Volu lécha ce cul offert et enduit de sperme, elle le ramassa dans sa bouche et le laissa couler dans celle de Luna, engluant ses lèvres et ses joues.

 

Ils s’endormirent accolés, épuisés, heureux.

jeudi, 21 août 2008

Petit Larousse de la sexualité

Bien sûr que je l'ai lu, forcément... enfin... je l'ai acheté en tout cas. Tout ce dont je me souviens, c'est que c'était cher.

Du point de vue de la qualité, je dirais... un Larousse. Ca ne vaut pas mon dictionnaire des perversions dont je ferais bien de vous faire part un de ces quatres...

 

Voici donc un extrait, histoire de vous faire localiser la chose. Tout public.

 

dico de la sexualite.JPG

Petit Larousse de la Sexualité

Sous la direction du Dr Sylvain Mimoun.

 

ÉCHANGISME

 

n.m. Echange de partenaire entre deux ou plusieurs couples, et, par extension, diverses pratiques sexuelles incluant plus de deux personnes.

[...]

 

Publics et lieux échangistes

En 1998, on estimait le nombre d’échangistes réguliers en France entre 3 et 4000 personnes, auxquels il faut ajouter les centaines de milliers d’échangistes occasionnels. Autrefois pratiqués à l’extérieur (aires d’autoroute, plages...), les jeux érotiques se déroulent désormais le plus souvent dans des espaces clos et protégés (clubs, saunas, restaurants, soirées privés, quelques camps naturistes célèbres, etc...), principalement en région parisienne, en Rhône-Alpes et dans le Midi, même s’il existe des lieux de rendez-vous partout en France.

 

Deux groupes distincts

Deux principaux groupes peuvent être distingués dans l’univers échangiste, avec des motivations et des attitudes assez différentes.

Les « libertins ». Certains cherchent dans l’échangisme un érotisme très génitalisé, débridé, dépourvu de sentiments, avec prise de risques. Ce sont essentiellement des hommes seuls, souvent d’anciens clients des prostituées, et des « professionnels du sexe », les « hardeurs » ou « hardeuses » qui utilisent les lieux d’échangisme comme plate-forme de travail en se rebaptisant « libertins ». On y rencontre aussi des travestis ou des transgenres, et les femmes seules sont rares. L’ambiance est « pornographique ».

Dans ces milieux, les comportements à risques, favorisant les infections génitales, entre autres, sont en pleine expansion.

Les couples établis. Certains échangistes revendiquent pour leur part la discrétion, des approches plus gourmandes, plus respectueuses du désir de la femme. La sexualité passerait presque au second plan. Il peut s’agir de couples dans la quarantaine, des urbains de la classe moyenne qui veulent faire plaisir à leur partenaire, satisfaire un besoin d’expériences nouvelles ou chercher à se rassurer sur leur potentiel de séduction pour les femmes, sur leur virilité pour les hommes. Des couples pus jeunes pratiquent aussi, dans un esprit plus ludique, pour réveiller un érotisme en panne ; ils revendiquent une sexualité égalitaire, et se déclarent fidèles.

 

[...]

 

L’échangisme en couple.

Il n’est en général pas simple pour un homme de convaincre sa partenaire de pratiquer l’échangisme. Les principales difficultés proviennent des différences de perception de la sexualité, la femme l’inscrivant davantage dans un tout. Le consentement féminin est d’autant plus délicat à obtenir qu’un certain discours masculin, fondé notamment sur l’idée que la femme accorde la primauté aux sentiments, distingue toujours celles que l’on « baise » de celles que l’on aime. Avant qu’une femme n’accepte de pratiquer l’échangisme, il existe souvent une longue période de transactions et de négociations.

 

Des motivations variées.

Dans un couple, les motifs de pratiquer l’échangisme sont divers, mais tournent souvent autours du désir de l’homme.

Pour l’homme, le culte de la performance et le besoin de réassurance sont en général invoqués. L’homme échangiste est souvent amoureux de sa femme, mais il a besoin de se réassurer dans sa virilité par le regard que porteront d’autres hommes sur sa partenaire.

 

Le risque de la jalousie.

On ne va pas en club échangiste pour sauver son couple. L’homme est souvent moins prêt qu’il ne le croit à partager, et le fait de voir sa partenaire dans les bras d’autres hommes peut susciter chez lui une forte jalousie. C’est alors le début de conflits, voire un motif de rupture, la femme reprochant ensuite à son partenaire de l’avoir entraînée dans ce jeu où elle peut trouver un nouveau compagnon et partir. L’échangisme exige de fait une maturité sexuelle et relationnelle, en particulier pour les hommes qui devront intégrer le désir de leur partenaire en tant que femme autonome.

 

Ce peut être aussi l’occasion d’avoir un rapport sexuel avec une autre femme sans craindre la réaction de sa partenaire régulière. C’est aussi, souvent, l’occasion pour lui de s’essayer à la bisexualité, une expérience en nette augmentation.

Pour la femme, il peut s’agir aussi d’un renforcement narcissique (être sollicitée, s’exhiber devant plusieurs hommes fascinés), ou d’un désir d’expériences nouvelles (jeux entre femmes, performances incluant plusieurs pénétrations), ou souvent d’une manifestation d’indépendance (pouvoir dire oui ou non à un acte sans lendemain). Nombre de femmes gardent toutefois l’espoir « naïf » de renforcer le lien conjugal en faisant plaisir à leur partenaire, au risque de susciter chez lui une jalousie inattendue (voir encadré).

Une expérience temporaire ?  Les mœurs des clubs échangistes étant assez machistes, de nombreux couples vivent quelques expériences, puis arrêtent, ou se limitent à quelques soirées dans l’année, pour fêter certains évènements, ou découvrir avec des partenaires connus de nouveaux jeux libertins. Un jour, las et déçus dans leurs attentes, ils n’en garderont que le souvenir. cela est toutefois vrai surtout pour les femmes, les hommes retournant parfois seuls dans les clubs.

 

Quelques pistes de réflexion.

De tout temps, certains hommes ont associés une sexualité conjugale (la seule autorisée à l’épouse) et une sexualité hors mariage. ce qui fait dire à certains spécialistes que les hommes auraient remplacé les prostituées ou les maîtresses par leurs femmes, qu’ils échangeraient dans un lieu adapté.

Même si l’échangisme, bien que marginal, est devenu l’une des multiples formes de sexualité pour un couple, croire que la femme s’identifiera un jour de la même manière que l’homme à une sexualité « libérée » est sans doute une énième utopie du pouvoir et des fantasmes masculins. Ce serait en effet négliger l’importance des stéréotypes sur lesquels repose le désir pour chaque sexe.

 

mercredi, 23 juillet 2008

Carnet de Correspondance amoureuse

Dans ma chambre, j’ai plein de petites boîtes. J’adore les petites boîtes. Rapport à mon besoin de croire que le foutoir de ma petite vie est rangeable... Dans ces petites boîtes, des tas, des piles, des tonnes de carnets, de cahiers, de calepins. Ils ont le même but que les petites boîtes, mais sur le plan des idées : journaux intimes, carnets à idées, à dessins, à petits trucs... J’ai la manie de la synthèse, moi qui suis incapable de retenir des détails, des dates, des numéros. Par exemple, quand je suis tombée sur ce bouquin (que je recommande chaudement aux incultes), j’ai résumé Le monde de Sophie de Jostein Gaarder, 557 pages.

 

Alors, quand je suis tombé sur ce petit carnet, dans ma librairie préférée, je me suis forcément dit qu’il me le fallait. Qu’il VOUS le fallait. Et puis, finalement, j’ai été déçue. Mais l’idée était bonne.

 

De quoi je parle ? De ça :

 

carnet corresondance j'ai u.JPGCarnet intime de correspondance pour pimenter votre couple.

De Gilles Bouley-Franchitti, illustré et annoté par Mai-Lan

Aux éditions J’ai Lu.

 

Les illustrations sont sympa, le principe plus encore, surtout pour ceux qui ont la nostalgie de leur carnet de correspondance du temps de leurs années collège... Mais il est décevant, néanmoins.

Parce qu’il est un peu fade et consensuel, et particulièrement insuffisant, aux yeux d’une Volubilis, et à ceux des volubilistes, d’un point de vue sexuel, voire plus simplement amoureux. Ce qui me paraît grave. Faisons fi des normes sentimentales !

 

Et prenons notre courage à deux mains. Le concept mérite mieux.

Alors j’ai pris mes plus beaux doigts, j’ai chaussé mes lunettes, et hop, j’ai imaginé un Carnet de Correspondance amoureuse rien que pour nous, cher lecteur.

Nous l’avons essayé avec Graindorge, et nous en sommes assez satisfaits.

 

Pour vous le présenter, voici le Mode d’Emploi, que vous retrouverez à l’intérieur, si le cœur vous en dit :

 

couverture carnet de correspondance.JPGBienvenue dans votre Carnet de Correspondance amoureuse... Vous venez de l’acquérir pour la modique somme de rien du tout, plus le prix de l’encre et du papier (ce qui défie toute concurrence), vous pouvez vous en féliciter. Il ne fait aucun doute qu’il saura se faire rapidement indispensable.

 

Sachez que tout d’abord, vous douterez. Vous trouverez ça neuneu, pour tout dire. Et puis, le temps passant, vous vous direz que telle chose y aurait bien eu sa place, que telle autre aurait dû être écrite... et ce bout de papier, que votre moitié vous a griffonné avec amour, pourquoi le jeter ? Alors qu’il aurait tout à fait sa place dans ses pages.

 

Ce Carnet de Correspondance est plus qu’un gadget qu’une fille bizarre a mis des heures, des jours à concevoir, c’est un outil fait pour le couple, par le couple.

 

Etant avant tout rien d’autre que quelques octets sous forme de traitement de texte, il est entièrement modulable et transformable. Aucuns droits d’auteurs ne pèsent sur lui, vous pouvez le diffuser ou le cacher, le retoucher, le tripoter, en faire ce que bon vous semble.

 

Ensuite, il sera un formidable objet de communication, pour tout plein de raisons : pour commencer, les mots ne suffisent jamais, ils sont imprécis, violents. Alors qu’un écrit est toujours réfléchi, voulu, pensé. Et puis... les paroles s’envolent, quand les écrits restent. Attention ! Ce Carnet n’est surtout pas fait pour tenir à jour les dossiers que vous ressortirez dans dix ans pour faire valoir je ne sais quelle mesquinerie ! Que du contraire... ici, que du bonheur, et des choses douces, même si ce Carnet vous servira aussi à vous engueuler, mais j’oserai dire, intelligemment. Pour finir, retenez que ce qui est dit, mis au clair, est périmé, on y revient plus. Ce Carnet sera peut-être la meilleure façon de ne pas piétiner, de ne pas reculer, de ne pas garder pour soi des choses qui aurait dû être dites... une de ces choses insignifiantes qui deviennent énormes quand le temps passe...

 

Alors... usez et abusez de votre Carnet de Correspondance !

...

 

Voici enfin les Règle d’or de ce Carnet :

 

Vous avez le devoir de le mettre à jour autant que possible : tout et n’importe quoi est susceptible de s’y retrouver, faites le tri, mais faites en sorte que le contenu soit riche, divers, hétéroclite, fou. Il finira par vous ressembler !

 

Il faut le consulter régulièrement pour qu’il serve vraiment. Et si votre moitié y avait ajouté quelque chose, sans que vous le sachiez ? Et si elle n’osait pas dire quelque chose, et que vous, butor, vous ne vous en étiez même pas rendu compte ? Pour pallier à ce genre de désagréments, il est demandé quasi systématiquement de mentionner la date de chaque ajout dans le Carnet... ainsi, si vous trouvez une information trop tard, vous saurez de combien de jours.

 

Du coup, il n’est absolument pas obligatoire de prévenir l’autre à la moindre mise à jour du Carnet... certaines choses peuvent rester là, en attente d’êtres lues au détour d’un feuilletage, d’autres nécessiteront d’être immédiatement mentionnées, selon vos envies, vos humeurs, la nature de la mise à jour...

 

Gardez-le donc à portée de main... mais pas à portée de tous ! Pas à portée des enfants, pas plus qu’à celle de vos meilleures copines, de belle-maman, ou du voisin. Sauf, si accord tacite entre vous.

 

Personnalisez-le autant que vous en avez l’envie, il est facilement modifiable, et pas forcément adapté à votre couple... colorer, coloriez, ajouter, des images, d’autres rubriques, d’autres colonnes aux tableaux... faites-le vôtre !

 

Ne le prenez pas trop au sérieux... l’austérité, le pragmatisme, parfois risible, de ses tableaux, des mentions obligatoires, des précisions à apporter ne sont là que pour rendre ce Carnet compréhensible et pratique. Votre couple est une chose sérieuse, beaucoup trop pour ne pas être prise avec légèreté.

 

Enfin, ne jetez pas ! La partie Archives, en fin de ce Carnet, accueillera sans broncher les feuillets remplis, les petits mots, les feuilles volantes... Songez à votre bonheur de les relire dans vingt ans...

 

Longue vie à vous ! Volubilis

 

Ca vous tente ? Téléchargez-le ! Et faites-en absolument ce que vous voulez : Carnet de correspondance amoureuse.doc

 

Attention ! Pour le lire, vous aurez besoin des polices suivantes !

Pour les installer, cliquez droit sur les liens, enregistrez-les où bon vous semble, puis dézippez le dossier dans C: > WINDOWS > FONTS. Je ne peux vous donner les Polices True Types, qui sont payantes. Donc, achetez-les, ou pas (elles sont déja installées sur Windows XP, pour les autres, j'en ai foutrement aucune idée), votre ordi les remplacera automatiquement par les polices les plus proches dont il dispose, ou modifiez les vous-même sous Word. Pour ceux qui sont sous Mac : euh.

 

Polices True Type : Mistral, Trebuchet MS, Viner Hand ITC, Vivaldi.

 

Porcelain : porcelain.zip

Chopin script : chopin_script.zip

Book Antiqua : bookantiqua.zip

Avant que... : avant_que.zip

Journal : journal.zip 

Vintage Erotique : vintage_erotique.zip

Miss : miss_brooks.zip

vendredi, 27 juin 2008

On échange !

Ce billet-ci fait suite à ce billet-là...

libertine.JPGDes heures de connections essentiellement nocturnes, une masse incalculable d’octets échangés sous forme de discussions, de photo, de cams (euh... on fait ce qu’on peut de ce côté, Saint Numéo, pensez zà nous), plus de soixante-dix contacts sur son MSN, des tchats en veux-tu en voilà, des kilomètres de restrictions (non top-model prépubères s’abstenir), une dizaine de rendez-vous avortés...

Et finalement, nous voilà devant deux pina colada. Dans notre dos, la France se fait massacrer par je ne sais qui sur du gazon labouré par un peu plus d’une demi quarantaine de crampons. Il s’est maquillé la joue bleu-blanc-rouge. Elle, blonde, bronzée, charmante. Lui, agréable à regarder. La trentaine tout deux. L’endroit n’est pas bruyant, il est assourdissant. Après quelques goulées alcoolisées (j’aurais pas dû mettre ces talons-là), nous en venons à ce qui nous amène ici. Nous apprenons avec un brin de stupeur que madame ne supporterait pas de voir son mec dans les bras d’une autre. Ils cherchent bien une femme, mais exclusivement pour elle. Bon. Nous ne sommes pas forcément contre cette idée. Ce n’est simplement pas ce que nous avions compris. Et surtout, cela fait de moi la clé de voûte de cette soirée, ce qui n’est pas forcément adapté au fait que tout cela est nouveau pour moi. J’appréhende, un brin, mais je suis pleine de bonne volonté.

 

Je l’invite à danser, mais décidément, ce genre d’ambiance, très peu pour moi. Même à l’âge où l’on est sensé aimer ça, se déhancher en discothèque, je n’aimais pas. Que ne ferait-on pas. Je me déhanche donc, tout contre elle. La touchotte, la mirotte. Sacré décolleté. Mes mains se balladent. Les hommes bavassent gentiment un peu plus loin. Nous les rejoignons, retournons danser, etc... jusqu’à une heure du matin. Je n’ai plus ni pieds ni oreilles, j’en suis à ne boire que des jus de fruit histoire d’éviter le pire. Puis nous rejoignons nos pénates respectives, en leur promettant de leur renvoyer l’invitation, cette fois devant un repas et un bon feu, Susheela Raman en discret fond sonore. Dans la voiture, je ne sais trop quoi penser. Un peu déçue. Ce n’est pas ce à quoi je m’attendais. Plus tard, nous apprendrons que tout s’est bien passé de leur côté, que davantage aurait gêné madame. Oui oui, nous nous reverrons. Pas de date fixée à ce jour.

 

Le lendemain. Lui quarante ans, aussi pâle que glabre, discret, timide. Pas dégueu à regarder. Elle ? Sainte mère ! Brésilienne, trente-six ans. Un français hilarant, un débit rapide, une langue bien pendue. D’épaisses tranches de foie gras-lamelles de pommes-confiture de figue, saumon en papillote. Déjà là, les papilles se régalent. On cause, beaucoup, de tout, de rien, mais surtout de sexe. Agréable. Honneur aux dames, cette fois, on est deux, mes maigres épaules se reposent. Je lui propose un massage.

 

J’ai des mains magiques. Elles chauffent, chauffent ! Délicates, elles parcourent son corps croustillant, pulpeux. Je fais glisser sa robe. Son dos, plein, cambré, vallonné. Doux ! Le petitgrain bigarade nous monte à la tête, une délicieuse odeur de fleur d’oranger. Sa robe glisse encore. Une chute de rein niagaresque. Un cul phénoménal. Les hommes nous regardent prendre ce temps de tendresse. L’huile glisse doucement entre mes mains et sa peau. Je passe sous la ficelle de son string, lui palpe la chair, qu’elle a voluptueuse. J’enlève sa robe.

 

Les hommes nous rejoignent.

 

S’ensuit, crescendo, un enchevêtrement de langues, de jambes, de mains, de cheveux (longs, bouclés, charbons, divins), de peaux moites, de queues, de chattes.

 

Deux nouveaux corps.

 

La position allongée lui sied particulièrement. Ses seins s’étalent harmonieusement, son ventre se creuse un peu. Ses hanches... Pas des hanches, des poignés à levrette.

 

Il a un torse d’adolescent... Il me prend dans ses bras, je colle mon ventre et mon pubis contre son ventre, son nez entre mes seins. J’empoigne ses cheveux. A côté de nous, Graindorge lui assène un cunni qui a l’air de lui plaire. Elle gémit, fort. Je pensais être bruyante. Tout en discrétion la Volu, tandis qu’il m’embrasse et me lèche minutieusement. Je finis de le déshabiller. Je l’observe. Je n’ai pas eu assez d’amants dans ma vie, si vous voulez mon avis (je ne vous ai jamais fait le compte ?). Une verge longue (relativement à ce que j’ai connu jusqu’ici), mais fine (toujours relativement). Des bourses molles (l’âge ?). Peu importe, je suis là pour essayer. Je goûte, en deçà du gland. Parfaitement neutre sous ma langue, mais pas sans réaction de l’autre côté de ma bouche. Lui aussi, il coule. Je me redresse, et tandis qu’il s’applique à de savantes caresses, je me tourne vers notre charmante invitée. Elle aussi, je la goûte. Elle a un petit goût de citron, le clitoris tout en chair, les tétons foncés et fermes. Ses courbes sont douces, dans l’œil et sous la main.

 

Ca s’agite à côté de nous. Je me dis que c’est le moment de sortir les costumes de rigueur. Le nom de mon tailleur ? Durex, ultra-fin. Petite récréation, l’enveloppe semble être faite pour faire galérer les amants enfiévrés, point d’encoche pour aider à déchirer l’habillage super-sécurité. La brésilienne habille mon bonhomme du bout des lèvres. Faudra que j’apprenne à le faire ça ! Je me contente pitoyablement d’utiliser mes mains.

 

Deux secondes plus tard, ça gémit aux quatre coins du canapé préalablement déployé. Je ne sais plus exactement l’ordre des péripéties, étant donné la variété des points de vue que j’ai eu sur la situation : moi perchée sur lui, elle allongée jambes derrière les oreilles, lui la tête entre mes cuisses, les siennes, derrière, devant, par en dessous, les yeux fermés.

 

Quelques détails toutefois : c’est bon de sortir de l’ordinaire (à condition que cela ne devienne pas ordinaire à son tour). Il ne fait pas les mêmes mouvements quand il me baise, ces coups de queue sont plus profonds, plus violents, et entre deux, plus reposants. Il ne caresse pas de la même façon non plus, et il embrasse plus.  Nos yeux sont ravagés par l’effort, le désir, ils luisent. Les boucles de ses longs cheveux effleurent mon ventre. Il se sert de sa langue comme d’une bite. Je sens sa sueur brûlante perlée sur mon dos. Elle crie, soupir, bruite avec insistance. J’adore le voir la prendre, glissé entre ses cuisses dorées, qui le serrent, ses mains qui l’agrippent. Un moment, nous avons toutes les deux la tête à la renverse, dans le vide, et nos deux hommes nous besognent avec application. Je la vois essayer alternativement toutes les positions possibles : le crapaud-buffle inversé, l’amazone, la levrette... J’aurais vent également du confort que procure la largeur de son cul. Une initiée, ça fait plaisir. Elle est particulièrement active, quand moi, j'aime fairre l'étoile, regarder, savourer, permettre. J'alterne tout de même, les tours de manivelles, les mises en bouche et les engouffrement dans mon antre qui n’a jamais été aussi large et ruisselant de toute son existence (et pourtant, jusque là, je me suis appliquée à bien faire). Les capotes s’entassent au pied du lit (mais une mention spéciale à la brésilienne). Peu de temps avant la fin des hostilités, j’entends sortir de la bouche de Graindorge : « Euh, si tu continue, je vais jouir ». Ce qui peut paraître saugrenu. En fait, madame suce sans capote (là par contre, ça me chiffonne, pour elle), et monsieur tient pour la première des politesse de ne pas jouir sans prévenir dans la bouche d’une quasi inconnue. C’est vraiment un homme bien mon bonhomme.

 

Mais voilà.

 

Je suis toujours fonctionnaire, et je suis d’accord avec vous, il faudrait pouvoir faire abstraction de ce genre de choses, dans ce genre de situation. Mais je dors trop peu depuis trop longtemps, cette cavalcade m’a épuisée, et comme un homme, après avoir joui, je veux dormir. J’ai joui sous sa langue, parce qu’il avait la fâcheuse tendance à débander (l’âge ? la volonté de faire durer ? Question qui fâche). Les autres se calment également. Pendant une heure, nous nous caressons mutuellement, papotant de nouveau. Il est quatre heures du matin. Dans deux heures, je me lève. Alors, je vais me coucher. Je sais que mon chéri aurait bien remis le couvert. C'est vrai, cel nous uarait permis de faire tout ce qu'on a pas encore fait : des doubles, des orgasmes à la chaînes, et puis, un petit retour aux sources, où chacun retrouverait sa chacune. Personne d’autre que moi n’a eu l’opportunité de s’éclater le crâne à coup d’orgasme. Il ne me viendrait pas à l’esprit de m’en excuser, d’ailleurs, je lui permets bien entendu de rester faire la fête. Il préfère me rejoindre. Nos invités s’alitent également, à même la cyprine et la sueur que nous venons de répandre sur le canapé.

 

A charge de revanche.

 

Je viens de réveiller, s’il en était besoin, ma libido pour de nombreux mois à venir.

vendredi, 13 juin 2008

Antimanuel d'éducation sexuelle

Dérangeante Marcela Iacub... en voila une qui n'a pas oublié de réfléchir !

Cet ouvrge est à mettre entre toutes les mains ! Ceux qui connaissent l'auteuse y trouveront ses théories, toutes bien rangées, dans ce livre coloré, illustré et éminemment recommandable.

Vous y trouverez, entre autre : des textes choisis sur toutes les facettes du sexe, Brigitte Lahaie en infirmière, un texte qui devrait suffisamment vous retourner les tripes pour vous inciter à enfiler la capote en toutes occasions ou presque, un réquisitoire contre notre législation concernant les crimes sexuels, une défense du mariage homosexuel et de la prostitution, un nouveau regard (attention, brûlant), sur le viol, une tentative de définition de ce qui est sexuel et de ce qui ne l'est pas... et cet extrait, qui remet à leur place ceux qui pensent que nous vivons dans une société transformée par la "révolution sexuelle" (mais si, celle de Mai-de-je-ne-sais-plus-quelle-année), une société, donc, qui protège la pluralité sexuelle et nos droits dans ce domaine...

antimanuel d'education sexuelle.JPGANTIMANUEL D'EDUCATION SEXUELLE

De Marcela Iacub et Patrice Maniglier, éditions Bréal. 

AVONS-NOUS DES DROITS SEXUELS ?

Supposez que votre compagne ou compagnon, avec qui vous vivez sans vous être mariés (vous êtes « modernes ») apprenne que vous avez commencez une aventure avec une autre personne, que, jusqu’à présent, vous n’avez pas été plus loin qu’un tendre flirt, mais que ce soir-là, précisément, vous avez prévu de vous rencontrer et de vous abandonner l’un à l’autre. Imaginez qu’éperdu de jalousie il entre dans la chambre de vos péchés, qu’il s’interpose entre votre amant et vous et qu’il vous empêche de vous livrer aux ébats sexuels dont vous rêviez au cours de longues semaines d’attente. Auriez-vous le droit de le traîner devant les tribunaux pour crime sexuel ?

La réponse est clairement : non, inutile d’essayer. Vous pourrez éventuellement le poursuivre pour violences, s’il a serré un peu trop fort, mais jamais pour crime sexuel, ce qui lui évitera de risquer plusieurs années de pison.

[...]

Cette dissymétrie entre la protection de votre droit à dire non et celle de votre droit à dire oui, signifie que, malgré toutes les « libertés » que vous a donné la « révolution des mœurs », vous n’avez pas en vérité de droit sexuel. Ou, si vous préférez, que la liberté sexuelle ne fait pas partie des choses que l’Etat vous reconnaît.

On dit que l’on jouit de la liberté d’expression, non pas seulement lorsque l’on le droit de se taire (droit négatif), mais aussi lorsque l’on a celui de parler en public ou de publier ce que l’on souhaite (droit positif). [...] On dit qu’on a un droit de propriété sur quelque chose comme une habitation, non seulement lorsque l’on peut exclure les intrus qui seraient venus sans notre autorisation, mais aussi lorsqu’il est interdit à quiconque de nous empêcher d’y entrer ou de la vendre ou de a louer à qui on le désire. Imaginez que le droit de propriété ne soit protégé que par la législation qui réprime les voleurs... C’est pourtant ainsi qu’en France on protège la liberté sexuelle.

[...]

Les Pays-Bas, au contraire, ont montré qu’ils considèrent, eux, que la sexualité est une nécessité humaine aussi importante que la santé : ils ont mis en place un système de prostitution à domicile financé par la collectivité, qui permet à des handicapés et à des malades d’avoir une activité sexuelle malgré leurs infirmités. La sexualité est ainsi pour eux presque un droit social. Dans la France d’aujourd’hui, cette idée semble presque obscène, la prostitution même lorsqu’elle est entièrement volontaire. Par ailleurs, les Pays-Bas ont baissé l’âge de la majorité sexuelle à douze ans, et les mineurs de seize ans peuvent discuter avec un juge de la pertinence pour eux d’entretenir des relations sexuelles lorsque les parents s’y opposent

La seule exception que la France tolère à son refus des droits sexuels, c’est la subsistance du devoir conjugal. En effet, même si on ne peut en obtenir l’exécution par la force depuis les deux arrêts de la Cour de cassation de 1990 et 1992, il a été dit à cette occasion, qu’il existe enre époux une « présomption de consentement jusqu’à preuve contraire ». Cela veut dire, en substance, qu’aucun des deux - mari ou femme – ne sera accusé de viol si jamais il pénètre l’autre pendant qu’il dort ou qu’il est ivre. Telnt exactement les privilèges du mariage.

vendredi, 30 mai 2008

Inculqué

278282231.JPGAvril 2008 : la justice française annule un mariage pour le motif que la mariée n'était pas vierge, ce qui correspond à une tromperie de sa part, estime-t-elle...

De une : euh, j'ai pas bien entendu... en France ??

De deuze : je propose qu'on la lapide, en sus. 

De troize : le marié a découvert le pot aux roses le soir des noces : comment s'y est-il pris exactement ??

Ce soir, sujet du JT sur la 2 : la reconstruction chirurgicale de l'hymen. Une jeune maghrébine y fait part de ses motivations : "c'est inculqué en moi", elle DOIT avoir un hymen intact pour pouvoir se marier.

De une : si c'était vraiment inculqué en elle, comme elle dit, elle n'aurait pas couché avant le mariage.

De deuze : tout ça n'est visiblement pas une histoire de virginité, donc, mais bien d'hymen.

De troize : et la tromperie, elle est comment là ?

Je suis morte de rire, de honte, et d'indignation.

samedi, 03 mai 2008

SevenCam...

1459047595.JPG

Souriez, vous êtes filmés ! 

Les exhibitions de Volu, vous connaissiez... sous forme de textes, d'images (à peine retouchées, hum..). Mais là, la Volu, elle a trouvé mieux...

Ca s'appelle SevenCam, un site d'exhibition bien sympa, qui fête tout juste son mois d'existence... Je vous le recommande chaudement (trés trés chaudement...).

Le site fonctionne comme ça : un tchat, et des webcams... les hostilités débutent vers 20h30. La version gratuite vous permet d'en visionner une, pendant une heure, chaque jour. Pour dix euros de plus (pour 15 jours, 15 euros pour un mois, 30 euros pour 90 jours), c'est cams à volonté, la possibilité de créer des salles de discussions, d'envoyer des messages privés, de participer aux concours... le paiement se fait par allopass.

ATTENTION : le site n'est pas accessible sous Mac...

Pourquoi je vous en parle ?

Ben parce que plus on est de fous, plus on rigole !

Et parce qu'hier soir, je me suis drôlement bien amusée. Je savais que j'étais exhib, mais là, ça se confirme...

Parce que créer un site de cam payant, avec show trois fois par semaine à heure fixe, c'est pas mon truc.

Parce que ça fait longtemps que je cherche à divulguer les images - en mouvements s'entend - de mes ébats, mais que ma connection, jusque là, faisait la sourde oreille, quelle que soit la façon de m'y prendre. MSN : ça buggue de trop, déconnection à tout bout de champs, pour une image par minute... Par mail beaucoup, beaucoup trop long... Or, et j'aimerais savoir par quel miracle, là, ça marche. La cam tourne, on peut même en visionner d'autres... bon, bien sûr, on a été éjectés plus d'une fois, mais finalement, pas tant que ça, hum...

Et parce que je crois qu'il y en a certains parmi vous (triez-vous vous-mêmes, hein, zêtes grands), à qui la chose ne déplairait pas...

Ca vous tente ? Alors allez-y, essayez, faites un tour... mais veillez à respectez ces quelques règles :

Bien sûr, vous pouvez jouer les voyeurs, sans piper mot, mais pour l'ambiance, c'est quand même mieux de participer que de jouer les sous-marins... et puis ça encourage ceux qui se montrent... alors, n'hésitez pas à exprimer sur le tchat votre contentement, vos attentes, vos désirs... Mieux : montrez-vous vous aussi ! Pas nécessairement pour faire le show, mais pour assurer un brin de réciprocité...

Veillez à rester corrects. Là-bas, le but du jeux est bien de s'émoustiller, mais pas de s'insulter, de s'humilier... si vous ne respectez pas cela, vous serez viré avec pertes et fraces, pour quelques heures, ou définitivement. Si toutefois l'objet de votre discours aime à se faire traiter de salope (c'est parfois approprié, voire bienvenue, moi-même, dans le feu de l'action, ça ne me déplait pas...), les Messages Privés sont là pour ça.

Si vous ne vous sentez pas capable de voir votre Volu prise par son légitime Poilu, n'y allez pas !

Voila... comme je ne sais pas à quel fréquence nous fréquenterons ce site et qu'on ne compte pas en faire une contrainte, je propose de vous avertir dans ces pages, colonne de droite, bloc "SevenCam", dans le tchat crée à cet effet, le jour-même probablement, de mon éventuel passage... une raison de plus de visiter ce blog ! Pour info, notre pseudo est Voluetrebis.

Bien entendu, cela représente un pas de plus dans ma sexualité virtuelle, déja bien fournie... respectez ça, si ça vous gêne, gardez-le pour vous !

A bon entendeur, ou à bientôt...

mardi, 29 avril 2008

La Pie et le Lapin

1046299938.JPGLaissons de côté, pour aujourd'hui, les histoires de fesses et d'utérus de La volu, je souhaite partager avec vous un texte, une Fable, de mon Poilu... Il a une jolie plume, le bougre, et peut-être l'avez-vous déja lue, puisque ce texte a péri dans le naufrage informatique d'il y a quelques mois de ce blog. Pour le plaisir, je le remets.

Les hommes, vous avez le don pour vous attirer des ennuis avec les filles (inutile de suivre mon regard, ils se reconnaitront)... a-t-on déja vu un homme se plaindre de harcèlement sexuel de la part d'une femme ? Ben non, c'est comme le viol d'un homme par une femme (adultes, s'entend), ce serait trop beau pour être vrai, hein ? Ben, ce texte, qu'il destinait à une belle qui l'avait envoyé sur les roses, lui a valu quelques désagréments... On salut sa plume, ainsi que l'étroitesse (et pas que) d'esprit de la destinataire.

La Pie et le Lapin

Par un beau matin

De … de je ne sais plus quel mois,

Un jeune et romantique Lapin

Promenait en sous-bois

Ses larmes et son chagrin.

Son regard embué

Se perdait dans le ciel laiteux,

Lui aussi attristé

De ce jour brumeux.

Il aperçut sur une branche

Une jolie Pie  noire et blanche

Aux reflets bleus ;

Il n’en cru pas ses yeux

Qui pour une fois

S’arrêtèrent de pleurer.

Pris d’effroi,

Devant tant de grâce, de sensualité,

Il resta d’abord tétanisé.

Faisan fi de sa timidité,

Il se décida à lui parler :

Mademoiselle la Pie , je …

Madame ! interrompit la Pie

-mariée depuis quatre mois à peine-

D’une voix sèche, fière et hautaine.

Le petit Lapin, coupé dans son Elan,

Dût prendre le Taureau par les cornes

Et dit, d’une voix énorme :

Madame ! puisque vous y tenez tant,

Je ne peux m’empêcher de vous trouver jolie

Et sans que votre innocence ne soit salie,

Je veux vous faire une déclaration d’amour,

Qui sera, je l’espère, à la hauteur de vos atours.

Petit sot,

Lui répondit l’oiseau,

Qui regardait la petite feuille de vigne

Qui cachait le sexe du Lapin,

Tu n’es pas digne,

Doté d’un si petit engin,

De me faire la cour,

Ou de rêver me faire l’amour.

Eh puis, je suis mariée,

Avec un mâle,

Qui d’un coup de sa grande épée,

Déclenche en moi mille Râles.

Le petit Lapin s’enfuit,

Au bord d’un précipice, s’installa,

Et contemplant l’abysse,

Qui s’ouvrait devant lui,

Réfléchit à quel artifice

Il utilisera

Pour arriver à ses fins.

Il se mit en chemin

Pour aller voir un voisin

Qui, prof de musculation,

Pourrait trouver une solution

A sa faiblesse pelvienne.

Avec la hargne d’une Teigne,

Il fit mille efforts

Pour rendre son sexe gros et fort.

Un mois après, il retourna voir la Pie ,

Et repris sa litanie.

La Pie phallocrate,

Lorgnant sur le nouveau cache-sexe, géant,

Qui cachait même les pattes

De son prétendant,

Faisait des yeux de Merlan frit,

Songeant aux promesses de plaisir

Que laissait augurer l’engin caché,

Commença même à gémir,

A l’idée de se faire baiser,

Par son surprenant nouvel ami.

-cette Pie n’avait pas dû lire,

L’histoire de la grenouille, qui voulait se faire aussi grosse que le Bœuf,

Et qui avait fini par périr,

Sous les yeux dudit Bœuf-

Mais devant tant de grosseur,

Nos deux amis durent prendre quelques précautions,

En effet, quel malheur !

Dans le bec, ça ne rentrait pas,

Et dans la Chatte , non plus, ma foi.

Le Lapin trouva la solution :

Un gros rouleau de scotch,

Pour entourer l’oiseau,

Une bouteille de Scotch,

Pour anesthésier l’oiseau.

L’affaire commenca.

La Pie gémissait,

Trop enserrée qu’elle était,

Pour crier sa douleur,

Et le lapin s’activait,

Abandonné à son bonheur,

Sans remarquer l’horreur

De la scène qui se jouait.

A la fin de l’ébat,

La Pie s’écroula,

Morte, et rouge de sang.

Le Lapin remballa

Son rostre sanglant,

Et s’en alla,

Méditer sur cet évènement.

 

Moralité : les jeunes filles ont souvent

Les yeux trop grands, plus grands

Que la bouche et le ventre,

Et de l’orgueil

Se faisant le chantre,

Rencontrent bien des écueils.

 

S. de La Fontaine